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Définitions de la Résilience
Messages du forum
Préambule
de Bernard (2005 - dernière màj le 25/09/2007).
Définitions de la Résilience :
La Résilience n'est pas une méthode,
bien sûr, mais un terme désignant :
- une moindre vulnérabilité aux aléas de
la vie,
- donc la capacité à faire face aux difficultés,
l'adversité, les situations à risques,
- la capacité de rebondir malgré les épreuves, les traumatismes.
Définition de la Résilience d'après
Boris Cyrulnik :
Capacité de l'enfant maltraité à réussir
et se développer, en dépit de l'adversité,
et à refuser le statut de victime.
- à la base, ce terme est utilisé en métallurgie
: c'est la capacité interne d'un métal à
retrouver sa forme initiale après avoir reçu un
choc.
- En psychologie on utilise cette image :
la résilience est la capacité de reprendre un développement
malgré l'adversité.
Elle est aussi appelée "résistance psychique".
Autres définitions de la Résilience
:
- capacité de reprendre un développement malgré une blessure,
sans se fixer sur cette blessure.
- capacité pour un sujet confronté à des stress importants au
cours de son existence de mettre en jeu des mécanismes adaptatifs
lui permettant non seulement de "tenir le coup" (tolérance au stress
* ) mais de rebondir
en tirant un certain profit d'un tel affrontement (capacités adaptatives
et évolutives).
- processus d'auto-guérison et de résistance aux maladies,
et en particulier aux maladies mentales.
- la résilience ne se construit pas seulement à
l'intérieur de la personne, ni exclusivement grâce
à son entourage, mais par un entremaillage serré entre
les deux. les facteurs de résilience procèdent donc
à la fois du ressort social et psychologique (psychologique et
corporel : du tonus pour faire face).
(dans le traitement d’enfants à risque, on cherche
à solidifier leur aptitude à rétablir leur équilibre émotionnel dans des
situations de stress ou d’abus importants).
Facteurs de résilience :
Les
principales qualités des enfants résilients, sont :
- inspirent
de la sympathie aux adultes,
- humour,
-
compétences cognitives (intelligence : QI et QE),
- haute
estime de soi (amour-propre, compréhension de soi, sentiment de sa propre
compétence, sentiment profond de sa propre valeur) et donc meilleure gestion du stress,
- ne se considèrent
pas comme une victime,
- projet de
vie, vers la préadolescence.
Selon Boris Cyrulnik, les facteurs qui favorisent la protection chez les sujets résilients seraient les suivants :
- facteurs individuels (ex: compétences sociales, estime de soi ; conscience des relations interpersonnelles, empathie ; humour, charme, charisme)
- facteurs familiaux (ex: soutien et harmonie parentale ; bonnes relations parents/ enfants)
- facteurs extra-familiaux (ex: réseau de soutien social ; expérience de succès scolaires)
- facteurs environnementaux (ex: modèles, figures d'attachement,
tuteurs de développements ; intégration réussie
à un groupe)
Stéphane Szerman
donne les caractéristiques favorables à la résilience, à tout âge :
- bonne
santé et/ou tempérament facile ;
-
attachement solide et sécurité de base dans l’enfance (importance des modèles),
avec pour étapes : confiance (sécurité) -> autonomie ->
initiative -> compétences ->
-
compétences relationnelles, qualités de communication et d’échanges (prendre et
donner)
-
compétences cognitives (QI + QE) + conscience sans excès de culpabilisation
- compétences
émotionnelles (self-control, sagesse, équilibre émotionnel, empathie => voir
méthodes « Guérir » de DSS)
- créativité et sens de l'humour ;
- foi en sa
propre vie, en quelqu'un ou quelquechose (se construit par rapport
à une forme de spiritualité ou selon des convictions, une
démarche éthique qui guide les actions) ;
- être concerné par l’autre (capacité à trouver
un réseau d’aide et à aider les autres).
Les facteurs
de résilience (facteurs propices à l’émergence du processus) seraient à la fois
d’origine génétique et environnementale (notion de stress : addition de
plusieurs facteurs de stress). Ces facteurs sont donc à la fois d’ordre
intellectuel, émotionnel, comportemental et psychosocial. Noter que dans la vie
d’un individu ayant subi une ou plusieurs grandes blessures, les facteurs de
résilience peuvent varier.
Une conclusion ?
Je comprends le sens du message de Boris Cyrulnik comme un
grand espoir.
Parce que la psychologie "traditionnelle" a longtemps
considéré que les carences affectives chez l’enfant entraînaient
obligatoirement des difficultés relationnelles chez l’adulte, notamment concernant
l’empathie.
La réponse de Boris est beaucoup plus optimiste.
Par
exemple, un style d’attachement malheureux qui
s’est formé dans l’enfance (carences affectives)
n’est pas irréversible, n’est pas une
fatalité. Parce
que par la suite, nos relations avec les autres, les épreuves de
la vie peuvent
être formatrices (ex : échecs amoureux...).
C'est grâce à ces épreuves que l'on peut néanmoins
s’adapter, évoluer favorablement et "grandir", mûrir : évoluer dans
son style affectif, dans ses modes d'attachement.
Autrement dit, les empreintes de l’enfance ne sont
pas irrémédiables, la vie peut les effacer (plasticité neuronale, résilience).
à cela DSS ajoute qu’il existe en
nous des mécanismes naturels de rééquilibrage et
d'autoguérison,
et que pour les stimuler (pour augmenter notre résilience), il existe des
méthodes simples, naturelles et validées scientifiquement, qui passent par le
corps et par les émotions ( cf. « Guérir » http://www.guerir.fr/article.php3?id_article=2
).
Aujourd’hui, avec la
psychologie positive,
« la résilience vient rompre définitivement avec les
idées préconçues de déterminisme.
Avant l’apparition du concept de résilience,
n’étaient considérés face à une épreuve de la vie que les facteurs de risque et
la vulnérabilité de la personne.
Depuis, chez le même individu, le clinicien
évalue aussi les potentialités de protection et d’adaptabilité.
La résilience
nous invite à percevoir l’être dans sa globalité afin de comprendre comment il
parvient à se construire malgré ou à partir d’un contexte adverse. »
(Stéphane Szerman dans « Vivre et revivre - comprendre la résilience »)
Ndlr: bien noter
- que la résilence peut se manifester à tout âge ;
- que les méthodes du livre "Guérir", préconisées par DSS, qui consistent
à stimuler notre "guérisseur intérieur"
et à maintenir l' homéostasie, aident aussi à développer notre résilience :
par exemple la pratique régulière d'exercices
de cohérence cardiaque, et surtout l'EMDR
( EMDR = intégration neuro-émotionnelle par stimulation bilatérale alternée du cerveau, ex: mouvements
oculaires = désensibilisation et
retraitement de l’information par les mouvements oculaires => travail de cicatrisation
psychique et de guérison = thérapie utilisée au départ pour les soins post-traumatiques).
Ndlr: noter également que la résilience est aussi une forme d' homéostasie (l’ homéostasie --intégration et équilibre des fonctions physiologiques-- étant la capacité à conserver l'équilibre de fonctionnement en
dépit des contraintes extérieures ), voire d' homéodynamique ...
* définition
du stress en archives dans notre rubrique « Stress -
Respiration - concentration / Relaxation » (thème « cohérence
cardiaque »).
à lire :
- « Vivre et revivre - comprendre la
résilience » de Stéphane Szerman (éd.
Robert Laffont - 2006) : à lire en priorité. Parmi les thérapies proposées : les TCC et
l'EMDR.
- « La résilience
- l'art de rebondir » de Rosette Poletti et Barbara Dobbs (éd.
Jouvence - 2001) : une assez bonne synthèse. Principal manque, dans le chapitre "ce qui favorise
la résilience après un évènement
traumatique" : la thérapie EMDR !
- Et pour en savoir plus, bien sûr,
les livres de Boris Cyrulnik ("un merveilleux malheur", "le vilain
petit canard", "le murmure des fantômes, "parler d’amour
au bord du gouffre",...).
PS: Compte-rendu de la conférence DSS - Boris Cyrulnik sur le forum, en
"Conférence DSS & Boris Cyrulnik , EMDR, résilience"
Autre lien, l'encyclopédie Wikipédia :
http://fr.wikipedia.org/wiki/R%C3%A9silience_(psychologie)
Messages du forum :
Dépression, le retour
par Maarten - mar., 19 août 2003 08:42:23
[ ... ]
Je crois que non seulement DSS se bat pour une psychiatrie plus
"douce", mais aussi, et peut-être plus important
encore quand on parle de "rechutes", que 6 des 7 "clés"
( qui se renforcent mutuellement ) sont appliqués par
la personne elle- même (l'EMDR étant l'exception,
car généralement pas applicable comme auto- traitement
) et donc aident à trouver une autonomie réelle,
càd (re)devenir --dans certaines limites-- auteur de sa
vie.
Peut-être aussi s'agit-il moins d'éliminer "la"
dépression une fois pour toute, mais plus :
1) de créer une base plus solide, enfin
que l'on puisse rebondir plus vite quand la tristesse, déception
et désespoir nous revisitent (résilience)
2) de savoir mieux ressentir, gérer
et partager ses émotions et besoins, et donc sortir de
son "désavouement" et de sa solitude, voire
isolement, qui souvent sont à la base des dépressions.
bdc à Jersey et à A:
mercredi 22 Octobre 2003 à 13h19
Jersey, tous ces P transformé en ces 3 expressions: pourquoi restez-vous auprès
de cet homme? Vu ce que vous dites qu'il est, fuyez. Avez-vous déjà connu des
situations passées sur lesquelles mettre ces mêmes mots?
[ ... ]
Prof Tournesol:pour bdc
mercredi 22 Octobre 2003 à 14h11
Je pense que les choses ne sont pas aussi simples et que l'on peut au contraire
ne pas repeter ce qui s'est passe (choix conscient ou non). Nous ne sommes pas
systematiquement condamnes. C'est ce qui s'appelle faire preuve de
"resilience", un concept vulgarise par Boris Cyrulnik.
Qu'en pensez-vous bdc ? Prof Tournesol
bdc à Prof Tournesol:Résilience
mercredi 22 Octobre 2003 à 14h19
Voyez ceci: http://www.alice-miller.com/sujet/framfr.htm et si necéssaire lisez
Le drame de l'enfant doué, 1983 La connaissance interdite, 1990 C'est pour ton
bien, 1985 Abattre le mur du silence, 1991 L'enfant sous terreur, 1986 L'avenir
du drame de l'enfant doué, 1996 Images d'une enfance, 1987 Chemins de Vie -
Sept Histoires, 1998 La souffrance muette de l'enfant, 1990 Libres de savoir,
2001 La résilience aurait meme tendance à valider le droit de faire souffrir
puisque cela renforce l'individu à se défendre plus tard dans la vie" Vous
ne trouvez pas cela horrible vous? bdc
Bernard:à
" bdc " : Maarten ou Lacan ? ;-) // Résilience
mercredi 22 Octobre 2003 à 14h33
C'est curieux. Les derniers messages de Maarten du 21/10 -avant que vous ne
l'interrompiez- ne m'avaient jamais semblé aussi limpides "Auteur de vie,
bis" et surtout "Auto-persuasion et écoute du corps &
coeur." : exactement ce que je pensais sans savoir aussi bien l'exprimer.
Je m'associe donc à tous ceux/celles (la majorité des participants, j'en suis
sûr) qui ont exprimé leur gratitude pour son travail ici.
Et j'en profite pour rappeler un des messages les plus importants de DSS :
Antérieur dans l'évolution, le corps façonne les contenus de l'esprit plus que
l'esprit façonne les siens (le cerveau limbique entretient plus de connexions
avec le corps qu'avec le cortex ). C'est pourquoi les MOTS, la parole,
l'intellect et les idées ont peu de prises sur les émotions. Donc les méthodes
les plus efficaces sont celles qui tablent sur les capacités de l'organisme à
s'autoguérir, avec ou sans mots.
Et vous, vous faites allusion à Lacan et à ses "mots-maux" !... et
vous dites ne pas comprendre Maarten ?... étonnant.
Peut-être pourriez-vous mieux exprimer en quoi (dans le fond ) ses
interventions vous gènent, ou ce qui vous gène dans les thèses de DSS...
Je vous ai peut-être mal lu (je manque de temps pdt ces vacances scolaires ! ).
Mais vous, bdc, avez-vous (bien) lu " Guérir" et ses méthodes à
propos desquelles nous sommes censé échanger ici ?
--- Bernard.
PS : j'aurais volontiers participé à cette discussion avec Prof Tournesol sur
la résilience (vaste sujet !), mais je dois y aller !...
juste une chose : je pense que toute méthode visant à stimuler nos mécanismes
naturels d'autoguérison (cf. DSS ), contribue à augmenter notre résilience...
PPS: ... ... le "laisser venir les mots"
d'un traumatisme passé, ce peut parfois être libérateur,
mais :
1) "il ne faut pas forcer la parole, il faut la laisser
venir" ( B. Cyrulnik ).
2) la parole pour se libérer d'un poids, la parole comme
aide à la connaissance de soi et à la reconnaissance,
oui. La parole peut libérer, faire du bien,... mais pas
guérir. En effet, ici, nous parlons de maladies (stress
chronique, anxiété généralisée,
dépression, etc).
Prof Tournesol:pour bdc
mercredi 22 Octobre 2003 à 14h35
Excusez-moi, mais je suis un peu gene par le proselytisme dont vous faites
preuve par rapport a l'auteur mentionne ainsi que par la vision simpliste que
vous avez de la resilience.
Je vais maintenant essayer de faire preuve de resilience a mon tour afin
d'essayer de surmonter les traumatismes repetitifs suscites par votre facon
compulsive de citer l'adresse d'un site web qui ne merite pas autant
d'attention.
Bien a vous. Prof Tournesol
bdc à Bernard:dommage que vous deviez partir
mercredi 22 Octobre
2003 à 14h42
Pour dire simple:
dire avec des mots plutôt qu'avec son corps ou tout autre moyen une douleur que
le corps et le cerveau ont mémorisés est un moyen détourné de dire avec les
mots. Or, il me semble qu'il n'y a pas d'autres moyens pour dire une douleur
qu'avec le verbe, le mot. Et que cela soit entendu par un être humain
compatissant. Dire sa colère, sa haine, par exemple est une façon de dire tout
ce que l'on "souhaiterait" faire de mal sans pour autant passer à
l'acte. Je ne veux pas expliquer plus sur ce forum pour ne pas encombre
aussi si vous souhaitez en savoir plus, Bernard, donnez-moi (si cela vous
convient) une adresse e-mail où je peux vous répondre longuement pour tous:
rien n'empèche un travail sur le corps A+ bdc
[ Ndlr : les théories freudiennes, la
psychanalyse et ses dérivés, n'ont pas grand chose à faire avec les méthodes
préconisées par David.
le
"laisser venir les mots" d'un traumatisme passé, ce peut parfois être
libérateur, mais il ne faut pas forcer la parole, il faut la laisser venir (cf.
B. Cyrulnik : la parole publique libératrice = la reconnaissance ?).
la parole pour
se libérer d'un poids et pour être entendu, la parole pour s’éclaircir les
idées, la parole comme aide à la connaissance de soi, oui. Mais ici, nous
parlons de maladies (stress chronique, anxiété généralisée, dépression, etc) ]
bdc à Prof tournesol:resilience
mercredi 22 Octobre 2003 à 14h44
Prof, qu'est ce qui vous gêne dans ma proposition? bdc
Maarten:Résilience, maintenant sur
F-3 ! > Boris Cyrulnik et la Résilience
mercredi 22 Octobre 2003 à 19h33
RESUME
Afin de célébrer au mieux la 50e édition de son magazine, Mireille Dumas a
choisi de la consacrer au triomphe de la vie sur l'adversité. Invité principal
de la soirée, le neuropsychiatre Boris Cyrulnik a beaucoup travaillé sur la
résilience, soit la capacité à surmonter des tragédies et à «rebondir» ensuite,
à se remettre de ses blessures.
A son côté, la comédienne Emmanuelle Béart, ambassadrice du comité français
pour l'Unicef (Fonds des Nations Unies pour l'enfance) et Claire Brisset,
ancienne journaliste, nommée en Conseil des ministres, en 2000 et pour un
mandat de six ans «Défenseure des enfants», chargée de promouvoir et de
défendre les droits de l'enfant en France.
Témoignent des invités qui, tous, ont dû dépasser des traumatismes. Depuis la
disparition de sa fille Laurette, décédée d'une leucémie, Stéphanie Fugain,
l'épouse du chanteur Michel Fugain, s'efforce avec sa fille aînée Marie de
lutter pour les enfants souffrant du même mal. Corinne Tanay a perdu sa petite
fille lors de la médiatique «affaire de la Josacine». Neuf ans plus tard, elle
se bat pour les familles de victimes. Le chanteur Corneille raconte comment,
après avoir perdu toute sa famille lors du génocide rwandais, il a trouvé sa
voie dans la musique, qui lui permet de donner du rêve aux autres. Surnommé
«l'enfant du placard» en 1982, quand fut découvert son triste sort d'enfant
battu et séquestré, David Bisson a depuis trouvé l'amour avec Guylaine, également
maltraitée dans son enfance. Abandonné par ses parents, Jean Fayard a connu
jadis l'enfer d'une colonie pénitentiaire pour enfants. Marié et père de quatre
enfants, il est devenu éducateur sportif pour des jeunes en difficulté. A l'âge
de 18 ans, Nathalie a été violée et poignardée par Guy Georges. Lors du procès
du tueur en série, elle était la seule survivante à pouvoir témoigner.
Emmeline:A Maarten
- Résilience sur France 3
mercredi 22 Octobre 2003 à 23h51
Heureusement que vous avez attiré notre attention sur
ce magazine de Mireille Dumas que j'ai failli rater ! Tous les
témoignages étaient bouleversants, poignants et
passionnants en même temps. Cela m'a permis de connaître
Boris Cyrulnik et le vrai sens de résilience que je n'avais
pas encore étudié. Corneille a eu beaucoup de chance
d'avoir des parents adoptifs comme les siens pour se reconstruire
après les horreurs du génocide rwandais. Tous ces
témoignages émouvants sont une belle leçon
de courage. Bien à vous Maarten. Emmeline
bdc:resilience
jeudi 23 Octobre 2003 à 8h16
Bonjour,
Cette résilience n'existe que s'il y a eu du travail d'amour et d'attention
autour des gens maltraité. Je n'ai personnellement pas senti que la plupart des
gens présents étaient reconstruits et bien dans la vie si ce n'est la dame
violée et poignardée qui refuse de pardonner et Corneille qui a eu des parents
adoptifs - je pense- aimants. Quand aux autres dont le couple de l'enfant du
placard je ne pense pas qu'il s'en soit réellement sorti et que la résilience
joue favorablement pour eux. Regardez comme ces pauvres enfants souffrent
encore atrocement dans leur désespoir de trouvez une mère aimante. Et si qui
m'a aussi interpellé est le fait que l'épouse dans ce couple (j'oublie son
prénom, elle a comme métier: secrétaire juridique) était en grande émotion
(pleurs ) et que personne même Boris C. ne lui a à ce moment-là manifesté de
compassion. Le but de l'émission etait inconsciement de démontrer la véracité
de la résilience à laquelle je crois mais pas pour tous et pas dans les cas de
non travail effectué sur les émotions primaires) et je n'ai pas vue d'empathie
s'exprimer au cours de cette émission. J'ai eu le sentiment de voir une démo
que la résilience éxistait et que donc finalement les traumatismes subis dans
l'enfance ne sont pas si dramatiques que cela.
La difficulté qui persiste c'est de à la fois reconnaître les maltraitances de
tous ordre qu'elles soient, de juger et de condamner les personnes qui les
commettent y compris beaucoup de parents , d' adultes , de profs, de psys, en
un mot tous ceux qui abusent de leur pouvoir vu la place qu'il occupe par
rapport à l'enfant, au patient, au client, à l'autre (et c'est parfois très
subtil cf: "C'est pour ton bien" A. Miller) et de se même fait
reconnaître à son tour que cette place de pouvoir acquise (on a grandit, on est
parent, on est chef, on est patron, on est psy - pour certains-) on reproduit
les mêmes comportements (bien sur involontairement); Le problème est que même
quand on s'en rend compte on nie car il faudrait alors parler de ses sentiments
destructeurs que l'on éprouve et donc parler de ce que soi-même on a subit par
le passé et donc remettre en question le comportement de ses parents,
éducateurs,... . On entend qu'il faut pardonner. Pourquoi? Car sinon il faut
juger et condamner: ce qui entraînerait de remettre en question le comportement
de nos ainés.
Et ainsi: pas de reconnaissance des maltraitances, et la répétition s'installe.
La résilience ne fonctionne que s'il y a reconnaissance réelle des traumatismes
avec jugement .
Maarten:a bdc
jeudi 23 Octobre 2003 à 8h52
Cher bdc. Excusez-moi, mais je dois
être bref.
Je vous trouve fort négatif dans vos opinions, sauf... quand il s'agit de
l'idéologie d'Alice Miller, qui n'est vraiment pas sans faille, selon moi.
Et mes impressions de l'émission sur la résilience étaient tout autre.
En plus, votre résume de l'émission ne me semble pas sans préjugés. Je crois
que vous avez filtré des choses, qui ne correspondent pas avec vos idées.
Connaissez-vous des personnes qui ont vécu des traumatismes pareils qui se sont
mieux reconstruits que cettes personnes remarcables, qui présentaient comment
elles ont commencé de DONNER, vraiment donner et aimer, malgré tout?
C'est quoi, votre idée de reconstruction personnelle? Et connaissez-vous
l'EMDR, pour le déconseiller dans ces termes? Et finalement, vous me reprochez
de "jouer" le psy" (que je suis); et vous, que faites-vous?
En hâte, Maarten
bdc à Maarten et à :En réponse à
votre intervention
jeudi 23 Octobre 2003 à 9h08
Bonjour Maarten, Je ne vois pas le travail courageux d'Alice Miller comme une
idéologie mais plutôt comme un vrai travail de thérapeute. Maarten avez-vous lu
et étudié de près le travail de A. Miller? Je vais tenter de répondre à chacune
de vos remarques: - les impressions sur l'émission concernant la résilience me
sont personnelles et découlent de mon expérience à ce sujet. Je voudrais
clarifier ceci:
1.je crois que la résilience
existe mais uniquement pour des personnes à qui l'on a témoigné de la
compassion et de l'amour. Boris Cyrulnik.
2. Je pense que le jeune
homme du placard est encore aujourd'hui éteint et qu'il le restera tant qu'il
n'a pas sorti de lui tous les sentiments de colères et de haines qu'il a du et
doit toujours éprouver à l'encontre de sa mère. Ce gamin n'est pas construit.
Il continue à ne pas condamner sa mère qui lui a fait subir d'atroces choses.
3. Oui je connais des
personnes qui ont subis de terribles traumatismes et qui grâce à leur travail
sur leur émotions se sont reconstruites mieux que cela. Je pense que le père de
4 enfants n'a pas travaillé sa colère et haine contre ses parents. Il est
impossible, car inhumain, de ne pas éprouver de tels sentiments envers ses
parents qui vous ont faits subir tout cela.
4. je ne pense pas que
l'EMDR puisse aider Julie à présent et je le répète il est dangereux de jouer
ainsi avec la detresse des gens en leur conseillant de telles méthodes alors
qu'elles ont besoin d'un travail beaucoup plus constructif et où la parole à sa
place
(Ndlr: la parole soulage mais ne suffit pas à guérir
).
Rien n'empêche à mon sens un travail du/sur le corps et l'aide de
techniques relaxantes et autres, yoga, sport mais la psychothérapie doit avoir
lieu avec l'aide d'une personne bienveillante et qui suffisamment travaillé sa
propre histoire (y compris ces fameux sentiments primaires qui s'éveillent dans
la toute petite enfance au contact des maltraitances visibles ou invisibles
subies au contact des parents, educateurs)
5.je 'ai découvert le site
de A. Miller et son contenu que depuis 4 ou 5 jours au plus tard. Mais je
connaissais son travail remarquable et courageux depuis de nombreuses années.
6. A propos d'idéologie je
pense qu'en vous penchant en détail sur le travail de A. Miller (mais qui
dérange car il remet beaucoup de choses en question) vous y trouverez qu'elle
explique très clairement les mécanismes installés et autour des idéologies.
Voir par exemple idéologie naziste. Je pense que vous Maarten ui vous
interrogez et travaillez dans ce domaine vous y trouverez matière à réflexion.
Et mon but est d'échanger avec vous tous des expériences.
A propos de l'EMDR, Maarten,
ais-je retenu que vous même vous-même ne travaillez pas avec cette méthode? Il
me semble avoir compris cela des de vos précédentes interventions. Je
chercherai dans les archives. - Je pense réellement que cette technique ne s'applique
pas à des traumatismes importants de l'ordre de ceux qui sont évoqués. Je
pourrai si vous le désirez vous en parler plus longuement. Oui je connais
l'EMDR et je ne pense pas que cela soit ce qu'il faut pour ces personnes.
[ Ndlr : en 2004, recommandations de
l'INSERM reconnaissant l’EMDR comme un traitement validé et particulièrement efficace
pour les traumatismes graves + relire chap. 5 de "Guérir" ! lire
"EMDR, une révolution thérapeutique"
de Jacques Roques...]
7. oui vos interventions me
faisaient peur dans la mesure il n'est pas prévu ici sur ce forum de
s'installer en thérapeute. Par contre je réagis par expérience personnelle et
professionnelle et souhaite encourager toutes ces personnes en souffrance à
rechercher des personnes (qui ayant travaillé suffisamment lors propre histoire
personnelle) sont en mesure de les accompagner dans un travail de
psychothérapie adapté et sur mesure à chaque cas. Il n'y a pas de recettes
miracles et l'on ne peux pas en 3 ou 5ou 10 séances d'une technique appliquée
travailler vider des émotions et sentiments ressentis par une personne
traumatisée. Cela me fait un peu penser à un marché du dimanche avec ces
vendeurs ambulants qui ont tous le recette miracle pour enlever les taches de
graisses sur un tissu.
Pour en finir, oui cela me met en colère que l'on n'ai pas plus de considé
Jacques L.:Pour bdc
jeudi 23 Octobre 2003 à 9h43
Je vous trouve un peu trop présent sur ce forum, et de plus un peu trop
affirmatif dans vos propos, ce qui fait de vous quelqu'un d'extrèmement
dangereux. Je ne vois pas comment vous pouvez juger que ceci est bon ou mauvais
pour quelqu'un en lisant un message sur le forum. D'autre part je suis allé sur
le site Miller qui ne m'a pas ému plus que celà. Faite vous un peu plus petit
sur le forum, seul votre égo en souffrira.
bdc:réponse à Jacques
jeudi 23 Octobre 2003 à 9h58
Bonjour Jacques,
c'est difficile d'être ému par un site, par contre ému par la souffrance me
semble plus adéquat.
Avez-vous le sentiment dérangeant que je prend trop de pla sur ce site?
Expliquez-moi en quoi mes interventions vous dérangent. Oui je suis affirmatif
car je connais ce dont je parle mais je suis d'accord avec vous que le site de
A. Miller n'est pas accrocheur si c'est cela que vous souhaitez dire. Ais-je
raison? Par contre le contenu de son travail peut peut-être vous toucher si
cela faisait écho à des choses que vous avez subies, éprouvées, ressenties. A
propos des messages de personnes qui souffrent et s'accrochent comme elles le
peuvent à tel ou tel conseil: je me sentirais lâche de ne pas intervenir même
si je ne prétend pas détenir toutes les solutions. Je témoigne de mon
expérience personnelle au même titre que les autres personnes sur ce forum.
Certains risques de rejet doivent être pris si l'on souhaite rester intègre.
A + Jacques
Ps : Jacques, n'hésitez pas à prendre votre place sur ce forum, il est à
vous aussi et je ne le considère pas mien, avec toute ma bienveillance bdc
bdc à Jacques:ego
jeudi 23 Octobre 2003 à 10h25
Re-bonjour Jacques,
Ce que vous dites à propos de mon ego, me touche.
Je pense que vous êtes une personne qui sentez bien les autres et leur
fragilité. D'où vous vient ce besoin de me dire de me taire? Pourquoi toucher à
mon ego? Etes-vous certain qu'il est si gros que cela? Cela me rappelle des
remarques durant mon enfance et même plus tard à l'âge adulte: "tais-toi,
toi tu ne sais même pas encore parler" (de la part de mon père). Et
"arrêtes de pose" de la part de ma mère alors que c'était justement
dans les moments où je 'exprimais ce que je vivais, où pensais, où sentais avec
une émotion perceptible par elle qu'elle tentais de me faire taire en blessant
mon ego qui était fort petit. je sais aujourd'hui qu'ils craignaient
terriblement que je prenne la parole pour parler de souffrances (et ainsi cela
les renvoyais à leur responsabilité à ce sujet et à celle de leur parents qui
leur avait fait subir les mêmes souffrances). Tout est fait pour empêcher que
la vérité soit doit (je veux dire celle sur la souffrance car à part ce sujet
que je connais bien je prétends pas détenir toutes vérité). Involontairement
vous m'avez rappelé ces souffrances anciennes et me permettez ainsi d'y voir de
plus en plus clair.
A + Jacques
Maarten:Alice Miller/EMDR
jeudi 23 Octobre 2003 à 10h40
Un peu plus Alice Miller.
Je connais son travail, surtout son premier livre m’a beaucoup touché et m’a fait
comprendre par exemple comment mes angoisses et sentiments d’échec profond
étaient liés à ma sensibilité à la détresse de ma mère, que je voulais aider,
voire « sauver », petit comme j’étais et donc totalement incapable de faire
cela. J’ai aussi beaucoup compris sur l’abus narcissique (totalement
inconscient de la part de mes parents !) dont j’ai souffert énormément. Et son
critique sur le soi-disant conflit oedipien je trouve très convaincant et
important. Ce qu’il me manque dans son travail est la compassion pour les
parents, et je connais pas mal de personnes qui, « inspirées » par le travail
de Miller, ont resté dans un sentiment de haine pour leur parents, et sont
restés dans une attitude de victime envers eux. Quel gâchis ! Savez-vous si
Alice Miller a eu des enfants elle-même ? Je peux avoir tort, mais je ne le
crois pas, ce qui explique un peu aussi son attitude. Mon impression subjective
reste qu’elle a des grands difficultés avec l’autorité (sauf la sienne). Son
travail est une idéologie (comme la psychanalyse) pour moi, car pas basé sur
des recherches scientifiques, ceci en contraste avec les méthodes décrits par
DSS. Et je crois que le travail de Cyrulnik est basé sur beaucoup plus de
recherches aussi, en comparison avec le travail de Miller. Cyrulnik a
d’ailleurs dit que oui, le pardon aide, mais a aussi soutenu la femme qui ne
pardonnerait jamais le tueur de sa fille. C’est une nuance important, je
trouve.
DSS a mentionné
explicitement que l’EMDR prend (beaucoup) plus de temps quand il s’agit de
multiples traumatismes, donc là de nouveau vous présentez les choses d’une
façon que je trouve pas juste.
L’EMDR, quand bien fait,
fait sortir des émotions profondes, mais on reste pas si longtemps envahis par
eux ; c’est là la grande différence avec beaucoup des autres méthodes qui
travaillent sur les émotions. Effectivement je ne travaille pas avec l’EMDR «
pur » car je le trouve un travail trop « mécanique » qui, comme méthode, ne met
pas assez l’accent sur l’empathie et autres aspects de la relation
thérapeutique; donc là je vous rejoins. Mais je veux croire qu’il y a des
thérapeutes EMDR qui s’éloignent un peu des protocoles EMDR orthodoxes,
justement pour combler ce lacune (que je trouve important).
Bien à vous, Maarten
bdc à Maarten:A. Miller et votre
intervention
jeudi 23 Octobre 2003 à 10h56
Merci pour votre réponse Maarten,
Oui A. Miller a mis des enfants au monde qu'elle a élevé et "éduqué".
Avant de comprendre les raisons qui ont poussé les parents à agir ainsi, et
avant de passer outre sa rancoeur, il faut d'abord mettre à jour ses sentiments
et émotions liées aux traumatismes subis. Eventuellement plus tard en empathie
pour le petit enfant que fut le parent on peut éprouver de la tristesse pour
celui-ci qui a dû subir aussi pour en arriver à répéter ce comportement sur son
enfant. Mais ceci n'excuse pas cela comme dit l'expression populaire. Il faut
sortir sa colère et haine, et il faut qu'elle soit entendue et LEGITIMEE pour
qu'elle ne soit pas exprimée en acte réel (le fameux passage à l'acte). A + et
encore merci de vous êtes montré à moi. au fait message pour tous: je suis une
femme et pas un homme comme les messages me concernant pouvaient le laisser
supposer. Je veux dire que dans un message on parlait de moi au masculin. Bien
à vous tous bdc
Jacques L.:Pour bdc
jeudi 23 Octobre 2003 à 11h06
Si j'ai pu participer (bien involontairement) à certaines prises de
conscience et ainsi pu vous aider à avancer, j'en suis très fier.
Jacques
bdc:blessures
jeudi 23 Octobre 2003 à 11h20
Oui cela m'a permis de me rendre compte que je resterai éternellement sensible
aux attaques touchant mon ego (j'entends par-là le ma capacité à m'aimer liée à
ce que les parents/educateurs renvoient) et qu'il sagit pour moi de les
restituer à leur propiriétaire. Voici pourquoi je vous restitue vos parole,
elles n'engagent que vous.
Avez-vous réfléchi aux questions que je posais dans mon intervention à votre
attention, vous a-t-on déjà envoyé avec mépris des paroles de ce genre (= votre
dernière phrase: faites-vous un peu plus petit, seul votre ego en souffrira)
Faut-il faire avancer en blessant? (cela me fait penser à certains anciens
tortionnaires qui disent être fier d'avoir appartenu à telle ou telle ideologie
Qu'en pensez-vous Maarten et Jacques
bdc
florestan:pour marteen
jeudi 23 Octobre 2003 à 11h22
Le travail d'A.Miller ne se rapproche t'il pas de la thérapie primale d'Arthur
Janov?ce que je reproche à ces thérapies est la trop grande focalisation sur
les souffrances primales;or ces souffrances,c'est bien de les contacter mais il
faut aussi pouvoir les dépasser...d'autre part avez vous lu "la
psychanalyse au banc d'essai":édifiant!et à décourager tous les analysés
et les futurs candidats à l'analyse!!
Maarten:Idéologie de Miller, suite
jeudi 23 Octobre 2003 à 11h25
Vous écrivez: <<Avant de comprendre les raisons qui ont poussé les
parents à agir ainsi, et avant de passer outre sa rancoeur, il faut d'abord
mettre à jour ses sentiments et émotions liées aux traumatismes subis.
Eventuellement plus tard en empathie pour le petit enfant que fut le parent on
peut éprouver de la tristesse pour celui-ci qui a dû subir aussi pour en
arriver à répéter ce comportement sur son enfant>>.
C'est bien cela que je trouve une idéologie.
Je crois par contre que l'inverse
pourrait être vrai aussi (que cela dépend de la personne), et qu'il me semble
humain au moins de respecter les choix de la personne sans les pathologiser par
un à priori. Je crois par exemple que "l'homme du placard" ne serait
jamais sorti de son enfer, s'il avait suivi les conseils de Miller (mais je
suis d'accord avec vous qu'il a de chemin à faire encore; évidemment! Mais il
le fait de SA FACON) Et je répète: je connais pas mal de personnes qui ont
avalé l'idéologie de Miller et bloqué leur désir de comprendre et compâtir avec
leur parents, et se sont enfermées dans une attitude de victime. Qu'en
pensez-vous de cela? Et finalement, personnellement je trouve son attitude
"avocat inconditionnel de l'infant" déséquilibré. On critique, et en
partie à juste titre, je crois, le modèle d'"infant roi" et je crains
que l'ambiance des livres de Miller, probablement sans qu'elle le veuille,
encourage cet attitude. Les enfants ne sont vraiment pas que des anges, je
crois. Ils peuvent être très cruels aussi; et croire que cela serait seulement
la faute des parents... c'est d'une simplisme qui ignore beaucoup des donnés
fournis par les "descendents" de Darwin, par exemple. Et j'aime
beaucoup mon fils, et ses copains et copines, quand même. Maarten
bdc à Maarten:A.M.
jeudi 23 Octobre 2003 à 11h32
Maarten, moi il m'était plus apparu que A.M. rejettais la psychanalyse et elle
même beaucoup et totalement remis en cause (en en expliquant les raisons
qu'elles supposent être responsable de cela,voir correspondance entre Flies et
Freud)la théorie de Freud sur les phantasmes sexuels des enfants. (pour dire
simple).En lisant pls en profondeur son travail (les livres suivants) j'y ai vu
une perpétuelle interrogation avec des certitudes pourtant car elle avait une
départ non seulement une formation mais une pratique de psychanalyste (+ de 20
ans quand elle commenca à s'interroger sur les motivations inconscientes du psy
traditionnel, je peux expliquer son point de vue si vous voulez). j'ai moi-même
senti de la reticence à l'égard de son opinion concernant les psychanalystes.
Et par la suite j'ai compris un peu mieux grâce à un travail que je continue.
A= bdc
Maarten:à Florestan
jeudi 23 Octobre 2003 à 11h32
<<Le travail d'A.Miller ne se rapproche t'il pas de la thérapie primale
d'Arthur Janov?>>
Effectivement, dans ses livres plus récents elle semble préconiser un travail
qui me fait penser à la thérapie de Janov cs, même s'il est moins violent. Je
suis tout à fait d'accord avec vous, je crois qu'il est grand temps de faire
paraître plus de litérature sur "la joie primale"! Je n'ai pas encore
lu "le banc d'esssai", c'est sur ma liste. Mais je trouvais le
dossier en bio-sciences no 16 (et surtout la partie "démasquer le mensonge
freudien") remarquable, convaincant et effrayant...
Bon, je vais laisser la place aux autres. Bonne journée à tous, Maarten
Prof Tournesol:pour bdc
jeudi 23 Octobre 2003 à 11h36
Chere bdc.
En consultant les archives, il me semble que que vous avez cru bon d'avancer en
blessant certaines personnes sur ce forum. Le decalage apparent entre ce que
vous preconisez d'un point de vue theorique (qui peut paraitre parfois un peu
ideologique) et ce que vous dites aux autres sans doute par maladresse cree un
flou qui vous dessert forcement. Je ne sais pas si le fait de participer a ce
forum vous aide a combler ce decalage, mais je percois une sorte de cercle
vicieux et je ne suis pas sur que le fait de participer a ce forum vous
permettra de le briser. Peut-etre est-ce une erreur de ma part. Bien a vous.
Prof Tournesol
bdc:A.M avocat de l'enfant
jeudi 23 Octobre 2003 à 11h47
Quel danger il y at-il à être l'avocat des enfants? Pensez-vous sérieusement
que les comportements agressifs des enfants doivent leur être imputé? e
pensez-vous qu'il les ont appris. On fait que ce que l'on connait. Et
l'articulation de l'imagination se fait toujours à partir du réel. Cela veut-il
dire qu'il faut laisser faire les enfants dans leurs comportements agressifs?
Mais ils faut les entendre et les croire. Si vous le souhaitez je peux vous
expliquer des cas d'enfant dont la parole où les actes condamnés (niés = pas
pris pour du réel) avec les conséquences que cela entraîne. Un exemple courant:
Ecoutes tu était tout de même impolie (l'enfant avec regardé sa mère avec de
gros yeux rien de plus) tu l'as cherché; = les coups. Bof c'est quand même pas
si grave regardez comment l'enfant du placard s'en sort. Bien non il est
toujours en vie...... Et bien non il s'en sort très mal le pauvre et sa femme
aussi.
Bien à vous bdc
bdc à ProfTournesol:
jeudi 23 Octobre 2003 à 11h51
Cher Prof Tournesol,
Si j'ai blessé je m'en suis déjà excusé. Voulez-vous me dire: "elle l'a
cherché elle l'a bien mérité". Voir mon message de 12h57 Bien à vous
Maarten:à bdc, suite et fin
jeudi 23 Octobre 2003 à 11h53
Je trouves que vous faites une parodie (qui en plus manque de respect), et je
ne veux pas continuer ce genre de débat avec vous. Qui plus est: cette
discussion commence à dépasser le but de ce Forum, qui est dédié aux méthodes
du livre. Et je prends responsibilité pour mon rôle dans ce débordement, je le
regrette et je m'arrète. Maarten
à P. Tournesol et à:
jeudi 23 Octobre 2003 à 12h18
A quel moment ais-je eu des paroles dénigrantes envers l'un d'entre vous sur ce
forum;
Je répète que je savais qu'en intervenant de la sorte cela procurerait des
difficultés; par contre il me semble normal de vouloir mettre en garde contre
certains dangers évidents liés à l'utilisation de métodes par des thérapeutes
qui n'ont pas assez travaillé leur propre histoire. Et ainsi seront dans
l'incapacité de reconnaître et legitimer les sentiments humains éprouvés par
des victimes.ProF Tournesol, on parle d'être humains. merci pour votre réponse
ps: je ne pense par contre
pas que la thérapie primale d'Arthur Janov soit valable. Le contexte est trop
peu sécurisant et le travail d'intégration de nouveaux comprtements demande du
temps. Ce que ne procure pas cette thérapie.Je ne suis pas d'accord avec tout
ce que ce A. Miller avance. Mais beaucoup me parle.
Maarten, Je suis d'accord
quant au dépassement du but de ce forum mais n'y sommes nous pas tous entraîné
quand on parle d'angoisse, de difficulté à vivre, etc et que des personnes en
grandes souffrance se montrent sur ce forum pour essayer de trouver solution.
Il est un fait que les Omégas3, le sport, et autres techniques peuvent aider
mais je crois que les grandes souffrances qui se sont montrées-là (excusez-moi
jersey de vous prendre en exemple mais votre est celle qui m'a le plus
récemment touchée sur ce forum) comme celle de Jersey par exemple mérite qu'on
ne reste pas baillonné et que l'on avance des sujets de réflexions et des idées
qui permettent à ces personne sde se sortir de ce cercle vicieux.
Maarten, Je ne vois pas de
quelle parodie vous parlez. Je comprend tout à fait qu'ilde parler de tout
cela. Mais on ne peut pas en rester aux Om3 et EMDR et, etc, il plus et mieux.
Je ne parlerai plus de tout cela sur ce forum. A moins que l'on m'y invite mais
je ne regrette pas d'avoir ouvert cette petite porte sur une partie du chemin
menant à une solution individuelle pour chacun de nous moi y compris. A + bdc
Prof Tournesol:dernier message pour
bdc
jeudi 23 Octobre 2003 à 12h36
Chere bdc.
Nous n'arriverons malheureusement pas a communiquer de facon constructive sur
ce forum. Je vous souhaite de trouver le chemin qui vous convient le mieux pour
etre heureuse.
Au revoir. Prof Tournesol
bdc à Prof. Tournesol:votre message
jeudi 23 Octobre 2003 à 12h45
Professeur, Vous me dites au revoir car vous quittez ce forum? Non j'espère car
moi jy reste et souhaite encore lire des interventions des personnes qui
cherchent à comprendre pourquoi leur vie ne va pas comme elles pensent qu'elles
pourraient se dérouler. Moi je trouve qu'il ya eu de la construction dans ce
forum et grâce à des personnes en souffrance comme vous moi, Maarten et
d'autres nous avançons tous chaque jour un peu plus. Je le repète le ne
parlerai plus du sujet délicat qu'est la maltraitance et tout ce qui s'y
rattache concernant le travail d' Alice Miller. Mais je continuerai à être témoin
et participer à ce forum Bonne route à vous Avec toute ma bienveillance bdc
Jackie:à bdc
jeudi 23 Octobre 2003 à 13h37
J'hésite à intervenir car je crains un peu le "retour"... bdc j'ai
bien compris que vous êtes une femme et çà explique un peu la virulence de
votre implication. Peut-être trouveriez-vous un terrain d'escrime plus
approprié à votre démarche dans les forums académiques de discussions
théoriques et de confrontations verbales. Votre premièr message à Julie m'a
fait sursauter; j'espère qu'il ne reflétait pas te ton que A.M. utilise dans
ses traitements! bdc, moi aussi je suis une femme, et comme je veux vivre en
société, il m'arrive de devoir contenir certaines "montées de lait"
sans pour autant croire qu'il s'agit de refoulement.
Tchao!
alisol:à
bdc
jeudi 23 Octobre 2003 à 13h21
"Mais on ne peut pas en rester aux Om3 et EMDR et, etc, il y a plus et
mieux" Je reprends votre phrase ci dessus.
il y a toujours plus et toujours mieux, mais faut-il déjà commencer pas quelque
chose. Consulter en EMDR pour un viol n'empêche pas de suivre une thérapie
émotionnelle comme par exemple la DEV...méthode extrêmement efficace de
dynamique émotionnelle en groupe qui a contrario des thérapies comportementales
va débusquer les raisons profondes qui sont la source du problème. Je me méfie
des dénigremments de méthodes nouvelles sous pretexte que "ça ne marche
pas assez et qu'il y a des gens qui souffrent". La maltraitance a toujours
existée malheureusement. Mais on peux s'en sortir et utiliser tous les moyens
pour le faire.
Je parle par expérience. J'ai vu des gens avec des histoires et des passés
dramatiques pouvoir redevenir proactif de leur vie en exprimant les douleurs
jusqu'à ce qu'une "métabolisation" se fasse et que ces douleurs
anciennes ne soient plus des boulets handicapants agissant dans le présent.
Pour ma part j'ai eu une mère destructrice et je m'en sors haut la main
aujourd'hui, je ressens beaucoup d'amour et de compassion pour elle et je ne
souffre surtout plus d'un passé grévant.
Jackie:à bdc
jeudi 23 Octobre 2003 à 13h37
J'hésite à intervenir car je crains un peu le "retour"...
bdc j'ai bien compris que vous êtes une femme et çà explique un peu la
virulence de votre implication. Peut-être trouveriez-vous un terrain d'escrime
plus approprié à votre démarche dans les forums académiques de discussions
théoriques et de confrontations verbales. Votre premièr message à Julie m'a
fait sursauter; j'espère qu'il ne reflétait pas te ton que A.M. utilise dans
ses traitements! bdc, moi aussi je suis une femme, et comme je veux vivre en
société, il m'arrive de devoir contenir certaines "montées de lait"
sans pour autant croire qu'il s'agit de refoulement.Tchao!
helia:A Marteen et aux autres
jeudi 23 Octobre 2003 à 13h53
Si la thérapie primale de Janov vous a intéressée, avez-vous lu "la
thérapie du bonheur" du docteur Etienne Jalenques? Sous ce petit titre se
cache une méthode fantastique de dynamique émotionnelle, où l'on purrait
retrouver un peu du cri primal de Janov mais améliorée dans la technique. Je crois
que c'est une des rares thérapies qui aient autant d'efficacité aujourd'hui,
entre toutes les comportementales et autres, qui touchent aux symptômes plus
qu'aux structures et aux fonctionnements fondamentaux de l’être. De plus, c'est
un régal à lire... A+
bdc à alisol:merci de votre message
jeudi 23 Octobre 2003 à 14h04
Bonjour Alisol, Après avoir envoyé le message dont vous tirez l'extrait de
phrase j'ai relu le texte et constaté qu'il manquait un bout de phrase cela
aurait du être: il y a plus à faire et ainsi en gagner un meiux-être.
Excusez-moi mais parfois dans la rapidité de frappe (je ne regarde pas l'écran
en appyuant sur les touches du clavier) il y a des fausses manoeuvres de ma
part et des morceaux manquent au texte. Lorsque je le vois avant d'envoyer je
peux corriger mais là cela m'a échappé. Bien que l'EMDR peut pour certains être
un début de recherche de piste de solutions, ainsi qu'il en va pour l'Oméga3
et, etc. mais je suis intervenue dans le cas de personnes qui souffraient
au-delà du raisonnable si je peux me permettre l'expression *. Et c'est là
que je suis intervenue pour dire à Jersey, attention, attention. Et de plus
ouvrir une porte sur ce que je percevais des sentiments éprouvés par Jersey
lorqu'elle évoquait P. Je souhaitais,en premier lieu reconnaître son sentiment
de haine éprouvé, et que d'autres le fasse aussi, en légitimant (sachant bien
que l'histoire de P n'était que la répétition d'une situation plus ancienne).
Ensuite, je souhaitais la mettre en garde vis à vis de techniques (le mot le
dit bien: techniques) qui peuvent particulièrement avec certaines pathologies
ne faire que empirer les choses; voir svp: http://www.geocities.com/Heartland/Valley/9078/
emdr_vic0.html . Je me méfie de ces techniques qui disent tout résoudre en 2
(ou 3 je ne sais plus) cuillères à pot si vous me pardonnez l'expression *.
Ai-je un peu répondu à votre question? Bdc
Julie:Merci à tous
jeudi 23 Octobre 2003 à 14h16
Merci à tous pour le soutien que vous m'avez témoigné dans vous messages.
Malgré tout, je suis fort interloquée par le message de bdc. Vous semblez
certain que l'EMDR n'est pas indiqué dans mon cas. Je vais tout de même essayer
d'obtenir un rendez-vous chez l'un de ces thérapeutes (il y en a très peu en
Belgique, et encore moins de francophones). Comme je l'ai écrit précédemment,
la psychanalyse classique ne me convient pas vraiment, mais il est vrai que je
ferais mieux de prendre contact avec une femme thérapeute qui sera probablement
plus réceptive et empathique. Si vous avez des conseils ou des pistes de
thérapie vers lesquelles je pourrais m'orienter, n'hésitez pas à me contacter
sur mon mail: xxxxx@hotmail.com. Enfin, je voudrais rassurer ceux qui ont réagi
à mon appel à l'aide. Certes, le vide que laisse ma mère est parfois très difficile
à combler, et les problèmes de toxicomanie sont comparables à un bonbon qui
resterait collé dans vos cheveux: on arrive à s'en débarrasser, ca fait mal,
mais il reste toujours un peu de sucre bien adhérent, et c'est se départir de
cela qui est le plus difficile. Malgré tout, je parviens à garder le cap, je
termine mes études brillamment, et je pense que ma confiance de base est assez
élevée pour pouvoir m'aider à avancer encore. Je ne pense pas que
j'interviendrai encore sur votre forum, car vos discussions sont très pointues
et je ne m'y connais pas encore assez (je vais entamer une spécialisation en
pédopsychiatrie) pour y participer. Bonne route à tous, que la vie soit douce
avec chacun d'entre vous.
bdc à Jackie:en espérant que ce
retour vous soit acceptable
jeudi 23 Octobre 2003 à 14h18
Est-ce que vous parlez de ce cette réponse qui me semble la première que j'ai
adressée à Julie: "bdc:EMDR jeudi 23 Octobre 2003 à 9h29
Bonjour Julie, Je ne pense pas que cette technique puisse vous aider *. Je ne
pense pas non plus que c'est la mort de votre mère qui est la cause réelle de
votre tendance destructrice. Je crois par contre que cette disparition a mis à
nu des blessures plus anciennes. Cherchez un:une psychothérapeute de qualité et
travaillez votre souffrance auprès d'une personne compatissante et
bienveillante. Il faut du temps et ce n'est une méthode miracle qui va vous
apporter la solution miracle. J'ai mal pour vous, arrêtez de vous détruire et
faites confiance à ce que vous ressentez au plus profond de vous. Votre texte
m'a boulversé et je vous encourage à prendre soins de vous. Pour commencer,
faites-vous du bien au corps. A+ bdc"
Que reprochez-vous à ce
message? Je voudrais comprendre réellement Pouvez-vous expliquez ce que vous
entendez par "montée de lait" et un autre point dans votre
intervention:le fait que je saurais une femme? merci pour votre réponse
bienveillante bdc
Julie: mes paroles vous ont
fait du mal? Si c'est la cas je demande d'accepter mes excuses et sachez que je
regrette sincèrement de vous avoir blessé, je cherchais à vous protéger bdc
* [ Ndlr : en 2004, recommandations de
l'INSERM reconnaissant l’EMDR comme un traitement validé et particulièrement efficace
pour les traumatismes graves.]
bdc à julie:votre
email
jeudi 23 Octobre 2003 à 14h22
Je viens de lire votre message qui est apparu sur mon écran après que j'ai
envoyé le mien à Jackie et vous. je suis d'accord que le psychanalyse classique
ne convienne pas à tous mais ma psychothérapie en face à face peut à mon sens
être pour vous + bénéfique que si vous étiez conchée sur un divan (ceci en
fonction de ce que vous avez expliqué ultérieurement). Rien ne vous empêche de
tester, essayer mais faites attention à votre ressenti comme guide. Je vous
contacte sur votre mail privé pour la suite. bdc
helia:à
Julie, à bdc et aux autres
jeudi 23 Octobre 2003 à 14h55
Il semblerait que la EMDR s'adresse aussi à des personnes qui souffrent au delà
du raisonnable. A mon avis l'idéal serait de l'adjoindre à une thérapie de
fond. Et je pense que pour de grandes souffrances la psychanalyse n'est pas
adéquate car trop sur le long terme. Il existe de plus en plus de thérapies
d'expression émotionelle.. Avant toute chose lorsqu'on souffre il faut
pouvoir "hurler sa souffrance" - dans un travail suivi et accompagné
par des professionnels confirmés, ce qui permet la libération des affects
Lorsqu'elle est suffisamment exprimée cette souffrance commence à devenir
humaine et à revenir de "l'au-delà du supportable". Mais en
face-à-face c'est difficilement possible. C'est pourquoi les thérapie de
groupes ont ceci qu'elle permettent une expression émotionnelle puissante,
protégée du passage à l'acte et entourée d'humanité.
Bon courage à tous, de
quelqu'un qui a fait le chemin, long, difficle , effrayant, douloureux mais oh
combien gratifiant aujourd'hui, d'une thérapie émotionelle vivante "la
DEV" du docteur Etienne Jalenques (à Paris avenue Paul Doumer) il y a ds
gens qui viennent une fois tous les 15 jours de Belgique pour la suivre. C'est
dire.
Jersey:A Bdc - première et dernière
réponse
jeudi 23 Octobre 2003 à 15h02
Je pense que vous ne comprenez pas ma situation, et ne me comprenez pas
moi-même. Je regrette cependant que votre interprétation ne soit fausse : mon
histoire avec P n'est pas la répétition d'une histoire ancienne, il n'y a pas
que de la haine, je n'ai pas été maltraitée pendant mon enfance, je suis claire
par rapport aux éléments ayant pu influencer ma vie actuelle. Je regrette que
vous puissiez dénigrer le fait que je demande des conseils et contacts sur ce
forum : grâce à une personne j'ai pu aller consulter un acupuncteur, et je dois
dire que je tire un bénéfice de cette méthode. Votre réponse à Julie m'a
énervée, vous tentez sans doute d'apporter votre contribution à ce forum, avez
fait preuve de compassion lors de votre premier message mais je ne partage pas
vos théories que je trouve simplistes, et n'apprécie pas que vous puissiez
interpréter la situation à ma place et me citer comme exemple. Donc pour moi
correspondre avec vous est totalement inutile, ce serait brasser de l'air et
dépenser de l'énergie pour rien.
bdc:thérapie de groupe
jeudi 23 Octobre 2003 à 15h10
Bonjour Helia, je reviens sur le site après mon travail et votre mail
m'interesse. Oui la thérapie de groupe, mais pas toujours car: le groupe peut
ne pas supporter d'entendre la haine que quelqu'un à dire. Je pense sincèrement
que le transfert sur une thérapeute est necéssaire et en groupe tout cela n'est
pas possible. Bdc
bdc:sorry d'avoir mal compris
jeudi 23 Octobre 2003 à 15h20
Jersey, Voici le texte de votre mail daté du 22.10 sur lequel je me basais pour
parler de votre haine: Jersey:A Jackie mercredi 22 Octobre 2003 à 14h04 Je
dirais plutôt quel Pauvre type, quel Pervers ou quelle Plaie! Merci à tous. En
attendant RV avec nouveau thérapeute EMDR cet après-midi, puis mon psy (pour
lui dire que son traitement ne me convient pas, ce que je lui avais déjà dit
quand il me l'a prescrit).
Voici donc l'email en question jersey, la haine est
près de l'amour et elle va de pair. On ne peux haïr que su on a aimé, ou que
l'on aime si vous préférez. Je ne voulais pas vous blesser mais reste
convaincue de ce que j'avance ici Jersey, Je ne dénigre pas le fait que vous
puissiez deamnder de l'aide sur un forum, je mets plutôt en garde de ne pas
tout avaler tout cru et contre les techniques qui peuvent être désastreuses
dans ses suites pour une personne qui souffre bdc
bdc:pourquoi hurler sa souffrance
jeudi 23 Octobre 2003 à 15h22
mettre en mots ne suffit-il pas? Et il est possible que pour vous le face à
face ne convienne pas effectivement mais snas transfert il n'y a pas travail
digestion du trauma. Qu'en pansez-vous, bdc
bdc à helia:la dernière phrase de
mon message
jeudi 23 Octobre 2003 à 15h26
Qu'en pansez-vous au lieu de Qu'en pensez-vous? Sorry pour le lapsus qui
m'appartient bien à vous bdc
helia:à bdc et aux autres
jeudi 23 Octobre 2003 à 15h59
Amusant le lapsus :-) Je pense que parfois, quand il s’agit de la douleur, il
faut d’abord passer par l’expression directe et primaire que sont les cris et
les pleurs. La douleur s’exprime d’abord par les pleurs. Qu’elle soit morale ou
physique. Le cri est une des possibles expressions des affects traumatisants.
Il est une sorte de respiration qui libère. Lorsqu’on est soumis à trop grande
pression, libérer un cri libère également l’angoisse. Pleurer libère de la
douleur. Les enfants se calment lorsqu’on les laisse pleurer
[ Ndlr : attention ! il s’agit là
d’une dangereuse idée reçue. Boris Cyrulnik
--justement-- souligne ces croyances néfastes
et très ancrées (stéréotypes culturels) : « quand un bébé pleure, il faut le
laisser pleurer, il ne faut pas le prendre dans ses bras car il deviendra
capricieux ! » : et bien c’est une grosse erreur, ajoute Boris Cyrulnik. Pour acquérir le
plaisir d’apprendre et de s’ouvrir aux autres (attachement et sécurité
affective), le bébé a d’abord besoin d’une
bonne base de sécurité affective.]
Je pense qu’il s’agit d’une action et d’un travail qui se fait au niveau du
cerveau émotionnel. Une fois que cette douleur est exprimée de cette façon, on
peut alors y mettre des mots. On peut mettre les mots directement dessus, c’est
certain. Mais les mots ne libèrent pas, ils ne sont pas suffisants sans
l’expression des émotions. Moi j’utilise le mot « hurler » car il s’agit
parfois d’aller jusqu’à là, quand la souffrance est « au delà de la souffrance
». C’est pourquoi une thérapie en face à face vous amène à comprendre tout de
vous mais ne modifie pas la souffrance. Tout comprendre de ses douleurs, les
causes, les origines, les fonctionnements, n’apaise pas. Métaboliser, c’est
digérer, assimiler, ôter de sa puissance au traumatisme d’origine, faire en
sorte que le passé ne soit plus activé sur le présent. Mais je précise que dans
une thérapie émotionnelle de groupe il y a obligatoirement un thérapeute et
donc également un transfert. En tous les cas c'est bien grâce à ce transfert
qu'on accompli le travail thérapeutique...
;-)) A+
alisol:à
gérard et à tous
jeudi 23 Octobre 2003 à 16h18
on s'éloigne un peu mais c'est si sympa de discuter. Pour parler de son livre
je le trouve super. J'applique sa méthode de cohérence cardiaque mais depuis
longtemps car en fait je fais de la méditation et ça agit de la même façon !!!
Ca passe par la respiration et le ressenti de l'amour. Je connais un garçon qui
a fait 3 séances de MDR et qui est très content et impressionné du résultat.
bonne soirée à tous
Jacques L.:Pour Alisol et Helia
jeudi 23 Octobre 2003 à 16h25
Je trouve personnellement extrémement dangereuses une personne comme bdc qui a
un avis sur tout et particulièrement lorsqu'elle se permet d'affirmer que ceci
est bon où mauvais pour certaines personnes alors qu'elle ne les connait qu'à
travers quelques lignes lues sur un forum. La réaction de jersey en est une
illustration. CQFD Partager ses expériences est une chose, conseiller en est
une autre, particulièrement sur un sujet aussi sensible. A BDC, désolé pour la
"diarrhée verbale" je n'est en aucun cas voulu être vulgaire, mais
ceci est le seul qualificatif assez fort que j'ai trouvé pour qualifier vos
interventions un peu envahissantes.
Maarten:dernier de dernier à bdc
jeudi 23 Octobre 2003 à 18h03
Encore un dernier du dernier, car effectivement je n’étais pas clair quand je
parlais d’une parodie. Selon moi, vous avez fait une parodie par exemple sur
l’émission d’hier sur la résilience, une parodie qui en plus me semble manquer
de respect pour le chemin fait par ces personnes admirables et pour les idées
de Cyrulnik (qui malheureusement pour vous vont un peu à l’encontre de
l’idéologie de Alice Miller).
Je repète, les idées de Cyrulnik ont plus d'appui dans la recherche
scientifique que celles de Miller. Quand vous affirmez « tout est langage »,
je me demande si vous avez compris un peu les données fournis par DSS, et autres
spécialistes en neurosciences, qui contredisent votre affirmation.
Quand vous ne rectifiez pas votre suggestion que l’EMDR promet guérison en
quelques séances en cas de traumatismes plus complexes, cela commence à
approcher la mauvaise foi.
Quand vous défendez votre « interprétation » des problèmes de Jersey… je
commence avoir la bouche bée (et je reste diplomate).
Et ainsi de suite. Je m’arrête ici. Et en général ce qui me manque est que vous
ne semblez pas écouter le feedback des autres, sauf pour défendre encore une
fois votre point de vue. Prenez un peu de recul, pour acceuillir au lieu de
courir en avant, dans votre direction, SVP. Maarten
bdc à Maarten et à :polémique et
autres
jeudi 23 Octobre 2003 à 18h17
Je ne saisis pas le contenu de vos propos. Mais je crois comprendre que vous
n'êtes pas d'accord avec mon avis.
Je pense effectivement que dans la mesure où cela ne peut à l'heure actuelle
pas passer entre vous et moi il est préférable que vous ne réagissiez pas à mes
propos. Je souhaiterais que vous ayez enregistré l'émission de vie privé vie
publique d'hier soir et que vous puissiez la revisionner avec un autre regard.
càd en acceptant l'idée que je peux avoir une opinion sur les choses que vous.
Pour terminer, je pnse réellement que les personnes que nous avons vu hier ont
beaucoup souffert et souffrent encore énormément et ne sont pas
"débarrassée" de ces sentiments mis à vif (haine, colère) par trop de
maltraitance. Cela ne m'empêche pas de les respecter mais je constate que tout
est fait pour que soit sauvegardé le peu de responsabilité des gens qui les ont
malttraités. Votre attitude me choque dans la mesure où vous me condamnez alors
que n'ai agressé aucun d'entre vous ni même vous Maarten. Je pense qu'il nous
reste à tous un fameux travail à faire et je prie le bon sens et la
compassio/bienveillance parfis bien cachée pour qu'elle nous amène à plus
d'humanité et de respects de la douleur de l'autre. bdc
Jersey:A
bdc : on arrête
jeudi 23 Octobre 2003 à 18h47
Pour en finir : non, ce n'est pas de la haine, c'est ce que je pourrais avoir
envie de dire après une bonne engueulade. C'était à prendre davantage au second
degré par rapport au message de Jackie. C'est plus subtil que votre
interprétation et je n'ai pas envie de vous expliquer quelque chose que vous
auriez du mal à comprendre. Puisque vous ne connaissez ni ne saisissez mon
histoire, je vous prie de ne plus intervenir à mon sujet.
bdc à Jersey:libre à vous et à moi
de voir ou entendre ce que l'on veut
jeudi 23 Octobre 2003 à 19h08
Et bien après une bonne engueulade (ce que vous avez aussi dit de votre
histoire dans vos différents messages sont à prendre en considération pour
comprendre un peu votre histoire) cette haine se dit à travers les mots que
vous avez utilisé. Ou alors ces mots ne pas de sens pour vous. Pourquoi
minimisez-vous la réalité que vous avez exposé sur ce forum. je ne juge pas vos
sentiments, je les entedais, rien de plus. On peut se demander pourquoi la
haine est si dificile à exprimer, qu'est-ce qu nous interdit de la mettre en
mot? Notre éducation judeo-chrétienne ou autre choses? Bonne soirée tout de
même Jersey et sachez que je ne juge pas malgré ce que vous pouvez croire.
Jackie:à tous
jeudi 23 Octobre 2003 à 19h12
Je devrais dire "à tous ceux qui sont encore là" car plusieurs ont dû
se lasser de cette ambiance! Quand les enfants se chicanaient, ma mère
disait:"le plus intelligent va arrêter le premier".Je suggère qu'on
laisse le jeu se calmer,qu'on donne le temps à bdc de rentrer ses griffes et on
verra plus tard quelle communication est possible. En tout cas, c'est mon
programme personnel et je n'ai aucun droit d'auteur...
Maggie:...
jeudi 23 Octobre 2003 à 20h01
Chere Berenice - quand Jacques a utilise l'expression 'diarrhee verbale' je n'y
vois rien de grossier ni vulgaire. Je lis plutot 'flot incessant de paroles
permettant ni reflexion ni comprehension par celui qui parle et celui qui
l'ecoute'. C'etait ce que J. a demontre dans le nombre de vos messages depuis
24 heures. Vos idees et vos pensees pourraient avoir + de valeur si vous vous
donniez la peine de les structurer avant les formuler afin d'eviter les
malentendus et eventuelles blessures. Or les fautes de frapppes et autres
contre-sens refletent un esprit en desarroi qui veut cout que cout se faire
entendre en parlant plus vite et plus fort que tout le monde. Exprimez vous
avec moins de mots et plus de clarte et vous aurez peut etre une audience qui
appreciera vos propos a leur juste valeur. Bon repos a tous.
Jxxxx:EMDR
vendredi 24 Octobre 2003 à 0h30
Accédant enfin aux archives j'ai vu que certains demandent encore des
témoignages .
Deux séances EMDR pratiquées par un médecin compétent et bienveillant m'ont
apporté plus de soulagement que des thérapies orales étalées sur 20 ans ,
aussi bien des séquelles de trauma psy , du genre noyade par le père et
maltraitance , ou trauma physique comme accident à la colonne vertébrale et
lésion cérébrale .
Si vous voulez des précisions sur le déroulement d'une séance , vous pouvez me
contacter à xxxxxx@laposte.net . Amitiés à tous .
jxxxx:méthodes du "Livre"
vendredi 24 Octobre 2003 à 10h46
"Guérir" ne parle-t-il pas de l'efficacité des relations positives et
des soins apportés aux autres ? :
ainsi je ressens ce forum comme une opportunité de dire ses souffrances , d'être
écouté , de témoigner sa compassion et d'indiquer des pistes. Et je constate
souvent que des plaintes au début confuses se transforment peu à peu , au cours
des échanges , en prises de conscience de plus en plus calmes . Personnellement
je trouve que ce forum est une extraordinaire mise en action du fameux livre
.Bien amicalement à vous de la part de quelqu'un qui revient de très loin .
jxxxx:pour Huguette qui cherche une
confirmation
vendredi 24 Octobre 2003 à 16h38
Le livre "guérir" a confirmé scientifiquement certaines des méthodes
(acides gras oméga-3, exercices physiques, communication
émotionnelle,acupuncture chinoise, énergie de la lumière, cohérence cardiaque ?
,) que j'avais empiriquement utilisées pour sortir d'une dépression profonde ,
longue , et de troubles complexes d'origine traumatique , en limitant vraiment
au minimum un antidépresseur .L'EMDR est la touche finale et vraiment bienvenue
pour ce qui restait incrusté psychologiquement. Dans mon cas cette dépression
est vraisemblablement une inflammation comme le suggère DDSS et j'ai aussi
utilisé d'autres méthodes comme la détoxination et la suppression d'aliments
inflammatoires . Ce livre permet de gagner énormément de temps , il peut être
complété par d'autres méthodes .
Courage, on s'en sort.
[ Ndlr : Pour revenir à la résilience, lors de
la conférence DSS-Cyrulnik 2005, à la question
« l’EMDR peut-elle accélérer la résilience ? », Boris a
répondu qu’il s’agissait « d’un véritable changement de paradigme », ajoutant
que l’EMDR était pour lui « une clé stimulant l’éveil de la conscience » ...]
Bernard:à
Emmeline et à tous > double action des OM3 > plus
de résilience
jeudi 4 Décembre 2003 à 10h29
[ ... ]
" Il a été observé que le renouvellement
en oméga-3 des membranes des neurones se poursuit pendant
au moins trois mois (certaines études comme celle du Pr
Bourre de l'INSERM suggèrent deux années) après
le début de la prise de suppléments, après
quoi les membranes semblent stabilisées ". C'est
pourquoi je parlais de "guérison d é f i n
i t i v e" au conditionnel.
De plus, qd on parle de "guérison", il s'agit
de la guérison des neurones du coeur (cahos cardiaque)
et du cerveau émotionnel (inflammation). Mais pas directement
la guérison d'une anxiété ou dépression
: plutôt une moindre vulnérabilité, càd
une plus grande résilience, il me semble.
jxxxx:Platon (?) Appel entendu > EMDR et résilience
lundi 29 Décembre 2003 à 14h54
J'ai beaucoup cherché par moi-même;
mes observations
personnelles pour comprendre mon état déclaré
"c'est complexe "par un éminent neuropsychiatre
, n'ont été validées et expliquées
parfois que des années plus tard. Je n'ai vraiment pas
l'impression d'être "sectaire " ni un "bon
petit soldat" . Mais MOI MOI MOi comme vous le demandez
, avec 4 séances de EMDR et peut-être aussi l'appoint
des Om3, (et toutes les autres aides que j'ai pu trouver au fur
et à mesure depuis des années) je peux constater
que je n'ai pas eu de dépression ni de crise cérébrale
depuis 2 mois alors que je viens de subir tellement de stress.
Platon : Avez -vous peur que ces méthodes ne vous apportent
rien à vous ? Connaissez-vous la résilience ? Mon
enfance aussi a été plus que difficile et l'EMDR
m'a permis de descendre en dessous du seuil de tolérance
la somme de mes souffrances . Cela me laisse une marge de manoeuvre
. Si vous restez sur le forum , on aura peut-être le bonheur
de vous voir vous apaiser peu à peu . Bonne chance Jxxxx
Bernard:Pour
le Chat ... > sortir du cercle vicieux (guérisseur
intérieur et résilience)
mardi 6 Avril 2004 à 23h19
PS: pour répondre à la question du Chat, par IRM,
on peut aujourd'hui constater à la suite de dépressions
ou stress prolongé certaines altérations morphologiques
du cerveau, telles que la diminution de la "neurogénèse
hypocampique", une atrophie dentritique pouvant aussi entraîner
des réductions de volume de l'hippocampe par exemple (qui
fait partie du "cerveau émotionnel" ou "système
limbique"). " Ces altérations, corrélées
à la durée de la dépression, expliquent
la symptomatologie de la dépression et la vulnérabilité
des patients. ... d'où l'importance de pouvoir restaurer
les mécanismes de neuroplasticité, notamment au
niveau de l'hippocampe ..." (QdM, janv. 2004), autrement
dit restaurer nos propriétés de "RESILIENCE".
Bernard:Stimuler
l'autoguérison ; devenir acteurs de notre guérison
> neuroplasticité et résilience
mercredi 28 Avril 2004 à 13h55
[ ... ] En effet, les oméga-3 par exemple, en plus de
leur effet sur le coeur (et donc sur l'équilibre émotionnel,
en synergie avec toutes autres méthodes permettant d'entrer
en cohérence cardiaque, en les renforçant ), les
omega-3 ont en plus une action sur le cerveau, sur un plus long
terme (de même que les vitamines du groupe B , par exemple).
Cette action moins "visible" est importante car elle
consiste à stimuler le renouvellement des cellules nerveuses,
l'auto-guérison du cerveau, sa neuroplasticité,
sa "résilience", la régénération
des membranes neuronales jusqu'à leur stabilisation (savoir
qu'après un ou plusieurs épisodes dépressifs
majeurs, attaques de panique ou de stress prolongé, le
cerveau émotionnel est fragilisé, la neuroplasticité
est moindre, ce qui explique le taux si important de récidives
; or, si les antidépresseurs soignent très bien
les symptômes, ils ne guérissent pas en profondeur
le cerveau émotionnel.).
Syskaya - Posted
- 11 January 2005 : 01:05:08 > EMDR et résilience retrouvée
bonjour, nouvelle sur le site. J'ai bénéficié
de séances d'EMDR avec le plus grand bonheur. J'aimerais
bien échanger la-dessus (avant-après ! ). Le bénéfice
en est si grand, je n'ai pas d'autre mot que de dire que j'ai
trouvé mon humanité. Si quelqu'un a un autre mot
à proposer...
Par ailleurs, je suis fan aussi de Boris Cyrulnik,
dont je dévore les livres. Il me semble que l'EMDR pourrait
favoriser, voire permettre cette fameuse résilience dont
il parle.
Pour ma part, j'étais très carencée
affectivement; j'ai suivi une thérapie avec un psychiatre
durant 3 ans, à 38 ans; ensuite des soins osthéopatiques,
énergétiques, de la kinésiologie (je suis
adepte des médecines parallèles...). Ca allait
de mieux en mieux, mais ce n'était encore pas ça.
Et puis la rencontre avec l'EMDR en septembre dernier, et depuis...
guérie, voila. Sans heures sur le divan, sans cris, (presque)
sans crise, je me suis trouvée; comme si j'avais enfin
trouvé cette chanson qui me trottait sur le bout de la
langue depuis toujours; comme si une main magique avait enlevé
les voiles épais devant mes yeux; je peux enfin agir,
savoir ce que je veux, le dire, comme de vous écrire cette
lettre.
juste vivre,... c'est aussi bon que ce que je l'imaginais.
alors vous comprendrez que je suis une "adepte" de
l'EMDR; est-ce que ca a fait pareil pour vous ?
a très bientôt
Mélaine
- Posted - 27 January 2005 : 19:22:11
salut Emmeline,
tu sais que je suis fan, mais alors super fan de cyrulnik Je
te conseille comme bouquin "un merveilleux malheur",
il est en livre de poche donc pas trop cher. C'est un bouquin
sur la résilience, au titre déjà très
évoquateur, tu ne trouves pas ?
Je suis allée l'écouter 2 fois
lors de ses conférences, l'une ayant comme thème
: "la résilience à tous les âges de
la vie" et l'autre "résilience et écriture",
ceci dans le cadre de mon boulot. J'ai vraiment rencontré
un homme extraordinaire avec une telle simplicité, une
telle humilité, une telle humanité, qu'on ne peut
rester indifférent. C'est vraiment quelqu'un de bien,
je le confirme et je suis heureuse que tu es découvert
ce grand monsieur, qui n'a pas toujours fait l'unanimité
parce qu'il dérangeait en fait en affirmant que l'on peut
guérir des traumatismes de son enfance et çà
à tous âges de la vie Son plus énorme "pavé
dans la marre" fut d'affirmer que quelqu'un par exemple
qui a été battu dans son enfance ne serait pas
forcément un parent maltraitant s'il avait pu "entrer"
en résilience (c'est-à-dire guérir les blessures
de son enfance)avant d'être parent lui même.
Oser contredire ce que tout les médecins
et autres juges affirmaient, ce que l'on lit partout, à
savoir, quelqu'un qui a été battu dans son enfance
va automatiquement battre ses enfants, lui a valu quelques ennemis.
Aujourd'hui, il est reconnu parmi ses paires Ses travaux sur
la résilience sont cités en exemple, il amène
des preuves puisqu'il à fait des études en suivant
plusieurs de ses patients sur 20 ans, il est réclamé
dans tous les séminaires. Le psy avec lequel je travaille
s'inspire beaucoup de lui, c'est d'ailleurs comme çà
que je l'ai découvert moi aussi.
Bon je me force à m'arrêter parce
que l'heure tourne et j'ai tout bonnement une faim de loup Et,
si on me branche sur cyrulnik, je deviens vite intarrissable.
Bonne soirée ma douce et je suis heureuse d'avoir pu discuter
avec toi ce soir sur un sujet qui me passionne.
Je n'oublie pas tous les potes du forum à qui je fais
un coucou en passant.
MELAINE
Emmeline - Posted
- 27 January 2005 : 20:44:33
Coucou Mélaine et à tous
Moi aussi, je trouve le parcours de Boris Cyrulnik incroyable
! Lui-même en résilience après les horreurs
de la dernière guerre dont il a souffert
Il y a qq temps, il était sur un plateau TV avec le chanteur
Corneille qui a assisté à l'assassinat de toute
sa famille au Rwenda et qui a prouvé lui aussi qu'après
de telles atrocités on pouvait s'en sortir aussi bien
que d'émotions sur le plateau ! de forces à eux
deux et d'espoirs donné aux autres...C'était géant
! Tiens pour toi Mélaine, une petite phrase de lui, je
suis sûre que tu vas aimer :
"Chaque enfant a autour de lui une constellation d'étoiles
: parfois l'une de ces étoiles s'éteint, sa mère
-l'étoile majeure - meurt, le père s'évanouit
dans la nature, l'enfant blessé va devoir surinvestir
les autres étoiles qui continuent à briller autour
de lui"
C'est beau non ? C'est du Cyrulnik ! J'adore et ne rate aucune
émission quand je sais qu'il passe, (comme pour David)
si j'avais su je t'aurai prévenu pour son passage d'hier
sur france 5. La prochaine fois, on s'avertit OK D'AC ?
Gros bisous à tous et bonne soirée
Emmeline
petite-plume
- Posted - 28 January 2005 : 14:00:59
Bonjour à tous, [ ... ]
Et maintenant à tous : j'ai lu plusieurs livres de Cyrulnick
, mais celui qui m'a le plus intéressé personnellement
et qui risque de vous intéresser (puisque vous êtes
sur ce forum ), c'est "Les vilains petits canards"
.
En effet c'est dans ce livre que "je me suis retrouvée"
. Il y expose différents cas , dans lesquels l'attachement
mère-enfant s'est mal passé. Et il y avait deux
cas de jumeaux , et ça m'a éclairée.
[ ... ] L'approche multiple de Boris Cyrulnick , entre autre
avec l'éthologie et les théories de l'attachement
n'a pas cette limite-là ...et c'est bien tant mieux !
Il a une quadruple casquette : neurologue , psychiatre, psychanalyste
et éthologue , ce qui ne plait pas vraiment à mes
prof psychanalystes purs et durs , qui ne veulent voir le monde
que selon leur théorie
Il a une cinquième casquette , si je puis dire , c'est
sa propre expérience de résilience (rescapé
de la shoah).
Il sait donc de quoi il parle
Un autre livre peut aussi vous être très utile car
il parle de cas plus dramatiques de maltraitance et de résilience
: "un merveilleux malheur ".
Bon et merveilleux week-end à tous !
Petite Plume
Bernard - Posted
- 13 February 2005 : 12:46:54
Résilience :
Encore des phrases sympa de Boris Cyrulnik :
" un coup du sort est une blessure qui s'inscrit dans notre
histoire, ce n'est pas un destin "
Encore mieux, je trouve :
" Non seulement les caresses possèdent une vertu
tranquillisante et anti-douleur,
mais en plus, elles participent à la constitution de l'identité
et à l'émergence de la pensée. "
J'aime bcp moi aussi Boris Cyrulnik (le personnage et ses livres)
...
- mais pour ceux qui veulent comprendre
ce qu'est la résilience ("résistance psychique"),
je conseillerais la lecture d'un petit bouquin très clair,
" La Résilience " - L'art de rebondir
- de Rosette Poletti et Barbara Dobbs - Editions Jouvence,
2001 ( 4,90 €uros).
- Et pour ceux qui veulent développer
leur résilience, je conseillerais la lecture de...
" Guérir " ... d'un
certain David Servan-Schreiber, dont six des sept méthodes
consistent à stimuler notre "guérisseur intérieur"
et par conséquent à développer --à
tout âge-- notre résistance psychique, notre résilience.
Bon dimanche à tous,
--- Bernard.
PS: compte-rendu de la conférence DSS - Boris Cyrulnik sur le forum, en
http://www.forum-guerir.com/topic.asp?TOPIC_ID=212&whichpage=2
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