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AVERTISSEMENT:
Les
propos repris ci-dessous n'engagent que leurs auteurs et ne peuvent en
rien être considérés comme des avis
professionnels.
Posted - 07 January 2006 : 17:18:47
1) Réponses de Jacques Roques à nos questions sur l’EMDR (2006).
2) Mise en garde de Jacques Roques (2004)
3) Avertissements rédigés pour le site d'EMDR
France (2004)
4) Sortie du dernier livre de Jacques Roques (2007)
5) Compte-Rendu interview
Radio de J. Roques sur l'EMDR (2004).
1) Réponses de Jacques Roques à nos questions sur l’EMDR (2006).
Jacques Roques est vice-président de l’EMDR-France et auteur des livres :
« EMDR une révolution thérapeutique », et
« Guérir avec l'EMDR : Traitement, théorie, témoignages »
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Bonjour
Vous me posez plusieurs questions qui, si on les
examine de près, n’ont pas toutes trait qu’à la seule thérapie EMDR.
Je m’explique.
Ce qui est propre à la thérapie EMDR dans le
cadre des ESPT (Etats de Stress Post Traumatique) :
Généralement le nombre de séances est réduit.
Une ou deux séances de prise de contact,
(quelquefois le traitement se fait en une seule séance. Ça m’est arrivé encore
récemment mais c’est quand même rare) une ou plusieurs séances de traitement de
désensibilisation proprement dit (5, 6 maximum soit dit pour fixer les idées.
Le plus souvent une ou deux suffisent largement quand le travail est bien ciblé
et le protocole correctement appliqué). Il n’est pas anormal qu’après une
première séance les patients se sentent très fatigué. Des personnes dorment des
fois plus de 24h00 de rang. Mais ce n’est pas une généralité.
Dans mon livre "EMDR - Une révolution
thérapeutique - La méridienne - Desclée De Brouwer - 2004" je rappelle,
avec Francine Shapiro, l’importance qu’il faut accorder à l’après-séance. En
effet des patients peuvent ne pas avoir terminé le travail de désensibilisation
en une seule séance et ressentent de l’angoisse.
Au cours de la formation les praticiens sont
sensibilisés à cette après-séance et on leur apprend par exemple la technique
du Lieu Sûr pour aider les gens.
Dans les séminaires de perfectionnement que je donne
j’en enseigne beaucoup d’autres qui permettent de pallier des surgissements
d’angoisse occasionnels. Je conseille également aux thérapeutes de donner aux
patients un numéro de téléphone afin de pouvoir être joint rapidement si besoin
est. C’est très rassurant pour les gens.
Suivant la nature du travail, je ne commence une
première séance de désensibilisation que de manière à pouvoir avoir le temps de
la gérer jusqu'au bout. Donc je reçois la personne en dernier rendez-vous la
première fois où je mets en œuvre la thérapie EMDR.
Avec de la pratique néanmoins et une bonne maîtrise
du protocole, je dois dire que le traitement se passe sans anicroche surtout si
on prend des précautions basiques.
Ce qui est propre à l’utilisation de la thérapie
EMDR dans le cadre de la psychopathologie générale :
Les cibles étant moins bien définies, il importe de
prendre un certain temps préalable pour le faire.
D’autres moyens adjuvants doivent être employés. Je
ne peux pas ici passer en revue toute la psychopathologie, mais sa connaissance
et l’utilisation d’autres outils sont absolument indispensables.
Au cours des séminaires de perfectionnement
j’enseigne également tous ces moyens complémentaires.
Prenons pour exemple le cas de patients dissociés,
c'est-à-dire pour lesquels une partie de la personnalité est apparemment
normale et une autre partie est purement émotionnelle. Ils peuvent passer de
l’une à l’autre sans transition et être dans un état de personnalité différent
à chaque fois. 2 cas de figures peuvent survenir alors que le praticien met en
œuvre précocement trop précocement la méthode.
Premier cas : Il ne se passe rien. Aucun résultat.
Le patient en déduit que la thérapie est inefficace et s’il est de nature
dépressive augmente son trouble.
Deuxième cas : Le patient va de plus en plus mal et
perd contact avec la réalité. Un thérapeute EMDR qualifié n’appliquera donc pas
obligatoirement dès le début le protocole de désensibilisation, mais dans tous
les cas il expliquera pourquoi et sera en mesure de préciser les étapes
préliminaires de son travail thérapeutique.
Personnellement je considère le patient comme un
alter ego et je dirai même plus comme un confrère qui va m’aider à résoudre la
problématique qu’il vient m’apporter. Le patient est un collaborateur de
premier choix. On doit l’informer de notre pratique, dans un langage
compréhensible compte-tenu qu’il s’agit d’un domaine technique qui n’est pas
nécessairement le sien. Les gens non spécialistes comprennent très bien quand
on utilise leur langage et des métaphores explicatives appropriées.
La question de savoir combien de séances il faut
sans pratiquer des mouvements oculaires n’a de sens que dans ce cadre
d’alliance thérapeutique.
La thérapie EMDR on ne le dira jamais assez est un
excellent outil thérapeutique. Après 11 années de son exercice, après en avoir
connu beaucoup d’autres et faits des recherches sur son mode de fonctionnement
psychoneurologique je la tiens pour la plus efficace que je connaisse. Mais
elle doit être absolument maniée par des mains expertes.
On sait que certains charlatans se sont instaurés du
jour au lendemain thérapeutes EMDR, ce qui n’est pas légal, puisque pour
protéger les patients contre ces dérives EMDR-France a protégé le titre. Pour
beaucoup de thérapeutes s’autorisant d’eux-mêmes et pire s’autorisant à former
d’autres personnes sans autres qualifications que la volonté de se dire
thérapeute et exercer un métier qu’elles croient facile, la thérapie EMDR ça
consiste à faire bouger les yeux des gens et c’est tout. Et c’est vrai que
parfois ça peut marcher ; exactement comme l’utilisation d’antibiotiques
prescrit par un non-médecin (si c’était possible – fort heureusement ça ne
l’est pas) marcherait dans quelques cas d’infection bactérienne. Mais que de
dégâts dans une grande majorité de circonstances ! Il en va de même pour ce qui
concerne la thérapie EMDR. Même pour des thérapeutes très exercés et
rigoureusement formés, elle n’est pas toujours d’un maniement facile.
Je réponds maintenant plus précisément à vos
questions :
J’ai déjà répondu par avance à bien des questions
posées et à d’autres qui ne le sont pas ici dans mon livre sur la thérapie
EMDR. Je vais donc le faire plus spécifiquement pour votre questionnement
actuel.
On n’est pas forcément bien et positif en fin de
séance, mais dans aucun cas on ne doit se sentir très mal ni même plus mal que
quand on est entré.
Donc si après une première séance d’EMDR un patient
se sent très mal il doit se poser les questions suivantes :
Mon thérapeute est-il qualifié ? Vérifier l’annuaire
d’EMDR-France
Si oui : Mon thérapeute m’a-t-il informé de cette
possibilité et m’a-t-il donné les moyens de le joindre rapidement ou d’attendre
en retrouvant mon calme la prochaine séance ? Est-ce que je me sens en
confiance avec ce praticien ?
Si oui appliquer les directives qui vous ont été
données.
Dans tous les cas où la réponse est non, arrêtez
tout de suite et allez voir quelqu'un de plus qualifié dans l’art de l’EMDR.
Surtout ne croyez pas que ça vient de vous et que ça va s’arranger. Ça risque
au contraire d’aller de pis en pis.
Je suis mille fois d'accord avec Francine Shapiro.
Normalement on sait rapidement qu’on est ou pas entre de bonnes mains.
La réputation mais surtout la façon de se présenter
du thérapeute, de dire son cursus, d’être précautionneux, prévenant par rapport
aux risques que je viens d’évoquer. Sa façon chaleureuse mais très
professionnelle de vous expliquer, de vous accueillir, de mettre en route le
protocole de la thérapie EMDR suffisent généralement à faire que vous vous
sentez ou pas entre de bonnes mains. Vous devez sentir votre progrès de séance
en séance.
La technique du Lieu Sûr est excellente. Elle
inaugure généralement une thérapie EMDR. Quand elle est correctement employée
elle est absolument utile au sujet pour toute sa vie. En effet le thérapeute met
en place un réflexe conditionné qui lui permet de se sentir automatiquement
bien chaque fois qu’elle a un coup dur. C’est mille fois mieux qu’un
anxiolytique et ça n’en a aucun inconvénient. Il faut savoir que le nombre de
mouvements oculaires dans cette technique n’est jamais supérieur à 5, même s’il
y a plusieurs séries.
La durée minimale d’une séance de thérapie EMDR est
toujours de 1h00.
La thérapie EMDR n’est pas une thérapie magique. Il
arrive que des personnes ne trouvent pas un Lieu Sûr. Le thérapeute doit alors
utiliser des techniques autres comme la relaxation ou la respiration.
Il n’est pas non plus interdit de prendre momentanément des médicaments si cela
soulage et permet de passer un cap difficile. Mais normalement le travail de la
thérapie progressant la personne les abandonne très vite.
Ce serait une bonne chose que vous fassiez parvenir
vos questions et mes réponses, hélas non exhaustives, sur le site dont vous
êtes l’administrateur.
Très cordialement
Jacques Roques
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PS: voir aussi, dans
"Guérir - Forum de discussions", le topic
complet
"Réponses de Jacques Roques à questions sur
l'EMDR"
2) Mise en garde de Jacques Roques (10/2004) :
<< COMMUNIQUE :
Certaines personnes se sont plaintes des séances
d’EMDR qu’elles avaient pratiquées et de leur peu d’efficacité. Elles disaient
notamment avoir été allongées sur un divan et que la durée de la séance était
d’une dizaine de minutes environ. Il ne s’agit en aucun cas d’une thérapie
EMDR.
Il est important de rappeler que la durée des
séances en EMDR est au minimum de 1h00 et que cette thérapie pour être
véritablement efficace obéit à la mise en place d’un protocole.
Pour avoir plus d’information à ce sujet, avant
d’entreprendre une thérapie, je vous invite à vous
reporter au site d’EMDR-France http://emdr-france.org/ Et
à lire attentivement les informations qui précèdent l’annuaire, ainsi que la
foire aux questions FAQ.
Vous aurez également des informations complémentaires
en consultant les sites suivants : http://emdr.nawak.com/ http://cttp.nawak.com/
Si vous avez un doute concernant un
praticien, consultez l’annuaire du site d’EMDR-France. Nous prendrons en
considération toutes vos remarques et tacherons d’y répondre au mieux dans la
mesure où notre temps nous le permet
Jacques Roques Vice-président d’EMDR-France
Président du comité de déontologie.>>
3) Avertissements rédigés pour le site d'EMDR
France" (02/2004) :
<< EMDR-France garantit la formation et
la connaissance de la pratique de l'EMDR des spécialistes formés par les soins
de l'Institut Français d'EMDR. EMDR-France ne saurait en revanche affirmer leur
valeur individuelle en tant que praticien.
Une thérapie est avant tout une rencontre
personnelle. Il est donc important qu'entre le spécialiste et le patient un
fort lien de confiance s'établisse rapidement et spontanément. Si ce n'est pas
le cas, il est conseillé aux patients de ne pas poursuivre la thérapie
entreprise et de consulter un autre praticien EMDR avec lequel un meilleur
contact pourra être établi.
De plus, il nous a été rapporté que certains
professionnels n'ayant pas fait de formation EMDR ou une formation insuffisante
le pratiquent néanmoins et même le revendiquent abusivement.
Sachez que l'EMDR n'est pas une méthode facile
d'emploi et que son utilisation par des praticiens aussi peu expérimentés que
scrupuleux, peut révéler des risques.
L'EMDR comporte sa spécificité et nos
psychothérapeutes sont avertis au cours de leur formation des moyens de
surmonter beaucoup de difficultés.
Aussi demandez toujours au cours du premier
entretien à votre thérapeute de se présenter à vous, s'il ne le fait pas
spontanément. Il ne doit pas hésiter à vous dire son parcours surtout pour ce
qui concerne sa formation relative à l'EMDR.
" EMDR " est une appellation contrôlée et
sa revendication, hors formation par un Institut Français d'EMDR (ou un autre
Institut affilié à l'Association Européenne d'EMDR), expose à des poursuites
pénales.
A quoi ressemble une thérapie EMDR ?
Sachez que la thérapie EMDR n'est pas une
psychothérapie ordinaire à laquelle sont ajoutés quelques mouvements oculaires,
par ci par là. C'est un outil complexe qui demande beaucoup de connaissances
professionnelles pour être utilisé.
Il est normal qu'un vrai thérapeute EMDR ne la mette
pas en application dés le premier entretien. Il est important, en effet, de
prendre le temps de connaître les capacités du patient à la supporter et de
déterminer avec précision les cibles à traiter. Cela peut prendre 2 ou 3
séances.
Une série de questions très caractéristiques du
protocole EMDR est ensuite généralement posée.
Sachez aussi que la durée minimale d'une séance EMDR
ne saurait être inférieure à une heure environ.
L'esprit d'une thérapie EMDR est très différent de
celui qui anime beaucoup d'autres approches thérapeutiques. C'est avant tout un
esprit contractuel et de partenariat. Vous venez consulter pour traiter tel ou
tel type de problème et le thérapeute EMDR va poser juste le nombre de
questions nécessaires à sa résolution, mais il n'a pas besoin de tout savoir.
Chacun a droit à son jardin secret.
De plus, il essaiera de réduire au maximum, en
intensité et en durée, l'inconfort qui peut résulter du traitement de problèmes
anciens. Il vous accompagnera, si nécessaire, chaleureusement de sa parole et
de son soutien.
Normalement, dans la plupart des cas, si le problème
est bien cerné et traité, les processus naturels de guérison des traumatismes
psychiques se mettent en route et des améliorations apparaissent assez vite.
A titre indicatif, on peut avancer qu'une thérapie
EMDR, pour un problème spécifique, s'étale, en général sur une trentaine de
séances au maximum. Dans beaucoup de cas la résolution intervient en moins de
10 séances.
Choisir un thérapeute est un acte important dans une
vie.
C'est un acte qui ne peut qu'être volontaire et
personnel de la part de chacun. Il doit être conduit avec détermination et circonspection. Les
informations contenues dans le présent site (www.emdr-france.org)
ont pour but d'aider une telle démarche. Nous nous efforçons de l'éclairer et
de la sécuriser au maximum, mais EMDR-France ne saurait être tenu pour
responsable des choix de chacun ni des manquements déontologiques de
thérapeutes ou de pseudo-thérapeutes, qui prétendent appliquer la méthode que
nous enseignons. Nous sommes avec vous et nous répondrons à chacune de vos
observations de façon à vous assurer la meilleure qualité de soins possible,
les bienfaits thérapeutiques et la guérison que l'application respectueuse de
l'EMDR est susceptible d'apporter dans un grand nombre de cas.>>
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PS : Je rappelle que le 1er message de ce topic contient les
réponses de Jacques Roques à vos dernières
questions sur la thérapie EMDR
(Posted - 07 January 2006 : 17:18:47).
(Voir aussi nos regroupements, archives et revue de
presse :
http://www.forum-guerir.com/topic.asp?TOPIC_ID=667
http://iis13.domicile.fr/essentiaco/archives%20forum-guerir/EMDR-04-2.html
http://iis13.domicile.fr/essentiaco/archives%20forum-guerir/EMDR-04-%281%29.html
http://iis13.domicile.fr/essentiaco/archives%20forum-guerir/EMDR-03.html
http://www.forum-guerir.com/topic.asp?TOPIC_ID=59
http://iis13.domicile.fr/essentiaco/EMDR%20Sant%E9Mag.htm
http://iis13.domicile.fr/essentiaco/EMDR%20Psych%20mag%200505.htm
http://iis13.domicile.fr/essentiaco/Pr%E9face%20Shapiro%20EMDR%202005-2.htm
http://iis13.domicile.fr/essentiaco/EMDR%20votre-sante%20-1203.htm
http://iis13.domicile.fr/essentiaco/Psychoth%E9rapies-%20rapport%20%E9valuation%20Inserm.htm
)
4) Sortie du dernier livre de Jacques Roques (01/2007)
:
« Guérir
avec l'EMDR : Traitement, théorie, témoignages »
(janvier 2007)
Résumé :
Ouvrage consacré à la méthode de traitement des
traumatismes psychiques EMDR qui s'appuie sur la désensibilisation par le
mouvement des yeux et le retraitement de l'information. L'auteur éclaire ce
mécanisme par des récits et des analyses de cas divers. Il développe des
hypothèses qui éclairent ces pathologies et permettent de comprendre comment
fonctionne cette thérapie.
Présentation de l'éditeur
Oui, on peut guérir définitivement, et dans certains
cas très rapidement, d'un problème psychologique grave. Beaucoup de gens ont eu
leur vie transformée grâce à cette thérapie inventée en 1987 aux Etats-Unis par
Francine Shapiro.
L'EMDR n'est pas un effet de mode passager, mais
l'expression d'une découverte majeure : notre cerveau est naturellement équipé
pour guérir de ses blessures psychiques. Il peut cicatriser.
L'EMDR n'est que le moyen qui permet de remettre en
route le processus de retraitement de l'information bloquée au jour de
l'événement traumatique. Jacques Roques veut éclairer ce mécanisme.
Il donne de nombreux exemples de pathologies :
traumatismes simples, traumatismes complexes et aussi empoisonnements
psychiques, quand le traumatisme, distillé à petite dose comme un venin, ne se
révèle qu'au cours de la thérapie.
S'appuyant sur la clinique et sur ce qu'on sait
aujourd'hui du fonctionnement cérébral, Jacques Roques développe des hypothèses
nouvelles permettant de comprendre ces pathologies, ainsi que le fonctionnement
de l'EMDR, pour améliorer la prise en charge des malades et leur permettre de
recouvrer encore plus vite la santé.
Ecrit dans un langage simple, donnant la parole à
ses patients aussi bien qu'à ses collègues, Jacques Roques cherche surtout à
diffuser un savoir utile. Comment accepter qu'aujourd'hui tant de gens
continuent à souffrir alors qu'ils pourraient être définitivement guéris ?
SOMMAIRE de "Guérir avec l'EMDR"
LES TRAUMATISMES PSYCHIQUES SIMPLES OU DE TYPE 1
• Elisa
• Remarques et hypothèses
• Qu'est-ce qu'un traumatisme psychique ?
• Comment fonctionne la thérapie EMDR ?
• Anthon R
• ou une thérapie d'enfant
• Nathalie, hôtesse de l'air
LES EMPOISONNEMENTS PSYCHIQUES
• Le cas de Marie
• Elisabeth
LES TRAUMATISMES PSYCHIQUES COMPLEXES OU DE TYPE 2
• Marcel
• Redéfinir la psyché
• Le traitement des traumatismes complexes avec
l'EMDR
CONCLUSION
TEMOIGNAGES
• Entretien avec David Servan-Schreiber
• Entretien avec Marcel Couture
• Entretien avec Helga Matthess
• Entretien avec Michel Meignant (le célèbre
"amourologue"...)
ANNEXES
• Critères diagnostiques de l'état de stress
post-traumatique dans le DSM IV-TR
• Etudes contrôlées
• Ce qu'en disent les participants
• etc
Biographie de l'auteur
Jacques Roques, psychanalyste,
a pratiqué l'hypnose, le psychodrame et la thérapie familiale, en cabinet et à
l'hôpital. Formé à l'EMDR en 1994, il est vice-président d'EMDR-France,
président du Centre de traitement des traumatismes psychiques et de l'Institut
de victimologie du Languedoc- Roussillon. Il est l'auteur d'EMDR, une
révolution thérapeutique (2004).
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PS : Voir aussi le topic "EMDR – témoignages,questions/réponses(regroupt 3 )".
5) Compte-Rendu interview
Radio de J. Roques sur l'EMDR (2004) :
Bonjour à tous. J'ai écouté samedi
dernier une émission radio sur l'EMDR : il s'agissait d'une émission Europe 1
de Marc Menant au salon Bio-Santé de Palavas intitulée :
" Le traitement des traumatismes psychiques par
la méthode EMDR " avec Jacques Roques, vice-président de EMDR France
(David Servan-Schreiber étant président) et président du Centre de Traitement
des Traumatismes Psychiques de Montpellier.
Jacques Roques a commencé à étudier la psychanalyse
en 1963, et il a pratiqué la psychanalyste et autres psychothérapies pdt plus
de 20 ans. Pourtant depuis 1995, pour "accélérer" les psychothérapies,
il utilise non plus l'hypnose, mais l'EMDR. Et il va bientôt publier un livre :
" EMDR, une révolution thérapeutique
" qui sortira en septembre 2004.
Je vais essayer de résumer ou plutôt retranscrire 1h
d'interview de J. Roques par Marc Menant. Je n'aurai pas le talent persuasif de
J. Roques et je ne me risquerai pas à écrire les exemples vécus si bien
racontés par lui, avec sa chaleur et sa bonne humeur. Je vais seulement tenter
de noter tout ce qu'il a pu apporter par rapport à tout ce que j'avais déjà lu
sur l'EMDR, ou simplement essayer de rappeler l'essentiel...
Rappels du principe :
EMDR = Intégration neuro-émotionnelle,
Désensibilisation et Retraitement neurologique de l'information par les
Mouvements oculaires.
Jacques Roques rappelle que la psychologue Francine
Shapiro a découvert "par hasard" l'EMDR en la pratiquant sur
elle-même (attention bifocale = stimulation bilatérale visuelle = double
attention partagée entre objet extérieur et souvenir intérieur => " digestion"
des traumas par le cerveau, comme pdt le sommeil "paradoxal ", comme
ds un sommeil " réparateur "...).
L'EMDR est très efficace dans le traitement des
traumatismes et de l'image de soi négative qui en résulte si souvent : l'EMDR
permet de soigner de façon rapide et efficace le stress post-traumatique, les
angoisses, les dépendances, phobies et autres troubles psychiques.
Lorsqu'une émotion trop forte n'a pu être
"digérée", il y a comme un blocage créé au niveau psychique. Et le
fait d'alterner cerveau droit et cerveau gauche remet en route du système
limbique :
pdt la séance EMDR, les mouvements alternatifs et
l'attention bifocale du patient semblent relancer le processus de traitement de
l'information, permettant à l'individu de dépasser la phase du traumatisme,
d'en modifier sa perception et de puiser de nouvelles ressources dans la
réalité présente. Grâce à ces mouvements, qui rappellent ceux du sommeil
paradoxal, la thérapie permet au cerveau de digérer la charge du souvenir
traumatique comme le rêve lui permet de traiter les informations de la journée.
En résumé, la thérapie EMDR permettrait ainsi au
cerveau, tout comme dans un sommeil réparateur, de digérer rapidement des
"résidus" de traumatismes du passé... L'EMDR n'efface pas un
souvenir, mais réduit la charge émotionnelle associée au souvenir (c'est
l'empreinte du choc émotionnel qui va s'effacer).
Le but de l'EMDR est finalement de " remettre
en mouvement un mécanisme naturel de retraitement de l'information et de
guérison. "
La thérapie :
Il s'agit, d'après Jacques Roques, d'un "
Changement total de paradigme en psychothérapies " :
J. R. admet qu'il y a un côté "miraculeux"
dans l'EMDR, mais dans la réalité, qd on analyse les choses, on s'aperçoit
qu'il n'y a pas de "magie" ! Il existe effectivement une réalité
neuro-biologique observable (imagerie cérébrale).
Effectivement, après de gros ou petits traumatismes,
le passé affecte le présent sans même que nous en ayons conscience. Mais ce
qu'il faut comprendre, c'est qu'il s'agit souvent d'un cercle vicieux produit
physiologiquement (physiquement, biologiquement) par nécessité de survie.
J. R. rappelle l 'extrême longueur des psychanalyses
et leurs résultats bcp trop incertains, l'apport de l'hypnose d'abord,...
puis l'arrivée de l'EMDR qui raccourcit considérablement
les thérapies, avec des guérisons réelles et parfois spectaculaires.
Donc pour tenter de soulager ces manifestations
post-traumatiques (PTSD), de nombreuses techniques sont utilisées avec plus ou
moins de succès. La PNL et la kinésiologie, entre autres, tentent de modifier
la perception de l'événement. D'autres thérapies, parfois longues et pénibles
vont confronter le sujet aux images du drame.
L'EMDR, apparue en 1987, tente de proposer une
alternative aux traitements du stress post-traumatique ainsi que dans d'autres
domaines.
[ L'EMDR est en effet très
efficace dans le traitement des traumatismes et de l'image de soi négative qui
en résulte si souvent : l'EMDR s'adresse essentiellement aux personnes ayant
une modification comportementale notable, consciente ou inconsciente, suite à
un traumatisme ancien (accident, attentat, agression, pression morale ou
physique, torture, viol, abus sexuel, deuil, ...).
Les séances d'EMDR permettent de rapidement "
nettoyer un lourd bagage émotionnel " (traumatismes de l'enfance ou PTSD
--stress post-traumatique--), alors que les pathologies qui en découlent sont
souvent difficiles à traiter par des moyens habituels (médicaments,
psychothérapies classiques, psychanalyse etc...).
Car lorsqu'une émotion trop forte n'a pu être "digérée", il subsiste
comme un blocage au niveau psychique.
Chez ces personnes un blocage psychique s'étant
produit, elles revivent régulièrement l'événement traumatique sous forme de
flash ou de rêves et/ou peuvent avoir des réactions émotionnelles fortes et
incontrôlées qui vont considérablement modifier leurs attitudes dans la vie de
tous les jours (angoisses , déprime , insomnie , mal être , peurs injustifiées,
dépendances, phobies et autres troubles psychiques.).
Ces réactions, même si elles ont pu être appropriées
lors du traumatisme, n'ont plus aucune cohérence par la suite.
Or pdt la séance EMDR, les mouvements alternatifs
(cerveau droit / cerveau gauche) et l'attention bifocale du patient semblent
relancer le processus de traitement de l'information (remise en route du
système limbique),
permettant à l'individu de dépasser la phase du traumatisme, d'en modifier sa
perception et de puiser de nouvelles ressources dans la réalité présente.
Concrètement, la méthode EMDR consiste en un questionnaire
bien particulier, ainsi que -entre autres- des mouvements oculaires selon un
protocole précis. Ces mouvements oculaires rapides induirait le même type de
réorganisation de la mémoire que celui des phases de rêve du sommeil paradoxal
: Grâce à ces mouvements, qui rappellent ceux du sommeil paradoxal, la thérapie
permet au cerveau de digérer la charge du souvenir traumatique comme le rêve
lui permet de traiter les informations de la journée.
La thérapie EMDR permettrait ainsi, dans un même
processus, de faire remonter le souvenir des événements douloureux et de
permettre au cerveau de rapidement les "digérer " tout comme dans un
sommeil réparateur. ]
A noter que l'EMDR n'efface pas un souvenir, mais
désamorce la charge émotionnelle associée au souvenir :
" Toujours présent, mais nettoyé de sa charge
active, le souvenir perd de son emprise :
pouvoir observer l'émotion sans se laisser
submerger.
C'est cet état que l'EMDR permet d'atteindre.
".
Auto-EMDR :
J. R. admet que l'AUTO-EMDR peut marcher, mais il
nous met en garde ; il faut :
- en savoir bcp sur soi ;
- bien connaître la méthode (l'avoir apprise avec un
thérapeute expérimenté) ;
- et surtout, il y a le risque d'être débordé par
ses émotions (être secoué par de très fortes émotions, crises de larmes, etc)
et donc -selon lui- la nécessité d'être accompagné par un spécialiste
suffisamment solide et averti pour gérer une relation de crise, qui doit au
préalable s'assurer que vous disposez des ressources nécessaires pour faire
face aux émotions que vous allez rencontrer, etc.
[ Maarten précisait dans un de ses posts sur ce
forum :
" le conseil (que je comprends) reste de ne
pratiquer l'AUTO-EMDR qu' après une thérapie EMDR avec un praticien - ou
ajouterai-je, après une autre thérapie dans laquelle on a appris comment gérer
des émotions violentes ".
DSS et J.Roques ajoutent :
1) le patient n’étant pas accompagné, il n’ira
jamais aussi loin qu’avec un thérapeute qualifié.
2) danger des souvenirs inconscients : risque de
l’émergence d’émotions difficiles à contrôler seul. Ne pas confondre EMDR et
catharsis ! (dangers de la méthode cathartique...).]
EMDR et "Tapping" :
J. R. précise que le mouvement des yeux n'est pas
obligatoire : la stimulation bilatérale peut être visuelle, tactile ou auditive.
En effet, l'EMDR peut être remplacé par un " TAPPING alterné " (côté
droit/ côté gauche) des genoux ou sous ( ?) les oreilles (oreille droite/
oreille gauche) ... notamment pour les aveugles... mais aussi pour tous ceux
souffrent de céphalées et qui ne supportent pas le mouvement des yeux.
Indications :
L'EMDR guérit en général très rapidement, mais…
" à traumas évidents, résultats évidents ! ".
En effet, il vaut mieux que la cible soit dès le
départ clairement définie, bien précise. Donc commencer par bien définir le pb.
Si cette condition est requise, des résultats positifs sont obtenus en trois
séances maxi, souvent dès la 1ère séance. L'EMDR va s'adresser aux personnes
ayant subi :
- Soit traumas psy évidents (viols, tortures,
sévices répétés, humiliations, drame, accident grave, etc) ;
- Soit pb névrotiques (éventuels traumas anciens,
enfouis dans l'" inconscient ", et ayant induit des défenses, des
comportements inadaptés à la situation présente) =>
travail de recherche préalable par le thérapeute
=> importance de sa formation, bien sûr !... (aujourd'hui pas suffisamment
de praticiens, mais bcp en formations...) :
les personnes qui ont "quelque chose de bloqué
en elles, dont elles n'arrivent pas à parler, ce qui interdit toute guérison
durable." :
c'est un obstacle, mais l'EMDR --en tant que
variante et complément des TCC-- est une bonne indication.
En fait, ce qui peut être plus long, ce sont les
éventuelles investigations préalables, dans le cas de traumas anciens (que l'on
retrouve parfois, en cas de "névroses" ou de "mélancolies"
?...) ... où bien sûr, le patient n'est pas obligé de "tout
déballer", car il peut garder un jardin secret, précise J.R.
(car dans une séance EMDR, contrairement aux
thérapies basées sur la parole, le patient peut travailler certaines images
ou situations traumatisantes sans en parler au thérapeute... et
puis, il ne s'agit pas là de vaincre à tout prix les fameuses
"résistances" pointées par la psychanalyse...) ....
David écrivait d'ailleurs dans la newsletter N°4 à
propos des gens qui auraient subi un stress post-traumatique vécu de manière
inconsciente (par ex. celui d'une enfant de 2 ans abandonnée par sa mère), que
" L'EMDR est au meilleur de son efficacité lorsqu'on peut travailler sur
un souvenir conscient qui continue d'évoquer des émotions douloureuses dans le
présent. Il arrive que des souvenirs traumatiques anciens et inconscients
soient ramenés à la surface au cours des séances et que leur résolution apporte
un soulagement, mais ce n'est pas une bonne indication de la méthode. ".
Pourtant, J. R. affirme qu'un trauma très ancien
peut re-émerger n'importe quand : c'est une empreinte, une trace indélébile
dans le cerveau émotionnel qui peut être réactivée toute sa vie... mais qui
peut être retraitée à tous moments ! C'est au thérapeute de retrouver un
éventuel trauma ancien (certains signes peuvent le mettre sur la voie... voir
protocole EMDR ?) : il devra d'abord rechercher l'origine du trouble et
éventuellement investiguer (la préparation peut durer 1 à 6 mois... et non
plusieures années en psychanalyse avec la "libre association"...).
Par contre, l'EMDR ne s'appliquerait pas aux
troubles d'origine biologique ou génétique (ex. dépressions endogènes,
schizophrénie, troubles bipolaires).
Dissociation :
" l'EMDR est indiquée dans le cas de troubles
dissociatifs divers. Par exemple, certaines personnes qui souffrent de
"mélancolie" peuvent souffrir de dissociation grave suite à un trauma
psy : ils se réfugient dans une espèce de "repli autistique" (essayent
-inconsciemment- de faire le vide en eux) = mécanisme naturel d'autoprotection
qui protège l'intégrité psychique d'un individu en les coupant d'expériences
qui dépassaient leur capacité du moment à les intégrer, mais qui les coupe
aussi -durablement- de leurs émotions, de leurs ressentis, et cela peut aller
jusqu'à l'amnésie totale, la démence => dans le processus EMDR, on traverse
des couches de dissociation, ce qui permet de réduire, de résorber ces couches
de dissociations pour pouvoir avoir accès à l'émotion directe (travail de
nettoyage qui évolue par couche). "
A propos de dissociation grave, de mélancolie sévère
et de démence, J. R. relate sa guérison EMDR la plus spectaculaire :
à la suite d'un trauma apparemment bénin (conflit
familial), un homme d'une trentaine d'années, travailleur, apparemment solide
et équilibré, se met progressivement à "péter les plombs". A
l'hôpital psy, un diagnostic de psychose est suspecté.
Pourtant, un des psychiatres a des doutes et fait
appel à J. Roques qui connaît le dossier et qui va suivre, très psychologue,
son intuition du moment :
en l'espace d'UNE seule séance EMDR (+ psychodrame
"à la J. Roques" !), l'homme a soudain retrouvé sa raison, a repris
le travail et a été définitivement guéri de cette maladie grave qui traînait
depuis plus de trois ans !
(il faut préciser qu'associé à l'EMDR, le
psychodrame de J. Roques s'apparentait à une sorte d'exorcisme ! en effet,
l'homme --plutôt frustre-- avait été 'maudit' par sa mère (elle lui avait
"jeté sa malédiction" !) ; l'homme étant suggestible et probablement
superstitieux, il avait été très impressionné et avait commencé à avoir des
'hantises', à faire des cauchemars, puis insomnies, anxiété, etc, rentrant dans
un cercle vicieux 'infernal'...).
Exemple de trauma clairement identifié :
Une rupture amoureuse, l'être cher nous a
brutalement quitté => les séances ne font pas revenir la personne, mais
elles suppriment la douleur : le souvenir n'est pas effacé, mais la charge
émotionnelle s'est estompée (c'est l'empreinte de ce choc émotionnel qui va
s'effacer ) : il s'agit d'une dissociation souvenirs-émotions, d'une "
mise à distance" : on ne reste plus " otage de ses émotions ",
on a pu dissocier l'image de ses émotions. J. R. répète qu'il y a une réalité
neurobiologique observable sur l'amygdale et l'hypothalamus par ex. (ds le
cerveau limbique) : les changements y sont visibles à l'aide de scanners IRM ou
au positron ("petScan") : on peut y observer que les aires cervicales
sensorielles et émotionnelles (cerveau limbique) sont activées tandis que les
aires de la parole, représentations conscientes et cognitives (cortex cérébral)
sont totalement déconnectées : on y constate donc un "court-circuit "
entre limbique (cerveau émotionnel) et cognitif (système de la parole) ! =>
... et l'on comprend enfin les MAUVAIS RÉSULTATS DE
LA PSYCHANALYSE ! (... où l'on " ne trouve pas les mots pour le dire
" !...)
En effet, la " PSYCHÉ ", c'est le CORPS
tout entier !... donc en passant par la mémoire du corps, on peut reconnecter
le corps (le cerveau émotionnel) avec les images.
Exemple de trauma, particulièrement terrible :
Le DEUIL d'un enfant !... le pire des deuils... J.
R. insiste sur le fait que dans ce cas extrême, la grande tristesse est un
phénomène normal et sain : donc ne pas se précipiter tout de suite chez un
thérapeute ! Laisser passer au moins 6 mois, peut-être un ou deux ans ->
puis " retraiter l'information " ... (*)
Mais peut-on admettre cela ? Oui, car il ne s'agit
pas d'oublier ! Au contraire, grâce à la sérénité retrouvée, on pourra intégrer
en soi la présence de l'autre : sentir que l'autre est en soi : c'est ça le
véritable deuil !
En effet, après un an et plus, on souffre comme au
1er jour (traumatisme = le temps s'arrête ) : donc il s'agit de ne plus rester
fixé sur le moment de la perte (il y a manque car fixation ) : c'est comme un
" arrêt sur image " : la personne n'est pas avec le disparu, elle est
fixée sur le moment de la perte : " retraitement " = retrouver en soi
le disparu, et non l'oublier. Le deuil, c'est permettre à la personne disparue de vivre à l'intérieur de soi-même =>
Après EMDR : tristesse normale, mais pas
effondrement. L'EMDR apporte une vraie paix intérieure, un véritable apaisement
du cœur et de l'âme... mais pas l'oubli !...
(*) Note 1 : " On n'utilise généralement pas
l'EMDR qui est un outil thérapeutique puissant dans les premiers jours d'une
crise. On craindrait de réveiller le cas échéant des mémoires dysfonctionnelles
enfouies et silencieuses jusqu'alors qu'il faudrait ensuite traiter. On attend
donc normalement suffisamment de temps afin que les processus de guérison
naturels à l'œuvre chez chacun d'entre-nous fassent leur effet, et c'est
seulement quand ils s'avèrent défaillants que le thérapeute entreprend un
traitement. "
Note 2 : le succès de la thérapie dépend bien sûr
aussi de la relation avec le thérapeute, il n'y a donc pas 100% de guérison :
la moyenne, c'est qd même 80% de guérisons en 3 séances !
Conclusions ; éclectisme et synergie dans les
méthodes :
Jusqu'à présent pour guérir les traumas psy, on
avait :
- Hypnose : bons résultats parfois, mais tt le monde
n'y est pas réceptif et le succès dépend bcp des compétences du thérapeute.
("au début de la thérapie EMDR le thérapeute vous guidera dans un exercice
de relaxation qui est aussi utilisé en hypnose. Et les mouvements des yeux
peuvent induire un état qui ressemble à un état hypnotique ou à un état de
transe. La grande différence avec l'hypnose : non seulement le thérapeute
n'interprète pas, mais il ne vous donne pas de suggestions.").
- Thérapies Comportementales : résultats en 6 mois,
mais de meilleurs résultats avec les TCC (cognitives &
comportementales).
- PNL : vise aussi à "reprogrammer" des
croyances inadaptées et comportements profondément inscrits, mais bcp + lourd
et + long que l'EMDR qui est postérieure et qui intègre la PNL.
Une fois identifié le trauma (parfois jusqu'à 30
séances qd même...), il suffit généralement d'une ou 2 séances EMDR pour
restituer la paix intérieure ! (par rapport à une psychanalyse, on gagnerait
plusieurs années, voire plusieurs dizaines d'années... et surtout la guérison
est assurée à 80 % ! ...
... paix intérieure, acceptation et libération... on
peut même dire qu'une nouvelle personnalité émerge !...
Évidemment, les résultats dépendent aussi des
compétences du thérapeute et de la relation patient-thérapeute... et aussi de
la personne elle-même.
Donc, explique Jacques Roques, " avant la
découverte de l'EMDR, les soins curatifs aux traumatisés psychiques étaient
difficiles et de peu de résultats, puisque les médicaments sont de peu
d'efficacité et que les seuls traitements positifs étaient revendiqués par les
TCC (après de nombreuses séances dures et pénibles), l'hypnose et la PNL
parfois. "
Aujourd'hui encore, pour les cas difficiles, le
thérapeute doit pouvoir pratiquer une " synthèse de l'éclectisme en matière
de thérapies " (dixit J. R. !)
( = mettre en œuvre --si nécessaire-- d'autres
méthodes thérapeutiques : rechercher celle qui serait la plus adaptée à la
situation et à la personne => si nécessaire, le thérapeute doit pouvoir
diriger son patient vers un autre thérapeute = comme disait Maarten sur le
forum : " on croit commencer "une thérapie EMDR ", mais le
thérapeute peut estimer nécessaire de faire autre chose d'abord, ou à côté.
").
Donc afin de renforcer le travail (" systèmes
auto-renforçants ") et pour augmenter les chances de guérison, on essaye
de mettre en œuvre par synergie d'autres méthodes psycho-corporelles favorisant
l'autoguérison naturelle du cerveau émotionnel, sa neuroplasticité (les
méthodes se renforçant mutuellement) :
" A force d'explorer son passé, on découvre
de plus en plus de raisons d'aller mal " ! =>
Ici, " Changement total de paradigme en
psychothérapies " :
au lieu de travailler " sur le négatif ",
on travaille " sur le positif " (nouvelles méthodes...
déculpabilisantes) =>
Renforcement des ressources (par synergie),
favoriser le terrain :
- bien sûr l'hygiène de vie élémentaire (vitamines,
sommeil, etc) ; et surtout :
- Sport, respiration, oxygénation (antidépressif
=> mieux-être, équilibre, voire euphorie...) ;
- Sexualité ;
- Rire ! (très important, le rire !!!... =>
thérapie par le rire, s'il le faut...).
- etc...
Pour finir, Jacques Roques -toujours aussi tonique
et optimiste- fait remarquer que :
Si la psychanalyse -très austère- n'est pas une
partie de plaisir et peut être même franchement douloureuse ("La cure
analytique est souvent une longue souffrance : une souffrance 'rédemptrice'
" !!), déstabilisante, très dure à vivre (un long effort... traumatisant
!);
Au contraire l'EMDR guérit... " dans la joie
" !... [ "la souffrance se transformant en véritablement en joie :
celle de retrouver qui nous sommes vraiment..." comme l'écrivait un des
participants du forum ].
--- Bernard.
---------------------
(Voir aussi nos regroupements, archives et revue de
presse :
http://www.forum-guerir.com/topic.asp?TOPIC_ID=667
http://iis13.domicile.fr/essentiaco/archives%20forum-guerir/EMDR-04-2.html
http://iis13.domicile.fr/essentiaco/archives%20forum-guerir/EMDR-04-%281%29.html
http://iis13.domicile.fr/essentiaco/archives%20forum-guerir/EMDR-03.html
http://www.forum-guerir.com/topic.asp?TOPIC_ID=59
http://iis13.domicile.fr/essentiaco/EMDR%20Sant%E9Mag.htm
http://iis13.domicile.fr/essentiaco/EMDR%20Psych%20mag%200505.htm
http://iis13.domicile.fr/essentiaco/Pr%E9face%20Shapiro%20EMDR%202005-2.htm
http://iis13.domicile.fr/essentiaco/EMDR%20votre-sante%20-1203.htm
http://iis13.domicile.fr/essentiaco/Psychoth%E9rapies-%20rapport%20%E9valuation%20Inserm.htm
)
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