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Les propos repris ci-dessous n'engagent que leurs
auteurs et ne peuvent en rien être
considérés comme des avis professionnels.
Définitions du STRESS
Synthèse
de Bernard (dernière mise
à jour :
11/02/2009).
Définitions
du Stress :
Le
stress est défini comme syndrome
général d'adaptation
(SGA) : s'adapter
pour garder l'équilibre.
Il
ne faut pas confondre la source du
stress et le stress lui-même. En effet, le stress se
définit comme la réaction
interne que nous mettons en place pour lutter contre les agressions
physiques
ou psychologiques. Il s'agit d'un mécanisme de
défense naturel pour nous
protéger et pour maintenir notre bon équilibre.
En ce sens, le stress est donc
avant tout positif.
Le
stress est donc un ensemble de réactions physiologiques et
naturelles de
l’organisme face à des stimulations, situations
nouvelles difficiles,
agressions extérieures ou chocs affectifs.
Physiologiquement,
le stress se manifeste par l'activation du système
nerveux dit sympathique et par la libération des deux
hormones du stress,
l'adrénaline et le cortisol.
Les phases
de la réaction d'adaptation sont l'alarme,
l'endurance et
l'épuisement (H. Selye).
En effet,
l'état d’urgence
(réflexes fuir ou combattre) est nécessaire
à la survie mais n'est pas fait
pour durer.
En
biologie, on
parle d’« agression s’exerçant
sur
l’organisme et la réaction de
l’organisme aux agressions ».
En psychologie, le stress qualifie les « multiples
difficultés auxquelles
l’individu a du mal à faire face et les moyens
dont il dispose pour gérer ses
problèmes », tout événement
pouvant être potentiellement stressant.
Le stress ne serait donc dû qu'à des
émotions plus ou moins bien
contrôlées...
On
pourrait donc considérer qu’il
existe deux sortes de stress : le bon et le mauvais.
Bon et mauvais stress :
- Bon stress = stimulation (sources
positives, activités voulues ou
contrôlées) :
L’organisme, après une première
réaction
d’alarme qui fait augmenter la
sécrétion d’adrénaline,
parvient à
s’adapter, à gérer
l'adversité, la situation
inattendue. La
réaction
d’alarme est indispensable à la survie, car elle
prépare le corps au combat ou
à la fuite face au danger.
Le bon stress peut donc se révéler un facteur
bénéfique qui va stimuler
l’énergie (quand le stress est
contrôlable et qu'il permet une
mobilisation des forces physiques
et mentales).
- Mauvais
stress = stress anxiogène,
vécu comme une agression
(événements subis, manque de contrôle).
Ce stress peut être aigu (événement
brutal, intense et imprévu, demandant une solution rapide) ou durable
(situation épuisante, répétée et chronique).
Quoi qu'il en soit, les effets nuisibles du stress se manifestent par exemple,
. lorsque le sujet subit une situation comportant de la pression
(psychique),
qu'il ne peut plus ni combattre ni fuir (soumission,
inhibition) : subir est le pire des agents stresseurs !
. pendant une période prolongée (autrement, il ne
s'agira que de tension
passagère) ;
. lorsque la façon de réagir à cette
situation est inadéquate (manque de
contrôle sur le processus opérationnel :
la détresse se produit quand les
demandes qui nous sont imposées excèdent notre
capacité à faire face, quand le
stress est perçu comme dépassant la
possibilité individuelle d’y faire face),
d'où sentiment d'impuissance.
Stress et action :
Nous l'avons vu, le stress, c'est l'ensemble des réactions de
l'organisme (positives ou négatives) à une demande d'adaptation.
Si le niveau
de tension est adapté à la situation, à l’action, alors le stress est bénéfique.
Si
au contraire, il n’est pas adapté, disproportionné, il y aura encore plus de
tensions et donc des conséquences physiologiques et psychologiques.
D’un
côté l’angoisse se dilue dans l’action...
d’un autre côté l’excès
d’anxiété
peut nous paralyser dans l’action.
Plus banalement, un stress qui ne s’ "évacue" ni par l’action ni par exercice
physique, finit par devenir toxique et usant pour les nerfs (ex : rester
longuement assis immobile devant son écran d’ordinateur (1)).
Notez
que
le fait d’être averti d’un danger et de ne pas
pouvoir agir sur lui est encore
pire que le fait de ne pas pouvoir agir sans être averti (cf.
H. Laborit). La prévisibilité est donc un
modérateur de stress... tant qu'on a les moyens d'agir, tant que l’organisme se
sent en mesure de contrôler l’agent stresseur.
Stress et adaptation :
Ce que l’on nomme stress
est alors ce que
l’on ressent lorsque les
demandes imposées par notre environnement
excèdent
nos capacités d’adaptation et de
réponse. Autrement dit, trop d'exigences pour des moyens
insuffisants (ne pas confondre exigences avec ambitions et
objectifs...).
Il y a donc stress lorsque
nos
capacités d’adaptation sont
dépassées (la
situation débordant nos ressources),
et lorsque le stress
persiste, notre corps
s’épuise et notre système immunitaire
s'affaiblit.
Cette situation peut donc mettre en danger notre bien-être
général, en altérant
notre santé et notre moral.
En effet notre organisme, dépassé, ne
s’adapte plus et sa sécrétion de
cortisol
augmente exagérément. Un
dérèglement s’installe au niveau du
métabolisme des
sucres et des lipides (1).
Quand il est trop important, répétitif ou
chronique, le mauvais stress est donc
particulièrement nuisible physiologiquement et
psychologiquement.
Or
le sentiment d'impuissance, les émotions rentrées, la
colère rentrée, la frustration, l'amertume et
l’hostilité
(l'hostilité qui ne se défoule pas physiquement)
autorisent/ favorisent le développement de
nombreuses maladies.
Le stress est vital, mais son excès nous tue.
En particulier, un mauvais stress persistant provoque anxiété chronique et dépression.
En effet, comme l'écrit DSS, « la
progression du stress
accumulé
entraîne une anxiété qui
touche plus à la clinique et regroupe plusieurs
pathologies ».
Une des plus
courantes est l’anxiété
généralisée. C’est
l’inquiétude
constante et la crainte
du lendemain, avec de nombreuses manifestations physiques, qui
peuvent
aboutir à des crises
de décompensation ou crises
d'angoisse : des attaques
d’anxiété, de panique. Celles-ci se
manifestent
soudainement, alors que tout va bien. ...
La dépression est
souvent la dernière étape
: une
accumulation de stress et d’anxiété
entraînant un découragement, au niveau
physiologique (« burn
out »
= état
d'épuisement physique ou
mental lié au travail)
(2).
Autrement
dit :
Les
réflexes
de base de survie mettent l’organisme animal en
état d’urgence ( fuite, combat
ou immobilisation/ torpeur).
Seulement
cet état d’urgence n’est pas
prévu pour durer. Il constitue une parade normale
mais momentanée face au danger.
Malheureusement, chez
l’homme il arrive fréquemment
que cet état d’urgence, au lieu de se dissiper
après disparition du danger,
persiste en envahissant toute notre vie, devenant ainsi un
comportement pathologique
(trop grande
préemption de l’émotionnel sur le
mental,
perte de contrôle sur soi : au lieu de
s’adapter, on réagit ; au lieu
de choisir, on fonctionne surtout en "mode automatique").
Les
émotions réprimées et incomprises vont
se transformer :
- la peur
en anxiété
- la colère
en agressivité
- l’abattement
en dépression.
Comment
faire face et/ou s’en sortir ?
Les
défenses, souvent inconscientes, sont
parfois adaptées (ex. l’humour )
mais souvent elles ne le sont pas (ex. le déni ).
De plus,
lorsqu’on fonctionne trop longtemps en
mode automatique (stress prolongé), on perd
l’habitude d’adapter nos stratégies
à la nouveauté.
Heureusement, il est
possible d’apprendre consciemment
à mieux gérer les situations stressantes, par des
stratégies plus adaptées
consistant à évaluer les capacités
à faire face
(« coping » = façon
dont un individu perçoit et agit dans une situation
donnée = stratégie de contrôle, gestion du stress).
Le but
étant de passer du mode
mental automatique
(cerveau primitif), vers un mode mental adaptatif (cortex
préfrontal) :
-
« coping » centré sur la cause, sur le problème qui provoque la
détresse : ex. affronter, fuir ou rechercher
informations et soutien,
voire même rester passif (mais consciemment)
et éviter le
problème, ou apprendre à s'affirmer et
à
positiver, etc... ;
ce qui suppose recul, ouverture, discernement et souplesse d'esprit ;
ce qui nécessite prise de conscience, remise en question et
adaptation aux changements...
-
« coping » centré sur les symptômes, sur
l’émotion :
réguler les émotions de détresse, ex.
exprimer ses émotions, respirer => prendre
de la distance, rester positif, etc...
Or
il est souvent plus
aisé de rester mentalement conscient face au
problème
(faire des choix) si l'on a au préalable appris
à
s'équilibrer nerveusement, à
gérer ses
émotions (préparation
corporelle et émotionnelle, exercice physique, respiration...).
En effet, comme l'a constaté DSS, il est généralement plus efficace de passer par le corps
(relaxation, respiration, cohérence cardiaque, sport, nutrition, etc.) pour moduler le
fonctionnement limbique (et le fonctionnement cognitif par la suite)
que d'utiliser directement le "cerveau cognitif". Même si le cerveau cognitif peut
avoir un effet sur le cerveau limbique, cet effet ne semble pas aussi
significatif et durable.
C'est donc au niveau du corps et des émotions, que
l'ensemble des méthodes
préconisées par DSS dans Guérir
aidera à faire face et à mieux
gérer le stress.
Travailler d'abord
sur son corps
aidera à reprendre le contrôle du mental sur ses
émotions,
en particulier
- en pratiquant régulièrement un
exercice physique ;
- en apprenant à se relaxer, à se
détacher, donc à relativiser et positiver
(pratiquer la
respiration-concentration ou respiration consciente => distance,
cohérence
cardiaque, équilibre émotionnel, souplesse,
adaptation) ;
- en améliorant son sommeil (respect des biorythmes) ;
- ou en riant !...
S’autoriser ensuite (ou en même temps), une attitude de « lâcher prise » :
- éviter de toujours prendre sur soi => mieux se
connaitre (accepter ses défauts, connaitre ses limites) =>
- ne se fixer que des objectifs atteignables (identifier
ses besoins réels, définir ses priorités) => sentiment d'accomplissement ;
- pour cela, s'autoriser à accepter les petits
bonheurs que la vie nous offre afin de nous donner des forces , la force de
poursuivre nos efforts (s’autoriser à retrouver l’enfant qui est en soi ) ...
- donc moins de rigidité usante et limitante, moins de perfectionnisme ;
- s’interroger sur les relations que l’on entretient
avec son entourage ;
- se montrer sélectif pour ne pas voir son espace vital envahi par des
comportements négatifs…
- mais en même temps, apprendre à mieux s'affirmer, à
être plus assertif
(CNV => réduction des conflits... et du stress !) ;
- et accueillir les autres tels qu’ils sont, sans
projeter comment ils devraient être en fonction de notre vision du monde, etc...
Notez que si
un meilleur équilibre émotionnel est
essentiel à la gestion du stress, une meilleure gestion du
stress apporte une
meilleure confiance en soi.
En retour, une bonne confiance en soi aide à mieux percevoir
un stress et à
mieux le gérer.
Voir
aussi dans ces archives en notre
rubrique « Résilience », les
définitions de la résilience
(résistance psychologique aux
stress) et de
l' homéostasie
(maintien de
l'équilibre physiologique).
(1) Dangers
de la sédentarité : Notez que
si vous restez trop longtemps immobile devant votre ordinateur,
concentré
intellectuellement et tendu physiquement sur la frappe au clavier, cela
risque de vous provoquer :
- le
déclenchement de la réaction
« combat / fuite »
(décharge d'adrénaline),
- un sentiment
d'impuissance motrice.
La combinaison de ces deux effets peut
entraîner,
si vous ne vous interrompez pas de temps en temps pour faire un peu
d’exercice,
une sensation d'angoisse (peur sans objet apparent).
(2) Tandis que le
déprimé aura tendance
à
ruminer sur
le passé,
que l'anxieux angoisse sur l' avenir,
le stressé ne vit même plus au présent,
mais dans l'instant...
Là
où un stressé dit : « il
faut que j'y arrive »,
un anxieux répond : « j'ai peur de ne pas y
arriver »,
un déprimé ajoute : « je n'y arriverai
jamais ».
Cas
particulier des états de stress post-traumatiques
(ESPT) :
Notre cerveau possède un système naturel de
guérison et de retraitement qui lui
permet de "digérer" les expériences difficiles et
gérer les
situations conflictuelles.
Mais
après un traumatisme (accident, viol, attentat, deuil,
humiliations), ce processus
peut s'enrayer et générer un état de
stress post-traumatique (ESPT).
Quand
un événement déborde notre
capacité à faire face, notre psychisme s'enraie.
Nos
mécanismes d'adaptation biologique et psychologique sont
perturbés et ne
parviennent pas à intégrer
l'expérience. Des bribes de sensation, des
émotions
sont dissociées et sont refoulées dans le cerveau
émotionnel, loin du cerveau
rationnel (siège du langage et du raisonnement).
Le
trauma revient en mémoire, sous la forme d'intenses
réactions émotionnelles
(peurs, cauchemars, flash-back, douleurs physiques). Tout
processus d'adaptation est rendu impossible.
La souffrance, toujours prête à surgir, est
"emprisonnée" dans notre cerveau émotionnel, hors
d'atteinte de
l'intellect.
Dans
ce cas, une thérapie EMDR permet, grâce
à la stimulation bilatérale des
deux hémisphères du cerveau, de
réorganiser les mémoires dysfonctionnelles et
d'assimiler le traumatisme refoulé.
Rappels de
l'Admin (d'après présentations de DSS) :
Cohérence
cardiaque = contrôle
du stress, souplesse,
adaptation fluide =
équilibre du système nerveux =
équilibre sympathique (accélérateur) /
para-sympathique (frein) .
Impact
de la cohérence cardiaque,
- sur l’équilibre immunitaire :
. après 5 mn de cohérence,
l’immunité augmente,
. 8 heures
après une grosse
colère, l’immunité diminue encore.
-
sur l’équilibre hormonal :
après un mois de pratique ( qq mn /jour ) =>
. taux de DHEA augmente,
. taux de cortisol diminue.
Pratique : respiration-
concentration, dans
la tradition du yoga, par exemple.
Voir
aussi notre revue de presse :
La
Vie - janvier 2005 "Stress -
le boom des
nouvelles thérapies"
Conseils anti
Peurs, Stress, Déprime- 2004-2005 Dossier anti
Stress, Peurs, Déprime
Le
Rire: QdM , Le Monde ,
Le Parisien – Mars 2005 Le Rire ,
bon pour le Cœur
Amour et
santé: L'Express - août 2004 "Amour
bon pour la santé"
Nos archives forum 2003 - 2004 :
Messages forum : Gestion du STRESS
Messages forum : RESPIRATION , posture et massages
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