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Travail sur
soi :
EMOTIONS, AMOUR, COLERE, ESTIME DE SOI, SOI et les AUTRES, CNV, etc
Définitions
: Assertivité - Communication
émotionnelle
Empathie
Intelligence
émotionnelle
Affirmation de soi, Confiance en soi,
Estime de soi
Cartes SPACEE et ELFE de
"Guérir"
Messages
du forum : DSS sur France
Inter
Préambule
de Bernard A. (dernière
mise-à-jour le 5 novembre 2008).
Définition
de l'assertivité
:
L'assertivité, c'est l'« affirmation
de soi positive constructive et responsable, intelligente, adulte », c'est
savoir s'affirmer (*) sans agressivité :
c'est la base de la « communication non violente » (CNV).
Etre assertif, c'est savoir défendre ses droits tout en respectant ceux des
autres.
L'assertivité permet de mieux
s’intégrer au groupe, de faire évoluer les choses « dans l’intérêt et le
respect de soi, mais aussi d’ autrui » : c’est la façon optimale de
s’affirmer et d’exprimer sa personnalité (réduction des conflits... et du
stress !).
Comment
reconnaître l'assertivité ?
« Savoir dire non, savoir demander, oser s’exprimer… Une attitude, si elle est
vraiment assertive, rapporte toujours un bénéfice. Surtout, on ne la regrette
pas, quel qu’en soit le résultat. »
Elle suppose :
- humilité (l'humilité comme force tranquille) : « Je suis humain, je peux donc
me tromper, je l’accepte et j’apprends de mes erreurs que je reconnais »,
- sens de la mesure, de la réplique (équilibre émotionnel), du dialogue, de la
négociation et du savoir-faire (s'entraîner !...).
Elle exige :
- savoir critiquer (sans mépris ), savoir recevoir la critique ( calme, estime
de soi, humour bienveillant, ...),
- savoir exprimer clairement ses besoins... et comprendre ceux des autres,
- savoir se faire respecter sans heurter ni blesser ( autorité, tact...),
- pouvoir communiquer sans s’imposer ni s’effacer (« j'ai des choses à dire et
je les exprime »),
- savoir communiquer de façon positive et responsable,
- savoir exposer son opinion de façon claire et précise (sans faux-fuyant), de
manière directe mais non agressive.
- ne pas se laisser envahir par la peur de dire ou inversement par la colère,
- savoir sortir des jeux de pouvoirs,
- être respectueux et respectable, savoir développer la réciprocité,
- écouter ses émotions et sentiments, apprendre à les exprimer, reconnaître
émotions et sentiments de son interlocuteur (empathie),
etc…
En résumé, l'assertivité est une attitude à la
fois d'affirmation de soi et de respect d'autrui.
Il s'agit d'assurer le respect d'autrui et celui de soi-même,
l'affirmation de soi et l'humilité, la capacité à dire, autant que celle
à entendre. L'assertivité est l'attitude dans laquelle le partage de points de
vue différents devient possible sans conflits.
Quant à la
communication non violente (CNV) bienveillante ou assertive, c'est une
méthode qui permet la communication respectueuse de soi et de l'autre, qui
permet d'accroître la qualité de la relation et la compréhention mutuelle : il
s'agit d'un processus complexe à utiliser avec discernement (il peut
parfois être légitime et plus efficace de choisir la passivité ou
l'agressivité).
Apprendre le comportement assertif (force tranquille) peut nécessiter chez
certains un gros travail sur eux-mêmes (**).
Ce travail intérieur peut être grandement
facilité s'il s'appuie sur des méthodes corporelles efficaces. Celles
préconisées par DSS dans Guérir (médecine émotionnelle)
feront participer le corps à tout travail intérieur de retraitement
(comportement, cognition, analyse).
Définition de l' empathie :
Etymologiquement parlant,
"empathie" signifierait : "comprendre l'émotion" ou
"comprendre la souffrance".
Dans les sciences humaines, l'empathie désigne une attitude envers autrui
caractérisée par un effort de compréhension intellectuelle de l'autre, excluant
tout entraînement affectif personnel (sympathie, antipathie) et tout jugement
moral :
Contrairement à la sympathie ou même à la compassion (état émotionnel), l'empathie
est une pratique intellectuelle qui, par définition, s'enseigne et s'apprend.
L'empathie implique un mécanisme de recul intellectuel qui vise la
compréhension des états émotionnels des autres, se mette à sa place en
pratiquant l’écoute dite bienveillante (ou écoute active, par
reformulation : exprimer ce que l’on a éprouvé en écoutant l’autre).
L'empathie est une notion désignant la capacité d'une personne qui peut comprendre
les sentiments et les émotions d'une autre personne, sans se faire parasiter
par un état affectif ou émotionnel "sympathique" ou
"antipathique". L'empathie s'associe avec un positionnement distancié,
impartial et neutre.
(Source : encyclopédie Wikipédia en http://fr.wikipedia.org/wiki/Empathie
)
Pour d’autres auteurs, l’empathie
est une forme de résonance émotionnelle, permettant de comprendre la
cause de l’état émotionnel d’autrui. Mais « s’il est essentiel de pouvoir
partager les émotions avec les autres, il faut aussi garder son autonomie et
une certaine distance consciente. Sans cette distance, il ne peut y
avoir compréhension de l’état affectif de l’autre : il y a seulement
contagion des émotions. ».
(cf. magazine « Cerveau & Psycho » N°13, 2006)
Pour Daniel Goleman (cf.
« l’intelligence émotionnelle »),
l’empathie repose sur la conscience de soi ; plus nous sommes sensibles à
nos propres émotions, mieux nous réussissons à déchiffrer celles des
autres : reconnaître émotions et sentiments de son interlocuteur, implique
se savoir écouter ses propres émotions et sentiments (aptitude à identifier son
état émotionnel et celui de autres).
Comme l’écrivait DSS (cf. « Guérir »), contrôler son être
intérieur, développer son intelligence émotionnelle, c’est commencer par
« ne plus être un étranger, ni pour soi-même, ni pour les autres. ».
Plusieurs des méthodes préconisées par DSS peuvent
nous y aider, en particulier l’exercice régulier de la respiration consciente/
cohérence cardiaque (un logiciel de biofeedback pourrait aider ceux qui n'ont
pas un bon ressenti de leur corps).
Empathie et style d'attachement :
Boris Cyrulnik explique qu’ayant souffert d’un manque de sécurité affective, de
négligences, de carences affectives, de maltraitances, un enfant pourra
développer adulte,
- Un manque d’empathie, donc une incapacité à se décentrer de lui-même,
de s'ouvrir à l'autre (pour se représenter le monde de l'autre, pour se
mettre à sa place). Ce manque d'empathie pourra le rendre peu
communicatif, égocentrique, peu adaptable et peu sociable,
voire associable et même pervers ou psychopathe.
- Ou au contraire un excès d’empathie : il va se dépersonnaliser au
point de ne plus compter, ne plus jouir de la vie qu’à travers l’autre... ici,
attention à l’excès d’identification, à la contagion des émotions (une distance
consciente est nécessaire).
[ Attention aussi aux fausses intuitions projectives... ]
Mais rappelons-le : l'empathie peut toujours se développer.
Boris Cyrulnik
ajoute qu'un style d’attachement qui se forme dans
l’enfance n’est pas
irréversible, n’est pas une fatalité. Nos relations
avec les autres, les
épreuves de la vie peuvent être formatrices (ex :
échecs amoureux). C'est
grâce à ces épreuves que l'on peut néanmoins
évoluer favorablement et "grandir", mûrir
: évoluer dans son style affectif, dans ses modes d'attachement.
Autrement dit, les empreintes de l'enfance ne sont pas irrémédiables, la vie
peut les effacer.
Comment faire preuve d'intelligence
émotionnelle ?
Conscience de soi (et connaissance de ses émotions) :
- écouter son corps ;
identifier et qualifier ses émotions en s’observant.
- Comprendre les causes de ses émotions.
- Ne pas confondre émotions et actions, sentiments et
pensée ;
identifier l’état émotionnel pour ce qu’il est
(ex : de la fatigue, pas de la faim) :
identifier son état émotionnel et celui des autres,
en comprendre le déroulement naturel.
- Connaître ses limites, reconnaître ses forces et
faiblesses ; se remettre en cause ;
éviter de se cacher la vérité ou de se mentir à soi-même,
et savoir rire de soi ) ...
Maîtrise de ses
émotions et maîtrise de soi (automotivation) :
- Savoir dominer sa frustration, sa colère, sa tristesse,
son anxiété, son impulsivité :
capacité d’adapter ses sentiments à chaque situation ;
aptitude à raisonner sur ses propres émotions et celles des
autres ;
capacité de canaliser ses émotions pour se concentrer, se
maîtriser et s’automotiver.
- Capacité de remettre à plus tard la satisfaction de ses désirs
et de réprimer ses pulsions :
savoir raisonner au sujet de ses émotions (savoir remettre
à plus tard la satisfaction d’une pulsion).
- Assumer la responsabilité de ses actions et décisions.
- Exprimer ses craintes et sentiments avec calme et assurance.
- Gérer la situation de façon appropriée nécessite du discernement
et un bon équilibre émotionnel :
donc apprendre à laisser passer par exemple une vague de
fatigue, ou faire une pause "relaxation" ;
comprendre l’intérêt de l’exercice physique, de la respiration
ou de la "méditation" ...
Empathie :
- Se mettre à la place de l’autre, savoir ce qu’il ressent.
- Savoir écouter l’autre et poser les bonnes questions.
- Admettre sa perception différente des choses.
- Percevoir chez l’autre ce qui est émotionnel ou réfléchi
(perception des émotions d’autrui, réceptivité
aux signaux subtils qui indiquent les sentiments, besoins et
désirs des autres).
Maîtrise des relations humaines (capacité d’entretenir de bonnes
relations avec autrui, et donc de gérer les émotions des autres) :
- Faire preuve d’adresse et de finesse dans la
communication ; parler avec les mots justes
(nécessite un bon équilibre émotionnel).
- S’adapter (et non simplement réagir) aux nouvelles situations.
- Savoir résoudre les conflits, éclaircir les malentendus,
négocier les accords, conserver son intégrité
(art de la médiation : nécessite une bonne
confiance en soi...).
- Moins d’autoritarisme, plus d’esprit de coopération.
- Emettre des avis plutôt que des critiques (voir assertivité et
CNV ...)
En guise de
conclusion, notons qu'aujourd’hui, exprimer (avec calme) ses émotions n’est
plus considéré comme un signe de faiblesse, mais plutôt comme un signe
d’intelligence.
(**)
Affirmation de soi et Confiance
en soi, Estime de soi :
L’essentiel
sur l’estime de soi
(d’après –entre autres--
« imparfaits, libres et heureux »
de
Christophe André )
I.
Qu’est-ce
que l’estime de soi ?
L'estime
de soi, c'est le sentiment qu'on a de la valeur, qu'on est
respectable.
C’est
une
évaluation de soi (questions
sur les aspects
favorables et défavorables de soi, questions sur ses
capacités et sur sa
valeur) qui s’appuie sur :
1.
ce que l’on pense
de soi,
2. comment on se sent avec ces pensées
3. ce que l’on fait de sa vie avec tout ça.
« L’estime
de soi est le sentiment de s’aimer,
d’être aimé, d’être
compétent et utile aux
autres ».
Estime de
soi et confiance en soi (l’estime de soi appliquée
à nos actes)
sont donc les fondements de notre équilibre personnel et
social.
Le psychologue
Nathaniel Branden présentait d’ailleurs l'estime
de soi comme :
« un besoin fondamental du genre humain,
indispensable au bonheur et à la
santé ».
« L’estime de soi est l’outil de
notre liberté et de notre autonomie psychologique :
c’est ce qui va nous permettre de tirer le meilleur des
influences de notre
passé, et aussi de nous en affranchir pour devenir
nous-mêmes. ».
L’estime
de soi aide à
l'autonomie, et à surmonter les souffrances de la vie.
Notamment, les
personnes ayant une bonne estime d’eux-mêmes
ont moins de difficultés
à gérer leur stress. En retour, une
bonne gestion du stress
apporte une meilleure confiance en soi.
D’ailleurs
pour
beaucoup d'auteurs, c'est le maintien d'une bonne estime de soi qui
donne la
clé de la résilience,
de la résistance psychique :
- être un
peu plus serein,
- être un
peu plus confiant,
- être un
peu plus audacieux,
- être un
peu plus indifférent aux regards et aux jugements (...mais
tenir compte de nos
traits de
personnalité
de base)...
Car en effet,
l’estime de soi n’a de
sens que dans les relations sociales.
Certains auteurs
distinguent d'ailleurs l'estime de soi personnelle (
« Je m'aime quoi que je fasse »)
de l'estime de soi sociale (
« Je m'aime lorsque je me sens aimé par l'autre »).
En fait,
l’estime de soi reposerait,
d’après Christophe André, sur le bon
équilibre de trois
"piliers" :
Amour de soi (amour propre), Vision de soi
positive (ambition), Confiance en soi (estime de soi dans l'action).
A)
Amour propre :
L’estime de soi est une évaluation
(l’idée que
l’on se
fait de soi ), qui se fait
à partir de standards et
dépend d’attentes sociales et de
schémas relationnels (l’estime de soi
d’un
sujet peut se refléter au travers de ce qu’autrui
pense de lui).
Ainsi l’
« amour de soi » (ou respect de soi ), consiste à
s’aimer malgré ses défauts, ses
limites, et à savoir
se reconstruire après un échec ;
l’amour propre se construit dans
l’enfance... mais nos interactions avec autrui peuvent
exercer, au quotidien, une
influence positive ou négative constante.
En effet, un
schéma relationnel
inclut les comportements de rejet ou d’acceptation,
d’approbation ou désapprobation
qu’autrui (parent, proche, enseignant, etc.) exerce sur soi.
(excès = susceptibilité, égocentrisme,
mégalomanie /
manque = complexes)
B) Ambition :
La « vision
de soi positive » (croire
en ses capacités), c’est
ce qui permet
de se projeter dans l'avenir de façon positive, de lutter
contre l’adversité,
et de persévérer :
Une image positive de soi est une force intérieure qui nous
permet de croire en
nous malgré l’adversité.
La vision
de nous-mêmes peut varier selon nos humeurs, ou selon les
circonstances. Mais elle
dépend en partie des projets que nos parents (ou proches,
enseignants, modèles,
etc) formaient pour nous... et de notre interprétation de
ces attentes.
En
conséquence, nos principaux objectifs de vie
(affectifs, professionnels,
matériels,…) –autrement dit nos ambitions--
reflètent pour une bonne
part les attentes passées ou présentes de notre
entourage proche à notre égard.
(excès
=
orgueil, arrogance / manque = timidité,
insatisfaction chronique malgré des
succès)
C) Confiance en soi
(estime de soi dans l’action) :
La « confiance
en soi », troisième
composante de l’estime de soi, désigne l'estime de
soi pour son "agir" et
sa compétence. Le courage et l’affirmation de soi,
qui en sont des composantes,
sont à la fois le soutien et la manifestation de
l’estime de soi.
« la confiance en
soi ne s'applique qu'à nos actes : nous avons confiance en
nous parce que nous
savons faire telle ou telle chose sans crainte excessive de
l'échec ou du
jugement d'autrui. Mais ce n'est là qu'un des aspects de
l'estime de
soi. ».
La
confiance en soi
mène à l’action, nous encourage
à agir. Inversement, oser agir donne confiance
en soi… et mène à l’action.
« La
confiance en soi, c’est l’estime de soi
appliquée à nos actes : quand on a
confiance en soi, on réactive l'estime de soi.
Réciproquement, l'estime de soi
va renforcer la confiance en soi, le sentiment d'être
à la hauteur et d'être
fiable, elle va permettre de prendre des initiatives et
d'oser. » (Christophe
André).
On peut
donc dire que l’estime de soi, c’est un rapport
à soi-même (ce mélange de
regards et de jugements que je porte sur moi ) ... mais qui se nourrit
de
l’action comme du lien social.
Finalement,
l’estime de soi dépend du rapport entre
ambition et réussite...
Et les buts
que l’on se propose, non seulement dépendent de la
confiance que l’on a en soi,
mais aussi –réciproquement--
déterminent l’estime que l’on aura pour
soi .
II. Neuf
objectifs pour restaurer l’estime de soi :
Une
forte ou faible
estime de soi se construit en fonction des comportements
d’acceptation ou de
rejet d’autrui auxquels on est quotidiennement
confronté.
Ces
expériences répétées
conduisent à la construction d’attentes
d’échec, de
réussite, d’acceptation ou de rejet de soi par
autrui (vision de soi, confiance
en soi).
Ainsi, que
ce soient des critiques ou des compliments, notre
interprétation (ce qu'on a
intégré en soi du discours des autres), peut nous
transformer en
perfectionnistes insatisfaits de nos performances et de nos
succès.
En
conséquence, pour développer ou restaurer une
bonne estime de soi, Christophe
André nous propose les neuf objectifs suivants :
- Mieux se
connaître (vie consciente),
- S’accepter
tel que l’on est,
- Etre
honnête (responsabilité de soi,
intégrité personnelle ),
- Agir
(identification de nos objectifs et priorités),
- Faire
taire le critique intérieur, et Accepter
l’idée de l’échec,
- S’affirmer,
mais aussi être empathique,
- S’appuyer
sur les personnes de son entourage.
1)
Mieux se connaître.
La règle
d’or en matière d’estime de soi :
prendre conscience de ses capacités et de ses
limites...
Pour
cela,
apprendre à réfléchir sur
soi-même (au
milieu des autres), à dialoguer avec soi-même, ex.
journal
intime (ici, verbaliser peut aider à ordonner ses
pensées.... mais attention
aux excès !) =>
. Lutter
ainsi contre ses complexes ou excès d’amour propre.
. Se protéger des influences toxiques et pressions sociales.
.
S’écouter, se respecter, s’affirmer au
lieu de se mentir.
. Prendre conscience de ses défenses inadaptées
-> apprendre des stratégies
plus adaptées -> apprendre à
gérer ses objectifs, etc.
L'estime de
soi est indissociable de la conscience de soi
(recul, auto-analyse,
remise en question,…), qui revient à mieux se
connaître,
à respecter
les faits, surtout : ne pas "faire l'autruche", ne
pas
se voiler la face.
La
conscience de soi, c’est aussi ressentir son
corps tout entier, être plus attentif à soi-même :
c’est aussi retrouver sa source de vie et d’inspiration
profonde,
son "moi viscéral". Ceci afin de sortir des automatismes et
rigidités,
des idées reçues et croyances négatives, des
apparences et des aliénations. Certaines
pratiques méditatives (ou l’EMDR, ou des techniques de
"cohérence
cardiaque") peuvent aider à activer en nous un mode
cérébral plus adaptatif...
Pour le psychologue Nathaniel Branden (« les
six clés de la confiance
en soi »), une vie consciente
consiste également « à
être
présents dans ce qu'on est en train d'accomplir, curieux et
ouvert à tout ce
qui nous entoure, nous intéresse, nous touche ou nous
enrichit - ici et
maintenant ».
De même, comme l’explique Mihaly Csikszentmihalyi
dans ses livres
« Vivre » et
« Mieux vivre », comprendre que
nous avons
tendance à vivre à côté de
notre vie, peu conscients des bonheurs qui la
traversent et déconnectés de nos
émotions. A cause d'une forme récurrente d'inattention,
nous subissons d'un côté les stress ou les soucis
générés par le travail et nos
différentes obligations, et de l'autre nous passons nos
moments de détente dans
une sorte d'état second... :
« ne pas être un étranger, ni
pour soi-même ni pour les autres »,
résume
DSS dans « Guérir ».
=>
Nathaniel Branden préconise de commencer par lutter contre
notre "paresse
d’esprit" :
« Plus je suis conscient de ce que sont mes
intérêts, mes valeurs, mes
buts, et plus ma vie s’en trouve
facilitée : je prends plaisir à me
servir
de mon esprit ; il m’est plus utile de corriger mes
erreurs que de les
nier ; il m’est plus utile
d’être conscient de mes valeurs que de les
ignorer, et de les analyser au lieu de les considérer comme
des axiomes à ne
jamais remettre en question. »
« Je me dois de ne pas céder à
la tentation de me cacher des faits
déplaisants. J’ai besoin de dominer mes pulsions
de fuite au lieu de les
laisser me dominer ; si je comprends le contexte dans lequel
je vis et
j’agis, mes actions seront plus efficaces. Ce n’est
jamais une perte de temps
que d’essayer de comprendre mon environnement et le monde qui
m’entoure. Je ne
peux rester compétent qu’en augmentant mes
connaissances. Apprendre doit être
une manière de vivre ; mieux je me connais et me
comprends, meilleure est
la vie que je peux me créer. L’auto-analyse
(orientée vers l’action et le
développement de soi ) est essentielle pour la
réussite de la vie ».
Donc faire
le point par rapport à mes aspirations, mes buts
(vérifier que mes actes vont
dans le même
sens ; admettre mes
erreurs et les corriger)
Recherche de vérité
aussi : honnêteté envers soi (voir plus
bas) =>
pouvoir se projeter dans l’avenir (lutte contre l'inertie au
changement
: rigidité
ou passivité, "paresse" psychique)
=>
autonomie et choix.
« Ne pas éviter l’inconfort
s’il nous
conduit à passer à côté de
réalités
importantes et nous interdit des actions vitales. Ne pas
éviter
de regarder les
problèmes en face (suite d’aveuglements et de
souffrances
refusées) ».
Ne pas
oublier non plus, qu’il existe un lien étroit
entre estime de soi, humeurs et
émotions :
se connaître, c’est aussi savoir
reconnaître ses états intérieurs
(corporels,
émotionnels, psychiques).
D'autre part,
mieux nous nous sentirons dans votre corps, moins
la charge émotionnelle des événements
--présents et passés-- nous pèsera, et
notre
travail sur nous-même s'en trouvera d'autant
facilité.
2)
S’accepter tel que l’on est (sans
complaisance ni renoncement) :
Il n’est
pas nécessaire d’être sans
défaut pour avoir une bonne estime de soi.
Pour Nathaniel
Branden, il faudrait « se donner la permission et
avoir le courage de
s'approprier nos pensées, nos émotions et nos
actions sans s'en échapper, ni
les nier ou les dénigrer (dépasser ses complexes,
droit à l'imperfection,
savoir prendre le risque de se tromper). »
« L'acceptation de soi risque de brouiller notre
image
"officielle" de nous-mêmes, peut nous obliger à
reconnaître des
pensées, des sentiments, des actes qui menacent notre
équilibre »...
...Mais, ajoutent DSS et C. André, on peut se
remettre en question, on
peut s’améliorer sans pour autant
s’auto-flageller :
arrêter de ruminer ses échecs passés et
ses doutes : relativisez (sans se
voiler la face) et positivez.
Comment ne
se juger (s’évaluer) que pour s’aider,
et non pour se violenter et se
punir ?
- En
s’acceptant, même imparfait. S’accepter
pour mieux se changer et pour
évoluer... pour naître enfin à
soi-même :
- Donc pour
changer, commencer par s’accepter (...et agir
ensuite) :
On ne
change correctement que sur une base d’acceptation de soi
(ses erreurs et ses
limites) -> puis viendra ensuite le temps du jugement (critique
ou
favorable)...
Mais attention
: pour mieux se connaître et mieux s'accepter,
il n'est pas
nécessaire (et pas souhaitable) d'y consacrer de longues (et
coûteuses) années.
Il faut
aussi savoir se confronter à la
réalité. Car la
prise de conscience ne suffit pas pour changer, il faut aussi savoir
s’en donner
les moyens. En même temps, s’accepter ne suffit
pas, il faut aussi se donner
des objectifs... et Agir (voir plus bas).
Or pour agir et
s’en donner
les moyens, la volonté seule ne suffit
généralement pas. Se faire violence est
souvent contreproductif (voir plus bas, faire taire le critique
intérieur) :
une solution peut être alors de se faire aider des
"forces de son
corps", comme en EMDR par exemple...
Ainsi, la
base de l'acceptation ce pourrait être celle
pronée par les
philosophes stroïciens de l'Antiquité , qui
s'encourageaient eux-mêmes
à cultiver une certaine distance à
l'égard de leurs états d'âme : « Si une
idée te gène, reconnais-la, et examine cette
idée. ».
Mais accepter et relativiser sans complaisance et sans
renoncer pour autant, cela ne va pas de soi.
C'est là que pourraient intervenir des techniques
corporelles de
"lâcher prise" telles que la relaxation, la
méditation
(respiration centrée) ou le yoga et
la cohérence
cardiaque.
Lâcher prise pour une meilleure régulation
émotionnelle, pour mieux prendre du recul par
rapport aux
pensées toxiques, pour accepter et se donner de la force
nécessaire aux changements...
3) Etre honnête.
Etre
honnête c’est prendre la responsabilité
de ses émotions : avouer son engagement
dans certains objectifs ("je tiens à ton
amitié"), ses exigences
("je ne veux pas qu’on fasse des choses qui me
déplaisent") ou ses
craintes ("j’ai peur de ne pas réussir").
la
responsabilité de soi : Tout
d’abord, prendre la responsabilité de ses
émotions,
c’est être honnête. C’est
prendre la responsabilité de ses émotions et
ressentis.
Ensuite, assumer ses responsabilités,
c'est cesser d'être victime (pour sortir
du rôle de victime, dépasser la
haine par ex.) ;
c’est aussi réaliser « que nous
sommes les créateurs de nos choix, de nos
actions, que nous sommes responsables de l'aboutissement de nos
projets, se
poser la question "que faut-il faire ?" et non "qui faut-il
blâmer ?". Personne ne va venir nous sauver de notre vie.
La responsabilité de soi qui résulte
d’une vie consciente et de l’acceptation
de soi (autonomie),
nous oblige à faire face à notre solitude
fondamentale, à admettre que nous
n’avons pas de sauveur à
attendre... » (Nathaniel Branden)
Par exemple, entretenir le lien aux autres mais au lieu
d’attendre des autres,
soyez prêt à donner.
...Mais
savoir quand même s’appuyer sur les personnes de
son entourage (avec
discernement et avec mesure). Cela fait partie de l'affirmation de soi
(voir
plus bas).
« Ne pas hésiter à leur
demander un soutien, mais accepter qu’on ne puisse
vous le fournir dans l’instant. Activer
régulièrement son réseau social. Et
pas
seulement pour se plaindre... » (Christophe
André).
l'intégrité
personnelle : Vivre
en harmonie entre ce que nous savons, ce que nous professons et ce que
nous
vivons. Dire la vérité (commencer par ne pas
tricher avec soi-même), tenir nos
engagements et montrer l'exemple pour les valeurs que nous admirons.
Dans ses dires et ses actes, être en accord avec
soi-même !
L'intégrité personnelle qui résulte
d’une vie consciente, de l’acceptation et
de l’affirmation de soi, exige de choisir nos valeurs...
et que nous
nous y tenions en dépit de tout et peut-être de
tous (ne pas avoir peur de
déplaire). Les choix sont parfois
difficiles. (Nathaniel Branden)
4)
Agir.
Pour restaurer
l’estime de soi il faut changer, pour changer il faut
s’évaluer, et pour
s’évaluer il faut agir.
Au
départ,
ce sont l’ "amour" que l'on se porte ainsi que la vision que
l'on a de soi-même,
qui se déterminent dans l’enfance et qui
permettent de se projeter dans
l'avenir de façon positive ou négative. Cf.
pilier « vision de soi positive »
(Christophe André).
Ensuite, le
moteur de la confiance en soi, c’est l’action.
Et c’est
plutôt sur ce plan que l’on pourra travailler, car,
écrit Christophe
André, l’immobilité fragilise
l’estime de soi
et les actes sont la gymnastique
d’entretien de l’estime de soi.
Pour cela,
se fixer un objectif quel qu’il soit. Et s’y tenir.
Dans un 1er
temps, fixer des objectifs simples pour obtenir plus facilement des
victoires
qui permettront d’aller de l’avant :
savoir dans quel sens agir + objectifs clairs... et
réalistes + s’en donner les
moyens (identifier les ressources nécessaires, fixer des
priorités, exprimer
nos désirs profonds) =>
Ensuite, la confiance en soi se nourrit de petits succès (on
gagne
petit-à-petit en assurance).
Autrement
dit, l’estime de soi ne se révèle que
dans l’action (confiance en soi ) et dans
le cadre de relations sociales (affirmation de soi ) =>
Sentir que l’on
réussit ce que l’on entreprend, et se sentir
apprécié des autres.
La
véritable estime de soi ne se révèle
que dans l’action et la confrontation avec
la réalité :
- danger du
déni, de se mentir à soi-même,
- danger
d’une inaction qui
soit entretiendrait l’angoisse, soit
entretiendrait nos illusions et nos prétentions (se
confronter à la réalité
apporte la force de l’humilité...).
Noter que
l’action est facilitée par l’estime de
soi, et qu’inversement, l’estime de soi
(confiance en soi) est nourrie, façonnée par
l’action.
Au
contraire, les problèmes d’estime de soi tendent,
soit à inhiber l’action,
soit à la stéréotyper (stress
=> fonctionnement du mental en mode automatique).
Identification
de nos objectifs et priorités : discerner,
à court ou long terme, quelles sont les actions
nécessaires ou les comportements adéquats pour
atteindre nos buts. Vérifier
chaque étape pour être sûr de rester
dans le bon axe. Observer les résultats
pour reconnaître ce qui a besoin de changer, puis s'ajuster
(voir « vie
consciente »). Vie axée sur un but = nous
projeter dans une action choisie
=> exprimer nos désirs profonds, donner du
sens à sa vie + fixer des
priorités : faire des choix, c'est savoir renoncer...
Vivre en se déterminant par rapport à un but nous
arrache à la passivité pour
nous projeter dans une action déterminée, ce qui
nous demande une faculté de
régénération constante. (Nathaniel
Branden)
En
conclusion, s’accepter et agir,
et non s’accepter ou agir
->
Agir avec discernement et sans violence (agir et non
s’agiter : ne pas
agir sans but ).
Agir = s’en
donner les moyens (action et non pression : choix, action
flexible)
5)
Faire taire le critique intérieur.
Il s’agit
souvent d’un discours parental
intériorisé. Prendre conscience de son existence
(Cf. pilier « amour de soi » )
=> Réduire le critique intérieur +
non-violence envers soi-même (c’est
contreproductif) : pour changer, éviter les
jugements partiaux et
agressifs envers soi-même = s’aider à
changer et non se punir !
S'il faut
essayer de "se bouger" pour
rentrer dans l'action et donc se dégager des
pensées négatives, il ne faut par
contre surtout pas s'insulter, car "se botter les fesses" ne marche
jamais : on ne fait qu'aggraver les dégâts du
critique intérieur : au
contraire, « il faut commencer par être
"gentil" avec soi-même,
se respecter comme un enfant ou un ami que l'on
aime » (David Servan-Schreiber).
6)
Accepter l’idée de l’échec.
La
confiance en soi se nourrit de petits succès. Mais contre
l’anéantissement de
nos résolutions, il faut vaincre deux ennemis
redoutables :
a/ la résignation b/ la critique.
Agir, c’est prendre le risque d’échouer.
Donc accepter l’idée de
l’échec.
(un
thérapeute peut même aller
jusqu’à prescrire l’échec
pour le
dédramatiser !)
7)
S’affirmer.
L’amour,
l’amitié, les liens sociaux et relations
affectives sont un besoin biologique,
écrit DSS. Pour approfondir ses relations affectives il faut
aussi apprendre
comment être plus présent avec ceux qui nous
entourent tout en sachant mettre
des limites.
Pour cela, commencer par être authentique dans nos
rencontres, refuser de
fausser la réalité de qui nous sommes pour
éviter la désapprobation. Prendre le
risque d'être nous-même.
Entretenir
le lien aux autres... mais se délivrer de ses
dépendances à autrui et ne plus
se laisser manipuler. Savoir dire non à tout ce qu'on ne
veut plus.
Donc cultivez de bonnes relations avec les autres mais ne cherchez pas
à vous
sentir systématiquement aimé ou
accepté par votre entourage. Faites de
l’approbation des autres un objectif souhaitable, mais non
indispensable.
L'affirmation de soi requiert le courage
de l’authenticité, sans que
nous soit acquise une réaction favorable de notre entourage
(il nous faut
prendre le risque d’être nous-mêmes).
La timidité chez certains, peut être simplement la
conséquence d’un manque de
confiance en soi et donc d’affirmation de soi.
S’affirmer, c’est être conscient de ses
besoins et savoir les exprimer, c’est
apprendre à dire "non" sans agressivité. Demander
quelque chose sans
s’excuser (« la négociation est
le sommet de l’art de
l’affirmation »).
Répondre avec calme à la critique.
Se faire respecter sans agressivité ; pour cela,
être empathique (savoir
écouter et ressentir le point de vue des autres,
même si l’on n’est pas
d’accord avec eux).
Quant aux
humeurs et émotions négatives : les
écouter, mais ne pas se laisser gouverner
par elles.
A noter que l’humour sur soi permet
d’acquérir une certaine distance sur
soi-même.
[ Ndlr : à souligner aussi, dans cet effort de
recul, de conscience, de
contrôle et d’affirmation,
le rôle de la respiration, de la relaxation, du yoga, de la
méditation
--cohérence cardiaque--, de l’exercice physique,
du sommeil et même de la
nutrition... ].
8)
Etre empathique.
Savoir
écouter et ressentir le point de vue des autres,
même si l’on n’est pas
d’accord avec eux.
[ assertivité :
voir aussi les quatre attitudes de l’intelligence
émotionnelle dans
« Guérir »].
9)
S’appuyer sur les personnes de son entourage.
Ne pas
hésiter à leur demander un soutien, mais accepter
qu’on ne puisse vous le
fournir dans l’instant. Activer
régulièrement son réseau social. Et
pas
seulement pour se plaindre.
10)
En définitive...
«
Rien
n'est possible sans courage, persévérance,
volonté et sans une énergie
qui ne peut venir que de l'amour que l'on ressent
pour sa propre vie.
Cet amour est le commencement de la sagesse, le tremplin de nos plus
hautes et
plus nobles aspirations, la puissante motivation qui nous fait
rechercher les
six clés.» (Nathaniel Branden)
...
...et cet amour, cette énergie (facteur majeur de la résilience ?)
serait --d'après N. Branden-- la 7ème
clé de la confiance en soi !
(ou le 10ème objectif pour retrouver
l’estime de soi ?) ...
...Bonne
nouvelle, les méthodes
préconisées par DSS dans
"Guérir"
sont à même d'apporter cette fameuse
énergie de la 7ème clé... sans en
rester aux bonnes résolutions et donc sans
inutilement culpabiliser !...
[ pour nous
aider, présence à soi et
calme en soi : respiration centrée, yoga, qi-gong,
méditation, EMDR éventuellement, ... bref, toutes
méthodes telles que celles
préconisées par DSS... ]
III. Les
difficultés
Trois remarques, de la part de Christophe André :
- On ne
s’estime pas positivement une fois pour toutes. Ce sentiment
--instable-- a
régulièrement besoin d’être
alimenté par des actions et des interactions avec
les autres, car notre estime de nous-mêmes dépend
étroitement de la
considération et des signes de respect ou de reconnaissance
d'autrui
(interactions sociales, amitié, amour,
compétence, réussite ?).
- Nécessité d'être lucide, aussi : nous
l’avons vu, l'estime de soi est
indissociable de la conscience de soi (recul, remises en question,
reconnaissance de ses émotions et besoins,…), car
« que vaut une estime de
soi élevée quand tout va bien mais qui s'effrite
face aux difficultés ? »
.
- Enfin, que vaudrait une surestimation de soi qui conduirait
à l'amertume,
mauvaise foi, hostilité, mépris et arrogance ?
(estime de soi = avoir sa place
au milieu des autres et non pas… contre les autres ou au
dépend des autres !
=> voir CNV et assertivité ).
« Les
problèmes d’estime de soi ne sont pas une maladie,
mais ils résultent d’un
ensemble de façons d’être, de se
protéger et de se promouvoir, qui ne sont pas
adaptés » et qui donc vont nous
compliquer la vie et/ou
la rétrécir, tout en alimentant de
nombreuses formes de souffrances mentales
(anxiété chronique, dépression, etc).
Ainsi la
dysthymie est une maladie
qui aurait pour origine principale le manque d'estime de soi. La
dysthymie est
une forme de dépression
chronique et atténuée : ceux qui en
souffrent sont souvent tristes,
pessimistes, s'autodévalorisent sans pour autant
présenter de véritables accès
dépressifs.
Ndlr :
Si des signes de dépression
sont avérés, j’ajouterais
qu’avant tout travail sur
soi, avant toute thérapie il faudrait
absolument commencer par soigner cette maladie. Pour des raisons physiologiques, une
personne en dépression culpabilise et ne pourra, ni
s’accepter ni agir.
« L’estime
de soi, en particulier l’affirmation de soi, peut se
comprendre... et
s’apprendre : comme l'intelligence
émotionnelle… l'intelligence de la relation
humaine » ajoute Christophe
André.
On comprend
donc la nécessité d'un bon équilibre
entre les trois "piliers" de
l’estime de soi (amour propre, vision de soi positive,
confiance en soi),
en constatant qu'il existe chez certains une haute vision
d’eux-même mais en
même temps une faible confiance en eux (par défaut
d'action, peut-être), d'où chez
ces personnes un manque d'humilité avec
parfois aigreur, amertume et repli
sur soi...
Attention, en
particulier, aux
estimes de soi fausses, fragiles ou dérangeantes :
- aux mensonges
et crispations des
personnes à haute estime de soi,
- aux défenses inadaptées qui
aggravent les problèmes,
- aux stratégies qui engendrent
stress et coût émotionnel
élevé,
- aux excès d’orgueil (danger d’une inaction qui entretiendrait nos
illusions et nos
prétentions,
se confronter à la réalité
nous apportant la force de
l’humilité),
- à l’amour propre mal
placé (savoir prendre le risque de
révéler ses points faibles) !
- se dévaloriser est dommage, mais
se surévaluer est dangereux :
Attention aux armes (estime de soi
forte) qui peuvent devenir des
faiblesses.
Par exemple lorsque, après une
menace du soi (échec), nous interagissons avec une personne
alors qu’elle pourrait
être un soutien social (nous négligeons
l’aide qu’elle peut nous apporter).
Les
comportements d’opposition des
sujets à forte estime de soi affectent
fortement le contenu de la conversation: ils se
font mal aimer, on les trouve arrogants et
pas à notre écoute…
(voir
CNV...)
IV. Les
aides
Les TCC
(thérapies cognitives et comportementales) par exemple,
permettent de
travailler sur le 3ème pilier, celui
de la confiance en soi qui est
une valeur fragile et changeante, tout particulièrement
l’affirmation de soi.
Les TCC qui
reposent sur l'action plus que sur la parole, vont définir
des objectifs
précis. Ces thérapies sont à
visée scientifique et reposent sur
l’apprentissage, sur les techniques suivantes :
-
exposition graduée : commencer par des actions
gratifiantes et
valorisantes mais à notre portée,
ex : affronter progressivement les
situations redoutées => ex : diminution de
l’angoisse par habituation
aux situations anxiogènes (voir plus haut, dans
« Agir »),
-
techniques de relaxation et de contrôle de son stress (ex:
cohérence
cardiaque),
-
entraînement aux compétences sociales (techniques
de communication, ex: CNV),
-
restructuration cognitive (prise de conscience des pensées
automatiques
négatives).
En
plus,
l’EMDR pourrait aider à travailler sur
les premiers
piliers (vision de soi,
amour de soi ), donc surtout sur ce qui dépend du
passé
(ex: environnement familial), ou bien d'humiliations, chocs
ou échecs plus récents.
La
tâche d’un thérapeute, ce serait donc
d’aider le client à
s’accepter... et à Agir, surtout.
Ndlr :
Néanmoins, si le sujet traverse une dépression, il
devra commencer par soigner cette maladie avant de
chercher à entreprendre toute thérapie
et tout travail sur
lui-même. Car pour des raisons physiologiques,
une
personne en dépression ne peut, ni
s’accepter ni agir...
V. En conclusion
Le principal
message de
Christophe André dans « imparfaits,
libres et heureux », ce serait tout
d’abord que l’action
nous change, peut changer les autres et la
société.
Car « Immobiles, nous restons dans notre monde
personnel. En action, nous
le modifions et surtout nous l’ouvrons » ; « Se dérober au réel nous
fossilise ».
Mais
agir
ne signifie pas s’agiter : savoir
privilégier la relation aux autres, la
méditation, la présence à
l’instant...
Et
puis il ne s’agit pas de gonfler à
tout prix son estime de soi, mais à être enfin
soi-même :
La bonne estime
de soi
n’exclut ni les doutes ni les peurs, et ne transforme pas un
sujet légitimement
tourmenté en imbécile heureux.
Elle permet de libérer du souci permanent de soi, de la
rumination pour vivre
et agir :
« Ne
plus se soucier de l’effet
que l’on fait. Agir sans craindre ni
l’échec ni le jugement. Ne plus trembler
à
l’idée du rejet. Et trouver tranquillement sa
place au milieu des
autres ».
Bref, commencer par être bienveillant envers
soi-même : s’accepter et s’aimer, même imparfait.
« Non pour se résigner, mais pour
mieux évoluer ».
Et finalement, « Mieux
ça va, moins on pense à soi
! » ...
Cartes
SPACEE et ELFE de "Guérir" :
la
carte à 6 points S.P.A.-C.E.E.
de la Communication assertive
|
Source
|
S’adresser
à la Source du problème
|
|
Place
et moment
|
Choisir un endroit
– une
Place
– protégé
et privé,
et un moment propice
|
|
Approche
amicale
|
Opter pour une Approche
amicale (rendre
l’interlocuteur réceptif,
à l’aise)
|
|
Comportement
objectif
|
Décrire un Comportement
objectif (sans critique
ni mépris ni jugement moral)
|
|
Emotion
|
Exprimer l’ Emotion ressentie
|
|
Espoir
déçu
|
Mentionner l’Espoir
déçu – le besoin
|
ecouter
avec le coeur : les
Questions de l’ELFE
Que s’est-il
passé ?
Quelle Emotion avez-vous
ressentie ?
Qu’est ce qui a
été Le plus difficile ?
Qu’est ce qui vous
aide le plus à Faire
face ?
Empathie : exprimer ce que
l’on a
éprouvé en écoutant l’autre.
Messages
du forum (extraits) :
DSS
sur
France inter : "je me critique tout le temps" :
DSS sur France inter : "Je me
critique tout le
temps" > Croyances négatives (tu es nul, etc)
par Bernard - ven., 11 juil. 2003 03:38:10
À Sylvie, Maarten, et
à tous
> DSS à la radio : " Je me critique tout le temps"
par
Bernard - ven., 11 juil. 2003 03:38:10
Un résumé de l'entretien d'aujourd'hui ? Bon...
allez... au hasard... Bernard ? :-)
Alors à tous ceux(celles) qui sont encore
intéressés par un résumé
sur l'émission de France Inter à laquelle DSS
participe cette semaine entre 12h et 13h, je vais encore essayer d'en
faire le résumé.
Je n'ai pas pu enregistrer l'émission sur le site
France-Inter (ni en .mp3 ni en .wav) mais j'avais pris qques notes...
Bien sûr, désolé, il manquera le
côté vivant d'un interview :
témoignages, questions des auditeurs, interventions de
l'animatrice, rires, etc, bref tout ce qui contribue à
graver un message dans notre esprit... mais nous n'avons plus besoin de
ça, n'est-ce pas ?
Le sujet d'aujourd'hui jeudi 10, c'était : "Je me critique
tout le temps !".
Ex.: "tu es nul " !...
D'où vient cette "voix" ? eh bien du passé : que
ce soient des critiques ou des compliments, c'est ce qu'on a
intégré en soi du discours des autres, qui se
transmet souvent d'une génération à
l'autre et qui ne nous appartient pas...
Alors, fuir ou remettre à leur place toutes relations
"toxiques" ?
Il existe d'autres solutions pour ne pas se laisser miner par cette
voix intérieure (ce "critique intérieur", ce juge
intérieur destructeur, "saboteur") :
Une recette de DSS pour faire taire cette "voix" : lui donner une voix
ridicule (ex.: celle de Donald Duck !) (note perso : là j'ai
du mal...mais bon ; en somme, il s'agirait de s'en détacher
par la dérision, prendre suffisamment de recul par rapport
à ces "croyances" négatives ?).
Autre chose : les gens qui se
critiquent/se
déprécient (faible estime de soi) ont du mal
à trouver ce qu'ils ont FAIT de bien. Alors ce qu'il faut
faire, c'est plutôt leur faire retrouver (revivre) des
situations où ils se sont SENTIS bien =>
Méthode : relaxation
-> dans cet
état favorable à l'autosuggestion, tenter de
retrouver (revivre) non pas des situations où l'on a eu
l'occasion de briller, mais plutôt les situations
où l'on s'est senti confortable, à l'aise.
David rappelle alors que l'on passe
plus
efficacement le RESSENTI par le corps, plutôt que par la
pensée et plutôt que par la parole :
car c'est D'ABORD le corps qui mène la pensée ...
; autrement dit,
" En modifiant l'état de notre corps, nous modifions notre
façon de PERCEVOIR tout ce qui nous arrive. ".
(" alors, c'est la charrue avant les bœufs ", commenta
l'animatrice !... et ben oui !) ...
sachant bien sûr que réciproquement, notre mental
exerce --aussi-- une influence sur nos états corporels...
David souligne à propos de
la
dépression, que s'il faut essayer de "se bouger" pour
rentrer dans l'action et donc se dégager des
pensées négatives,
il ne faut par contre surtout
pas s'insulter, car "se botter les fesses" ne marche jamais : on ne
fait qu'aggraver les dégats du critique intérieur
: au contraire, " il faut commencer par être "gentil" avec
soi-même, se respecter comme un enfant ou un ami que l'on
aime ". (note perso : Et commencer, je crois, par des actions
gratifiantes et valorisantes mais à notre portée,
sur le moment...).
Rappel de DSS : une
propriété naturelle du cerveau humain est de
dériver vers les pensées négatives
dès que l'on est dans l' inaction (ex.:
les soucis qui, au coucher, remontent à la surface...).
Le perfectionnisme : le pb, c'est que
les
perfectionnistes passent souvent d'un extrême à
l'autre : aller jusqu'à l'obsession (voir les TOC), ou par
réaction inverse, tomber dans la négligence :
c'est le danger de mal maîtriser ce critique
intérieur...
L'équilibre : " faire le ménage, mais pas dans
les coins ! ".
Cela dit, DSS reconnaît que
ce critique
peut nous être utile comme motivation (probablement
à la condition de garder son libre arbitre), mais cette
critique que nous nous adressons ne doit pas nous miner inutilement.
Il faut donc aider les gens à reprendre contact avec
eux-mêmes, conclut David : commencer par être
gentil avec soi-même, s'imaginer " parlant à un
enfant ou à un ami que l'on aime et qu'on respecte ".
Dans le même sens, il
existe une autre
forme de perfectionnistes ou d'
"auto-dépréciateurs" :
il existe des gens qui réussissent bien dans la vie, mais
qui pourtant ont peur d'être
"démasqués", ont peur que leur
"nullité" soit découverte, ce qui par
conséquent entrave leurs relations. Il s'agit du
syndrôme de l'imposteur :
on se sent être un imposteur => angoisses et parfois
dépression...
Ces personnes ont du mal à s'attribuer les
mérites
de leur réussite (ex.: ils pensent avoir
réussi
par leur seule
"volonté besogneuse" et non par leur intelligence,
et
ils pensent que tôt ou tard ils
seront "démasqués", ce qui
les amène
à appauvrir leurs relations).
Ces personnes souffrent d'un manque d'estime d'elles-mêmes, "
elles vivent dans des doutes excessifs sur elles-mêmes. Elles
ont
tellement peur d'échouer qu'elles finissent par ne plus
agir.
Même losqu'elles réussissent, elles ressentent un
sentiment d'imposture. D'où une vie
inquiète, de nombreux renoncements, souvent une
grisaille existentielle, l'enlisement dans
des ruminations négatives et pessimistes " :
d'après David, la méthode qui s'impose dans ce
"syndrôme de l'imposteur", c'est une
psychothérapie du type TCC (basée sur
l'action), avec EMDR (passage par les émotions, par
le corps).
Voilà ; c'est tout pour ce
soir... je
commence à être glauque. Mais demain, tant pis
pour vous, je résume l'émission sur " les
émotions " du mardi 8 : ça m'a inspiré
...
Critique intérieur : suite
par Bernard
- ven., 11 juil. 2003 12:59:31
Bonjour Maarten (et à
tou(te)s). Rapido
avant de partir déjeuner, une petite mise au point :
c'est moi qui ai interprété, qui ai
associé
" critique intérieur = saboteur intérieur " un
peu sommairement.
Je suis d'accord avec vous Maarten, critique n'est pas toujours
sabotage.
Comme vous le dites :
" nous avons vraiment besoin de dire oui ET non a nous-mêmes,
de nous freiner et de nous laisser aller. Et je crois que le critique
intérieur peut avoir des bonnes idées et conseils
aussi ".
J'ai d'ailleurs ajouté que
David
reconnaissait que ce critique pouvait nous être utile comme
motivation (mais l'émission est courte...). J'ajouterais que
c'est peut-être comme la culpabilité,
qui peut être positive si le remord correspond à
une prise de conscience et si la personne témoigne d'un sens
de la responsabilité ?
Merci Maarten pour votre
réflexion sur
les moyens de jouer avec ses voix intérieures (avec le
"Donald Duck), tout en contrôlant sa cohérence
cardiaque... Je reprendrai peut-être ce soir (ou cette nuit
!)
DSS
sur
France inter : "les émotions" :
DSS sur France inter : "les
émotions"
> QE (quotient émotionnel)
par Bernard - sam., 12 juil. 2003 01:44:33
Comme promis, voici mes qques notes prises pdt l'interview de DSS dans
l'émission "La situation est grave mais pas
désespérée" de Noëlle Breham,
sur France Inter, celle du mardi 8 " Je me laisse emporter par mes
émotions (colère, pleurs, rire...) " :
DSS commence par rappeler ce qu'est
le QI (pas le
Qi de l'acupuncture !), et rappeler comme dans "Guérir"
chap. 2, que des études ont montré que ce QI
(Quotient d'Intelligence) ne suffisait pas à
prédire la réussite sociale, mais que pour
"réussir sa vie" (cf. Luc Ferry), càd
réussir sa vie sentimentale, un métier
agréable, des relations affectives satisfaisantes, etc...
...c'est d'un bon QE (quotient émotionnel) dont nous avons
besoin.
Bonne nouvelle : si le QI évolue peu au cours de notre vie,
l'intelligence émotionnelle, elle, peut être
cultivée à tous âges.
Cette intelligence émotionnelle, c'est en
résumant, l'intelligence des situations avec les autres :
c'est d'abord la faculté d'identifier et comprendre ses
propres émotions.
Par ex., l'enfant ne
connaît pas les
causes de sa colère, et ne connaît pas ses
besoins.
Même les adultes : bcp d'adultes ont du mal à
identifier leurs besoins => mécanismes de
compensation au stress, ex.: grignoter (par ex. on peut confondre un
besoin de sommeil avec un besoin de nourriture), etc.
À propos de sommeil, lorsqu'on a laissé
passé sa période de "coup de pompe", David
rappelle qu'il ne sert à rien de chercher à
s'endormir tant que le cycle de sommeil suivant n'est pas
arrivé...
Comme le sommeil, les émotions se manifestent par vagues.
Certaines situations exigent une décharge
émotionnelle immédiate. Mais il est en
général de notre intérêt de
différer, d'éviter l'agression de plein fouet,
afin de choisir, càd agir et non réagir.
Lorsqu'on est sous le coup d'une émotion comme la
colère, il faut donc s'appliquer à respirer plus
calmement afin de laisser passer la vague (la vague
d'émotions).
Lorsqu'on a tendance à se laisser submerger par ses
émotions (ex.: pleurs irrépressibles), comment
faire ?
Tout d'abord se familiariser avec
ses
propres
émotions, s'observer digérer ses
émotions. Technique principale :
1) Savoir que ces
émotions vont
passer, donc laisser la vague passer :
Pour cela, effectuer une grande respiration lente, profonde et ventrale
=> le cerveau est alimenté en oxygène
[ là désolé, j'ai
été interrompu par
un coup de téléphone... au moment qui justement
m'intéressait le plus ! David était en train
d'expliquer
oralement comment lui, il s'y prenait !... grrr... allons allons,
respirons un bon coup !...]
... donc, pour respirer "avec le
coeur", revoir
chap. 3 et 4 de "Guérir" sur la cohérence
cardiaque... (ne pas oublier de respirer avec le coeur dans les
embouteillages !).
Cet exercice respiratoire permet au cerveau conscient de reprendre le
contrôle, nous permettant d'identifier l'émotion
(identifier, reconnaître, ce n'est pas obligatoirement
contrôler l'émotion).
2) Se laisser sentir, se laisser
observer
ressentant une émotion :
Laisser passer ses pulsions en s'observant. Ex.: envie de fumer ou de
grignoter ? laisser passer la vague : pour cela, s'observer.
Et les bonnes émotions ?
déjà, pour Spinoza (grand philosophe du 17e
siècle), se réjouir, c'est exister davantage : la
joie est le sentiment qui accompagne en nous une
expansion/intensification de notre puissance d'exister et d'agir (voir
aussi Comte-Sponville ou A. R. Damasio).
Savoir se l'autoriser et savoir en profiter : c'est une source
d'énergie. Cette joie
(ou "bonheur-émotion") résonne dans toutes les
cellules du corps. Laisser résonner en soi ces
émotions ; ne pas se couper de cette forme de vie ; se
laisser nourrir par les émotions positives (en les
capitalisant, nous nous donnerons de la force pour entreprendre, ou
pour amortir/ surmonter les grandes claques de la vie).
Note perso : mais certains ont plus de mal que d'autres à
éprouver de la joie, à ressentir et à
profiter des moments heureux. Pourquoi, et comment y parvenir ?
Pour David, la solution, c'est encore apprendre à " se
laisser respirer avec le coeur " [ aargh ! justement ce que j'ai
loupé de l'interview ! ] afin d'assimiler les
émotions positives.
Un autre "truc" : l'effet euphorisant du jogging, par exemple.
En conclusion, ne pas être
étranger à soi-même (cf.
"l'étranger", de Camus) : ex., les hommes qui ne doivent pas
pleurer ! (note perso : et tout ceux à qui l'on a toujours
dit qu'on
ne devait pas s'écouter ?...). Etre présent
à soi-même, s'autoriser
à sentir les
émotions importantes, négatives ou positives
(savoir profiter des bon moments de la vie...
DSS
sur
France inter : "Comment vivre la Séparation ? -
l'Attachement " :
DSS sur France inter : Comment vivre
la
Séparation ?
par Bernard - sam., 12 juil. 2003 02:34:28
Allez, pendant que j'y suis, dans la foulée je vous
retranscris
aussi mes notes de l'émission d'aujourd'hui (hier) vendredi
11 : " Les départs, les adieux : comment vivre les
séparations " :
David commence par rappeler que le cerveau de tous les
mammifères (contrairement à celui des reptiles)
est fabriqué pour aimer/protéger sa
progéniture => attachement
[ voir l'émission de mercredi 9 : " Mère/enfant,
l'Amour fou ", où DSS expliquait le besoin de contacts
physiques chez le bébé, donc le rôle du
toucher dans cette relation affective. David soulignait aussi la
contradiction entre besoin de protection et besoin d'autonomie. Et
là, il concluait : " avec les enfants, il ne faut pas
interdire le trajet, mais consolider la base de
sécurité " ; " les enfants continuent de porter
la flamme de vie qu'on a allumée en eux " ; finalement, il
faudrait pouvoir lui dire, à son enfant : " je suis
indépendant, mais je choisis d'être avec toi aussi
! " ].
Nous avons besoin de vivre dans le lien avec les autres, et nous savons
aujourd'hui que notre cerveau est fabriqué pour
ça.
David souligne au passage que les endorphines calment la douleur de
séparation
et que l'exercice --par exemple-- libère des endorphines.
Quoi qu'il en soit,
apprendre à dire "au revoir", c'est reconnaître
cette séparation douloureuse, d'avec tous ceux qui nous
aident à nous sentir bien : c'est inscrit dans la
"constitution" de notre cerveau => Apprendre des rituels qui
rassurent lors de la séparation.
Un "truc" pour rassurer un enfant dont on doit se séparer :
lui donner un objet perso pour l'aider à garder le lien.
Résister aux pleurs des enfants ? ou pleurer et culpabiliser
?
Pour DSS, ce qui est important, c'est de reconnaître que
c'est normal => s'autoriser les pleurs ! éviter de
rentrer en soi les pleurs, donc l'émotion. Même
les parents ? peuvent-ils montrer leurs faiblesses ? ne doivent-ils pas
montrer l'exemple ? Non ! Pour David, une émotion vraie,
authentique passe toujours très bien...
Cela dit, David reconnaît qu'on ne peut pas pleurer (et
laisser pleurer l'enfant) tous les jours à la
crèche, par ex. ! Mais pour les séparations
exceptionnelles (ex.: départ en vacances) : oui ! Il vaut
mieux reconnaître et vivre l'émotion de
tristesse...
Pleurer, mais exprimer son amour, dire combien nous sommes proches,
donc tristes : reconnaître ses émotions comme
faisant partie de la vie.
DSS rappelle alors l'histoire du renard et du petit prince (St Ex),
quand
le petit prince dit au renard qu'il sera triste, mais qu'il gardera en
lui son amitié et son souvenir. De même, dans E.T.
de Spielberg, quand E.T. doit rentrer chez lui, il montre d'un geste au
petit garçon qu'il restera toujours dans sa tête...
Ensuite, témoignage intéressant d'une
mère qui avoue (honteuse !) qu'elle éprouve,
à la séparation, une grande liberté...
séparation d'ailleurs bien vécue du
côté de ses enfants aussi...
Par ailleurs, David remarque que la mort est plus difficilement
acceptée quand on ne s'est pas tout dit, quand on ne s'est
pas dit
"au revoir"...
À la fin, David termine
la
série d'émissions en remerciant l'animatrice
Noëlle Breham pour son rire, sa bonne humeur, son accueil
serein et souriant tout au long de l'émission !...
Voilà. On va dire que c'était mes devoirs de
vacances. Il est 2h40 et Claudia va me charrier ! ;-)
DSS
sur
France inter : " le besoin d'Amour "
Résumés
émissions
France Inter : retour au " besoin d'amour "
par Bernard - lun., 14 juil. 2003 22:15:15
Bonsoir Sylvie. À propos des interactions possibles avec les
traitements homéopathiques, je ne pourrai vous
répondre, n'étant pas consommateur
d'homéopathie. Mais le fait que vous soyez moins bien en ce
moment, ne serait-ce pas plutôt lié au fait que
vous ayez abandonné un temps les exercices physiques, par
exemple ?
Pour revenir aux émissions de DSS sur France Inter, j'ai
effectivement résumé l' " exercice physique ", la
" critique intérieure", et les " émotions ", mais
aussi -en fin de compte- les deux autres :
" Comment vivre la séparation ? ", et -plus
brièvement- " Mère/enfant, l'Amour fou "
(attachement).
Le résumé sur la " séparation ", vous
pouvez le retrouver dans les archives: il date du "sam., 12 juil. 2003
2:34". Et le petit résumé de l'interview sur le "
besoin d'amour ", je vous vous le recolle ci-dessous :
DSS y expliquait le besoin de
contacts physiques
chez le bébé, donc le rôle du toucher
dans cette relation affective. David soulignait aussi la contradiction
entre besoin de protection et besoin d'autonomie. Et là, il
concluait : " avec les enfants, il ne faut pas interdire le trajet,
mais consolider la base de sécurité " ; " les
enfants continuent de porter la flamme de vie qu'on a
allumée en eux " ; finalement, il faudrait pouvoir lui dire,
à son enfant : " je suis indépendant, mais je
choisis d'être avec toi aussi ! ". J'avais moins
développé cette partie, peut-être parce
que je considérais que "ça allait de soi"...
En réalité, je
pense que le
message de David (que l'on retrouve dans "Guérir"), c'est
que ce besoin est inscrit dans nos gènes, fait partie de
notre cerveau. Il existe dans l'enfance (besoin d'amour et de contacts
physiques rassurants, pour se développer affectivement et
aussi physiquement), mais il existe encore chez l'adulte (cf.
"Guérir", chap. 11 " l'amour est un besoin physiologique ")
:
un adulte est plus autonome, mais il a besoin de trouver un sens
à son existence, de donner de lui-même, de "jouer
un rôle dans sa communauté".
L'adulte peut "sublimer" ce besoin de " contacts physiques chaleureux
", mais en général, leur manque peut se traduire
par des désordres dans le métabolisme,
somatisations (cf. chap. 11 pages 188-190). En leur absence, nous
trouvons des compensations à terme néfastes (ex.:
grignotage, tabac, alcool, etc).
DSS ajoutait en p. 192, que l'équilibre physiologique des
adultes comme celui des tout-petits, dépend de l'affection
qu'on leur porte.
DSS poursuivait en expliquant que
s'occuper d'un
animal avait un effet indéniable contre
l'anxiété et la dépression :
à mon avis perso, un chat plus qu'un oiseau ; mais un chien
plus qu'un chat (je trouve qu'un chat, c'est un agréable
animal de compagnie, surtout pour les gens actifs et
stressés ; mais il me semble qu'un chien devrait mieux
convenir aux déprimés, justement parce qu'il a
plus besoin d'attentions, et qu'il témoigne davantage son
affection... et puis, promener un chien qui a de bonnes jambes, je
crois que c'est un bon moyen de faire de l'exercice tout naturellement,
et en compagnie ! ).
Quand je pense que dans tous les
livres
d'éducation de la 1ère moitié du
20ème siècle encore, on recommandait aux
mères de ne pas embrasser leurs enfants, au risque de les
rendre sensuels !! ces manuels étaient très lus
dans la "France bourgeoise" et "bien-pensante" de
l'époque... pas si lointaine.
J'ai encore
été
très long ! Je vous laisse pour cette fois, Sylvie. Bonne
fin de WE du 14 juillet, à vous et à tous.
Bernard.
Prise de conscience
par Sylvie - mar., 15 juil. 2003
22:14:52
Beaucoup de choses encore dans votre message, Bernard ... Merci de
prendre du temps...
Ce forum me fait prendre conscience des racines de mon
mal-être, du pourquoi je suis dans cette situation
aujourd'hui et quels sont les pistes possibles ; c'est
énorme.
Reste à faire un gros travail sur moi (que dis-je, un
travail gigantesque m'attend... Moi qui comptait fermement
résoudre mes problèmes en quelques mois...avec
des omégas 3, vitamines, psy...etc et 2h de sport par jour!.
Mais ne jetons pas l'eau avec le bébé (je ne suis
plus sûre de l'expression..): il y a une nette
amélioration depuis que j'ai pris ces mesures).
Je crois qu'il va s'agir pour moi d'aborder la vie
différemment et d'apprendre à me
connaître (sans culpabiliser et sans me faire trop
violence...toute une éducation à refaire). Je
n'ai plus de certitudes aujourd'hui et je vais sans doute encore
tâtonner, me tromper. Tant pis, je n'ai pas le choix, je dois
essayer et accepter de prendre du temps pour aller mieux.
Savez-vous que j'avancais moins avec mon psy (que j'ai vu plusieurs
années) qu'avec le forum...? Formidable, non ? Un grand
merci à vous tous. Bonne soirée, Sylvie.
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