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TEMOIGNAGES, AIDES, RECHERCHES DE SOLUTIONS DIVERSES…
( page 2 )
claudine:mauvais moral
jeudi 8 Juillet 2004 à 12h24
Au secours....Je n'ai pas le moral en ce moment...La moindre
critique me met dans un état pas possible....Merci de
votre aide... Claudine
jenny :Claudine ;mauvais moral > s'en sortir + facilement
par le corps
jeudi 8 Juillet 2004 à 18h13
Vous sentez -vous en danger de mort si vous n'êtes pas
parfaite , comme un jeune enfant rejeté par le groupe
? Il ya des moyens de sortir même qq minutes de ce danger
imaginaire , plus facilement par le corps que par la réflexion
: faire un calin , caresser qq chose de doux , faire une activité
physique ( si l'on a assez d'énergie) , regarder ou lire
des choses drôles ou très belles , se faire plaisir
( surtout pas le sucre ou la nourriture) ,respirer à fond
, aider qq 'un , se valoriser par une activité etc ; on
peut aussi convenir d'un code( geste ou parole ) pour désamorcer
l'angoisse et signaler à son entourage combien on est
mal etc, etc . Nous tiendrez-vous au courant de ce que vous allez
trouver ? , car vous allez trouver et la recherche vous permettra
déjà d'être plus maître de la situation
. Amicalement . Une ancienne angoissée
petite plume:la vie commence à 50 ans ...
jeudi 8 Juillet 2004 à 20h30
Bonjour Claudine, Je me souviens que ma mère avait ,en
son temps, acheté un livre intitulé "la vie
commence à 50 ans". Elle en a aujourd'hui 71. Elle
a failli plusieurs fois perdre la vie (elle est cardiaque) ...
et en profite d'autant mieux maintenant. Pour ma part j'ai 46
ans , et je commence ma deuxième vie ! Donc , Non ,50
ans ce n'est pas la fin de la vie ! ça peut même
être le début d'une deuxième vie. Si déjà
vous changez ce point de vue , ça ira mieux. Pour le coté
irritable , peut-être manquez-vous de magnésium
? ou de vitamines B ? Un bilan sanguin pourrait peut-être
être profitable... C'est sur que le passage de la cinquantaine
est angoissant ... comme celui de la quarantaine , où
on fait un peu le bilan de cette première moitié
de vie. Mais c'est justement l'occasion de se poser les bonnes
questions : qu'est-ce que je voudrais encore faire dans ma vie,
quelles envies sont les miennes ? comment puis-je les réaliser
? Avoir des projets (réalistes) voilà un bon moyen
de sortir de l'angoisse ! Bon courage , bon moral ...et bonne
chance à vous.
alexandra:Pour Jenny
jeudi 8 Juillet 2004 à 20h52
Bonsoir Jenny! J'ai eu, suite à chute de cheval, un traumatisme
cranien. Ce qui m'interpelle et m'inquiète aussi, c'est
que je n'ai eu aucune radio !! (Par contre pour le dos oui..
)Et je souffre depuis de douleurs dans la tête ressemblant
à celle que j'avais après ce gros choc mais en
moins intense. Avez vous eu des examens et si oui lesquels? Et
que feriez vous à ma place?? Et une autre question : je
fais des crises de panique depuis 4 ans ; pourquoi le sucre est-il
déconseillé? Merci à vous et pleins de pensées
positives à ceux qui en ont besoin.
petite plume:à Alexandra
vendredi 9 Juillet 2004 à 3h41
Bonjour (matinal...) Alexandra, Je suis surprise de ton état
cotonneux. Tu as changé de traitement ,peut-être
est-ce une explication .Mais si celà persiste ,il faudrait
vérifier les doses , ou voir si ces médicaments
te conviennent. Au retour de ta séance d'acupuncture tu
étais en forme .... il me semble. Continues-tu l'acupuncture
? Voilà ce que m'inspire ton message de jeudi 8 juillet
19h33. Quand au trauma cranien celà pose aussi question
.Il faudrait peut-être vérifier. Mais sur ce point-là
Jenny est beaucoup mieux qualifiée que moi. Bon courage
à toi. J'espère que tu vas bientot aller mieux
... et déjà sortir de cet état cotonneux.
Bisou. Petite Plume
jenny :Alexandra et trauma crânien
vendredi 9 Juillet 2004 à 15h57
Les traumatisés crâniens sont les laisser-pour -compte
: je l'ai lu à plusieurs endroits et je l'ai expérimenté
pendant 30 ans malgré des EEG perturbés, des malaises
cérébraux et pour finir un Accident Vasculaire
Cérébral avec détection de lésion
ancienne par scanner et IRM ( cela ne leur suffisait pas encore)
. Il faut vraiment s'accrocher Alexandra ; le seul neurologue
( sans être spécialiste des traumas) qui m'ait enfin
écoutée et soignée pour une inflammation
cérébrale cicatricielle se trouve à l'hôpital
René Dubos à Pontoise : le dr Servan . Les traumas
, en plus des maux de tête et des séquelles propres
à la lésion , déclenchent souvent des dépressions
; c'est l'ouvrage du dr Seignalet ( l'alimentation ou la 3°
médecine ) qui m'a permis de comprendre le mécanisme
chez moi ( il y en a peut-être d'autres) : le choc ( ou
autre stress) provoque une série de réactions biochimiques
qui aboutit à rendre l'intestin perméable ; si
on a la malchance de digérer incomplètement ( souvent
les porteurs du groupe sanguin O ) le gluten de certaines céréales
ou les produits laitiers , des grosses molécules pénètrent
dans le corps et provoquent des inflammations ( aux articulations
, sur la peau , dans le cerveau etc suivant les fragilités
de chacun) . Dans le cerveau une inflammation peut apparaître
sous forme de dépression . Je viens de lire aussi que
ces molécules de dégradation incomplète
du gluten ou des produits laitiers ont une formule proche des
endorphines dont elles prennent la place ( comme des fausses
clés qui bloquent les serrures ) = les circuits du plaisir
sont fermés , on se sent très mal et beaucoup moins
indépendants des stress extérieurs .Tout ce qui
peut nous donner du plaisir "regonfle un peu nos stocks
" Surtout ne vous sentez pas responsable de vos coups de
déprime ou de" lymphatisme " : c'est physiologique
. Emmeline m'a donné un site internet qui me semble très
intéressant http://www.nutranews.org/fra/index.php "sciences,
nutrition, prévention et santé". Je suis enfin
sortie d'une longue et grave dépression , difficilement
, avec seulement 6 mois de petites doses de déroxat ,
mais je fais très attention à ne pas me mettre
dans des situations déclenchantes . amicalement
claudine:trauma cranien
vendredi 9 Juillet 2004 à 16h33
c'est vrai que ma dépression s'est déclenchée
après mon trauma cranien et l'eeg montrait à plusieurs
reprises "un tracé irritatif"...je n'ai jamais
passé de scanner ni d'irm du cerveau mais cela servirait
-il à quelque chose ? Jenny votre neurologue a fait quoi
exactement par rapport à ça ?
jenny :claudine et trauma
vendredi 9 Juillet 2004 à 19h15
Le scanner et l'IRM avaient été faits en urgence
après l'AVC , ainsi qu'une série d'EEG . Le neurologue
a fait refaire des EEG avec toujours des tracés qui faisaient
suspecter une épilepsie cicatricielle complexe : en soignant
cette inflammation , les crises se sont espacées , les
maux de tête qui m'enflammaient le cerveau gauche ont disparu
, la dépression résiduelle a disparu . (Les angoisses
ont été facilement volatilisées par l'EMDR
.) Cela m'a fait un bien fou d'être enfin écoutée
( et soignée ! ) Je pourrais écrire un livre décapant
sur le manque d'humanité et de compétences des
divers neurologues et psychiatres qui se renvoyaient la balle
(=moi). Si vous avez constaté que la dépression
est apparue après un trauma , ne lachez pas prise jusqu'à
ce qu'enfin un médecin vous soigne Je vous souhaite une
très rapide guérison . Jenny
jenny :claudine et trauma
samedi 10 Juillet 2004 à 6h08
le neurologue me donne un anti-épileptique (trileptal)
dont le dosage a été affiné car en excès
j'avais des troubles de l'équilibre . Dans mon cas c'est
à prendre à vie . Lorsque je sens (fatigue anormale
, maux de tête ) qu'une crise va arriver , je prends du
dafalgan codéiné (morphinique) mais avec beaucoup
de parcimonie pour éviter l'accoutumance . Ce dont je
suis certaine c'est que la dépression a été
déclenchée par le trauma crânien . Bonne
chance Jenny
Dany:AVC et Traumatisme cranien
mercredi 14 Juillet 2004 à 18h37
Bonsoir, Ceci est mon premier message. Voici les faits. En février
2003 mon mari a fait une chute d'échelle. IL était
seul. Je n'ai jamais su si c'était la chute qui a conduit
au TC ou s'il a fait un malaise cérébrale qui l'a
fait chuté. Toujours est-il qu'après un mois de
coma et un mois hospitalisé en neurologie, il est revenu
au domicile. Il est parfaitement valide mais est devenue aphasique.
Il ne sait plus lire et écrire. J'espère que cela
reviendra. Le problème est qu'il est en très très
grande dépression. J'ai l'impression que le traitement
ne fait rien du tout. NORSET et EQUANIL 4OO. J'ai acheté
également de l'oméga. Il avait déjà
un tempérament dépressif avant mais maintenant
c'est encore pire. IL considère que tout est "foutu"
et par conséquent ne se bat pas et je ne peux pas l'aider
s'il ne s'aide pas lui même. IL se sent exclu de par ce
manque de communication. Il n'a pas fait le deuil de ce qu'il
était avant et n'accepte pas ce qu'il est devenu. Je suis
donc seule à gérer tout cela. IL n'y a rien pour
m'aider. Je garde cependant le moral mais cela est très
difficile à vivre. Pourtant s'il le voulait il pourrait
s'en sortir. L'orthophonie n'est pas possible actuellement à
cause de cette grande détresse qui amène à
cette dépression. Si quelqu'un parmi vous peut me faire
un retour sur un vécu similaire ou me donner des conseils
je l'en remercie d'avance. Je continue mon activité professionnelle
t mon mari est seul toute la journée, sans doute cela
n'est pas fait pour aider. Merci de vos conseils, dany
jenny :Dany et traumatisés crâniens
jeudi 15 Juillet 2004 à 8h50
Association de Familles de Traumatisés Crâniens
AFTC Poitou Charentes Entraide et soutien mutuel entre les familles
éprouvées par le traumatisme crânien. Réunions
conviviales périodiques. Actions auprès des autorités
pour faire connaître les besoins des familles et promouvoir
des structures d'accueil pour les personnes cérébrolésées.
Permanence tous les mercredis de 09h à 11h au Pavillon
GUILLON de l'Hôpital Pasteur à Poitiers.8, Rue des
Acacias 86280 Saint-Benoît Adhésion Castets Monique
05 49 44 40 51.......... Vous trouverez peut-être d'autres
associations sur internet ou par les Hôpitaux .
jenny:Dany: espoir
jeudi 15 Juillet 2004 à 9h16
Chère Dany : J'ai été moi-même victime
d'un trauma crânien puis d'un accident vasculaire cérébral
sur la lésion ( perte de tous les mouvements volontaires
, de la compréhension des images et des sons , de la conscience
, de la protection contre émotions et angoisses etc ;
et le déclenchement d'une dépression violente par
une série de phénomènes complexes ) . Je
suis sortie des affres de la dépression ; entre les crises
, je vais de mieux en mieux : la preuve= je suis capable de vous
écrire . Le plus horrible c'est la dépression qui
elle peut être soignée( c'est une vraie maladie
qui rend impuissant ) ; sans elle on peut tout accepter et s'adapter
, et le cerveau trouve des ressources pour s'améliorer
. C'est aussi une occasion de révéler d'autres
capacités mises en veilleuse jusque là . Votre
mari a la la chance d'être soutenu par vous qui êtes
courageuse et lucide. Je dirais : la certitude d'un avenir meilleur
,une bonne hygiène de vie , le soin de la dépression
, la recherche de tout ce qui peut aider . Bien amicalement Jenny
dany:pour jenny
jeudi 15 Juillet 2004 à 18h33
Dany à Jenny merci de votre réponse. Cependant,
j'aimerai savoir si après votre lésion cérébrale,
vous étiez aphasique, avec problème de lecture
et d'écriture. J'ai bien du souci avec cette situation.
De plus mon mari pense que je ne fais pas grand chose pour lui
alors que c'est tout le contraire mais je considère qu'il
est malade et n'y prête pas trop attention. J'ai créé
dans ma ville une association qui regroupe les aphasiques en
général victimes d'avc et tc. Cela démarre
seulement mais j'espère bien arriver à quelque
chose amicalement dany
Gaëlle:pour Dany/ à propos d'aphasie et
de dépression
vendredi 16 Juillet 2004 à 15h36
Je passe pour la première fois sur ce forum, terminant
tout juste la lecture du livre qui "résonne"
beaucoup dans ma petite vie... Je me permets de vous répondre,
Dany, peut-être pas par rapport aux méthodes du
livre qui pourraient soulager votre mari, mais en tant qu'orthophoniste.
Ce que vous dites me fait penser très fort à un
patient avec qui j'ai fait un bon bout de chemin entre 2000 et
2003 (J'ai par la suite déménagé). Lorsque
je l'ai vu pour la première fois, après un AVC,
il présentait une aphasie sévère, avec des
moments où il était presque réduit au silence,
et d'autres où son langage, alors plus "fluide",
restait très entravé par des mots manquants, ou
des productions "fantaisistes" se glissant malgré
lui à la place de ce qu'il souhaitait dire. Comme la plupart
des aphasiques, cet homme "concevait" très bien
ce qu'il souhaitait dire, mais ne pouvait l'énoncer. Il
était d'un très bon niveau socio-culturel, parlait
5 langues. Ingénieur en retraite, il avait, pour son métier,
voyagé partout dans le monde, et résidé
dans bon nombre des pays visités. Se voir ainsi "diminué"
l'a mis dans les premiers mois dans une colère noire,
et il s'est juré "d'effacer" les moindres difficultés
phasiques qu'il avait. Puis, voyant que les symptômes résistaient
à sa volonté (malgré des progrès
certains), certains troubles depressifs ont remplacé la
colère. Je ne crois pas qu'il y ait "d'impossibilité"
orthophonique en cas de dépression (mais je parle dans
l'absolu, et ça n'engage que moi. Chaque cas est unique,
bien sûr). J'ai partagé avec cet homme des séances
de larmes, simplement, parce qu'il avait mal, et qu'à
ce moment là, lui proposer un travail de dénomination
n'aurait eu aucun sens. Je ne lui ai jamais menti, malgré
sa douleur, et n'ai jamais "promis" qu'il récupérerait
tout, pour soulager un instant notre impuissance. Mais parce
que nous les avons partagés, ces moments en ont permis
d'autres, où la confiance mutuelle était immense.
J'ai souvent eu l'impression qu'au delà des larmes et
des moments difficiles, il y avait un moment où nous pouvions
être simplement "en phase", lui et moi, sans
mots (était-ce un genre de cohérence cardiaque
partagée?), et qu'à ce moment là, tout redevenait
possible dans notre travail. Et que "brusquer" les
moments où cet équilibre n'était pas présent
ne servait à rien. L'orthophonie n'est pas qu'un travail
technique, c'est aussi, beaucoup un accompagnement. Et être
déprimé n'est pas une contre-indication, très
loin s'en faut, à être accompagné. J'ai souvent
ressenti une grande sérénité à la
suite des séances partagées avec ce patient (et
je le lui ai dit). Il m'a confié la même chose en
sens inverse. ça ne "soigne" pas la dépression,
et les orthophonistes ne sont ni psychologues ni psychiatres,
il faut être clair (ce monsieur était sous médicament
pour cela). C'est en revanche un "relais" possible,
qui connaît les spécificités du trouble aphasique,
et qui peut donc les écouter, les expliquer, avec empathie.
Lorsque j'ai déménagé, nous nous sommes
pleuré dans les bras l'un de l'autre, et ça n'était
pas feint. Le lien réel qui s'est tissé entre nous
n'a pas dépassé le cadre professionnel,il est toujours
resté clair et cadré, mais il était profondément
humain. Sa femme m'a souvent confié combien, dans les
périodes où les séances d'orthophonie n'avaient
plus lieu (vacances ou autres), il dormait moins bien, avait
moins de goût pour s'exprimer, pour faire des choses. Voilà,
Dany, ma simple expérience. En vous souhaitant plein de
courage et des jours meilleurs gaëlle
Dany:Pour Gaelle
vendredi 16 Juillet 2004 à 22h28
Bonsoir. votre témoignage est encourageant et merci de
m'en avoir fait part. J'ai cependant beaucoup de mal à
convaincre mon mari que sa situation peut évoluer. D'ailleurs
je pense qu'il me supporte de moins en moins parce que je suis
"normale" si on peut dire et continue mon activité
professionnelle, suis absente toute la journée tout cela
n'est sans doute pas fait pour arranger les choses mais d'un
autre côyé, il est heureus que j'ai une activité
professionelle car sinon je crois que les plombs sauteraient.
Je n'ai pas encore lu le livre de dss mais vais l'acheter prochainement
merci envotre de votre message
Paola:entre déprime et dépression
dimanche 11 Juillet 2004 à 11h39
Bonjour, Depuis début juin, je suis dans une merde noire.
Ma mère, qui souffre déjà de la maladie
de PArkinson, est tombée et s'est fait un énorme
hématome à la jambe droite qui n'est apparu que
8 jours après sa chute. Elle devait subir une opération
de la prothèse du genou gauche le 30 juin. Mais avec le
coup à la jambe droite, l'opération a été
reportée. Elle est hospitalisée depuis 1 mois et
ne peut plus marcher, ni même se tenir debout. Ses genoux
sont complètement bloqués et ne se déplient
plus. Elle ne remarchera peut-être plus. les kiné
sont pessimistes. Elle part demain pour un centre de rééducation
pour au moins 2 mois, voir +. Ensuite, rebelote. Si elle est
en état d'être opérer, elle va subir son
opération de la prothèse du genou gauche, donc
15 jours d'hospitalisation et encore 2 mois de rééducation.
ET l'année prochaine, même chose avec le genou droit.
En plus, je me retrouve avec ma grand-mère de 91 ans,
qui était gardée par ma mère, et ne peut
plus rester seule. Je refuse de la mettre en maison de retraite
car elle se laisserait mourir. Je n'ai qu'un frère célibataire
comme moi, mon père est mort d'un cancer, et pas d'autre
famille. Mon frère et moi sommes en train de déprimer.
Le bout du tunnel est encore loin. le mauvais sort s'acharne
sur notre famille. Que faire sinon subir ou apprendre à
survivre en pensant au pire ? Les oméga3 sont loin d'etre
suffisant. le Lexomil m'aide à supprimer mes crises d'angoisse.
Mais il y a des effets secondaires à long terme. Qu'on
ne me dise pas qu'il y a un Bon Dieu !
Bernard:à Paola
lundi 12 Juillet 2004 à 1h10
Paola, il faudrait absolument que vous vous fassiez aider par
des aides professionnel(le)s :
1) Vous êtes-vous renseignée auprès de votre
mairie : peut-être avez-vous droit à une aide à
domicile ? -> aides ménagères sous condition
de ressources + auxiliaires de vie pour la journée et
éventuellement la nuit.
2) pour l'aide des personnes âgées, il existe des
associations qui peuvent vous mettre en contact avec des personnes
employées à domicile. --- Bernard.
------------------
à l'aide!!!
Rosenn - Posted - 11 July 2004 : 20:40:43
je suis toute nvelle ici, je sais pas bien comment ça
marche, mais je ne sais plus trop vers qui m'adresser pr qu'on
m'aide...
en fait, les OM3 m'interessent, mais je ne sais pas vers qui
m'adresser: un généraliste, un psychiatre??? j'ai
été voir un généraliste mais il m'a
tt simplement envoyé balader, me disant que mes pbs, c
t du cinéma... bref. je ne sais pas koi faire, ça
va mal. j'ai besoin de me faire aider mais j'ai peur qu'en allant
voir un psychiatre, je ne tombe ds un cycle infernal d'antidepresseurs
et d'anxiolithique... et puis même si je veux aller voir
un psychiatre, lequel aller voir? il y en a tellement... je ne
sais pas si vs pouvez m'aider mais je tente le coup! j'ai été
suivi toute l'année par un psychologue, deux fois par
semaine, ds le centre médico-psychologique de mon université,
mais maintenant que c les vacances, je me retrouve sans rien,
sans aide, et ça devient très dur de tenir...
Bernard - Posted - 12 July 2004 : 02:49:59
Rozenn, les OM3 ( + antioxydants) ne sont pas prescriptibles,
ce ne peut être que de l'automédication. Mais à
eux seuls ils ne suffiront probablement pas, et ne pas attendre
d'effets positifs avant 2 ou 3 semaines. Mais vous ne précisez
pas la nature de vos problèmes. Peut-être pourriez-vous
consulter un homéopathe, par exemple ? Personnellement,
je ne crois pas trop en l'homéopathie, mais ces médecins
sont souvent "ouverts" et ils pratiquent une médecine
"globale", c'est l'essentiel je crois. Et si vous souffrez
de "crises d'angoisse", l'acupuncture pourrait vous
soulager (voir un médecin-acupuncteur, pour la prise en
charge sécu). La sophrologie (relaxation-respiration)
peut aussi soulager les angoisses ; le yoga ou le Qi-gong peuvent
aider à "se retrouver", à reprendre "contrôle
sur soi " et équilibre émotionnel. S'il s'agit
de troubles "nerveux" avec troubles du sommeil par
ex., il faudrait que vous privilégiez l'exercice physique
régulier (jogging, marche vive, danse, etc) + une bonne
cure de magnésium (ex. Magné-B6 = avec vitamine
B6). Si vous souffrez surtout de déprime, peut-être
pourriez-vous vous faire prescrire un médicament à
base de millepertuis (phytothérapie) ? Enfin, je vous
suggère de poster votre message AUSSI dans l'ancien forum
du site guerir.fr , en http://www.guerir.fr/forum/topten.html
(peut-être en nous précisant la nature de vos troubles),
car malheureusement, les habitués de ce forum sont tous
en vacances, je crois. Alors à bientôt ? --- Bernard.
Rozenn - Posted - 12 July 2004 : 11:02:01
en fait, j'ai déjà essayé l'homéopathie.
ça fait lgt d'ailleurs. ça a fait ses preuves pr
divers pbs mais pas pr celui dont je souffre. selon mon psy,
je souffre de névrose d'angoisse. je vis ainsi depuis
un an et demi maintenant, à la suite d'une agression.
personne n'a su m'aider, étant donné que j'ai étouffé
le pbs pdt un bout de tps. ça se manifeste par des crises
d'angoisse fréquentes, une impossibilité de sortir
de chez moi seule, même pr des actes banals, une coupure
du monde social, une somatisation impte. bref, je vis ds la peur
constante. actuellement, je suis tjs sous traitement homéopathique
assez léger car mon généraliste m'a laissé
le choix entre l'homéopathie ou les antidepresseurs...
je cherche une solution mais c pas évident ds ma région
(le finistère): vers ki s'adresser???
Bernard - Posted - 12 July 2004 : 12:39:01
[ ... ] Rozenn, ce ne sont ni l' homéopathie ni la psychanalyse
qui pourront sérieusement vous aider, pour ce dont vous
souffrez.
Vous semblez souffrir de phobie sociale et d'agoraphobie, sûrement
consécutifs à un "stress post-traumatique"
(ESPT ou PTSD) consécutif à cette agression.
La thérapie classique prescrite par les psychiatres, ce
sont effectivement les antidépresseurs + TCC (thérapie
cognitive & comportementale avec exercices d'exposition progressive).
Peut-être pourriez-vous échapper aux antidépresseurs
(sauf peut-être les six 1ers mois, si vous avez du mal
à vous prendre en charge) en vous engageant simultanément
dans plusieurs méthodes préconisées par
David (DSS) :
1) les capsules d'Oméga-3 (liser en http://www.guerir.fr/09Keith.html
le cas de Keith : électrochocs ou huile de poisson ?)
: OM3 de isodisNatura ou équivalent (fortement dosés
en EPA) : commencer avec 3 caps/jour et augmentez rapidement
jusqu'à 6 caps./jour (ne pas oublier le complexe anti-oxydant,
ex.: 1 caps./jour de Bétasélen) : premiers effets
après 3 semaines env.
2) pratique régulière d'un exercice physique (même
chez vous : stepper ou vélo d'appartement, etc)
3) exercices respiratoires (respiration profonde et ventrale)
et méditation (voir en archives forum, rubriques respiration et meditation)
4) enfin (et avant tout, peut-être !), l'EMDR ! ayant subi
une agression, et cette agression semblant être à
l'origine de vos problèmes, il me semble que l'EMDR serait
vraiment indiquée dans votre cas. Pour trouver l'adresse
d'un praticien EMDR dans votre région, vous avez l'annuaire
des praticiens sur le site de l'EMDR-France : http://www.emdr-France.org
-> dans le Finistère (29), vous avez 2 psychothérapeutes
: un à Plouhinec et une à Brest.
Bon courage et bonne journée Rozenn --- Bernard.
PS: aide extérieure, parole (ex.: accompagnement, psychothérapies
genre TCC ) :
toujours nécessaires, mais jamais suffisantes, dans la
dépression ;
en fait, il faudrait " que toute aide extérieure
utilise, capitalise sur le fait qu'il existe des mécanismes
naturels de rééquilibrage, d'autoguérison
au sein de notre cerveau émotionnel ", et qu'il existe
des méthodes "passant par le corps" qui stimulent
ces mécanismes d'autoguérison, en particulier l'EMDR,
spécialement dans votre cas, il me semble.
Rozenn - Posted - 14 July 2004 : 20:59:17
bonjour!
je pense que je vais prendre rdv chez un psychiatre pr l'instant.
en fait, j'aimerais essayer l'EMDR mais il se toruve que j'étais
étudiante à rennes cette année mais que
l'année prochaine, je continue en licence à Lille...
donc je ne suis chez moi que pr les deux mois de vacances...
ça ne servirait pas à gd chose de commencer qqchose
ici, mais plutot à lille; ça m'angoisse d'ailleurs,
rien que le côté pratique car je ne peux me rendre
nulle part (ou presque) tte seule, il faut que je sois tjs escortée
par mon copain qui doit faire concilier son emploi du tps avec
mes besoins... ou alors, il faut que j'aie pu faire le trajet
plus de 10 fois et jms à pieds ni en bus mais à
vélo... bref, tt ça rend les choses très
compliquées. j'ai du mal à me décider pr
de la relaxation ou de la sophrologie, je ne sais pas trop prkoi,
j'ai l'impression que je serais obligée d'"avouer"
mon pb, ou de raconter. c pas facile par rapport au regard des
autres qd on va pas bien. je mets un masque et je fais comme
si tt allait bien, il n'y a pas gd monde qui est au courant de
mon pb, ou de ce qui m'est arrivé.
je sais bien que cette agression n'a pas été digérée,
depuis maintenant un an et demi. mais le pb aussi c que ça
a fait remonter des peurs très anciennes, enfouies, que
je me cachais. mais c sur que l'agression n'a ps été
digérée, au point que je ne peux même pas
entendre parler de ce genre de faits autour de moi ou aux infos
(je suis obligée de couper la télé), et
il y a des mots que je ne peux pas prononcer ni entendre. je
somatise bcp, et encore, c t pire pdt l'année (j'avais
mal partout tt le tps, et j'avais tjs très froid).
le psychologue m'a bcp aidé, surtt que j'avais une séance
d'une heure ou plus deux fois par semaine. tte cette année,
je n'ai eu que cela et l'homéopathie. je ne voulais pas
aller voir un psychiatre qui allait me donner des médicaments
car la période très dure de cette année
était nécessaire, il fallait que je comprenne certaines
choses par moi même même s'il y a encore bcp de travail
à faire. maintenant, je suis bcp plus stable (parce que
sinon, je fonctionne par çycle enthousiasme/desespoir:
est-ce normal?), et je veux le rester même si c dur, et
c justement pr ça que j'ai besoin d'aide. j'ai l'impression
que je le veux mais que c les autres qui essayent de m'enfoncer
et que c comme ça de ttes façons: je dois souffrir
et je dois mourir finalement à 21 ans (pourquoi?). je
me rends bien compte que c ridicule mais ça a tjs été
là: là, il me reste un an à vivre et je
suis sur le déclin, maintenant que j'ai 20 ans! mais c
le genre de trucs qui est pas facile à expliquer à
l'extérieur, ou alors je passerais pr une folle... et
ma famille me dit tjs qu'il faut tenir le coup,ne pas s'écouter
et avancer...
je vous laisse, à plus tard
Bernard - Posted - 16 July 2004 : 12:35:17
Bonjour Rozenn,
Pour l'EMDR : je suis sûr que ce serait bien que vous preniez
qd même contact avec un de ces praticiens de Bretagne dès
cet été (Plouhinec ou Brest ), car
1) c'est parfois très long avant d'obtenir un 1er rendez-vous,
2) étudiante à Lille, peut-être rentrerez-vous
ts les week-end en Bretagne ? (car effectivement, je n'ai pas
vu de praticien EMDR à Lille , sur http://www.emdr-France.org).
Si le traumatisme est clairement identifié (ce qui semble
être votre cas), le pb pourrait être réglé
en 2 ou 3 séances !
Mais à défaut d'un thérapeute EMDR, je crois
que vous auriez raison d'aller voir un psychiatre. Le psychologue,
c'est bien, mais dans votre cas insuffisant semble-t-il. Ainsi,
vos cycles enthousiasme/ désespoir, peut-être n'est-ce
que de la simple "cyclothymie", mais il ne faudrait
pas écarter un éventuel trouble bipolaire... Et
puis, à défaut de suivi psychologique, vous auriez
certainement besoin de vous libérer de ce souvenir d'agression,
peut-être à qqun de proche, qu'au moins vos difficultés
soient reconnues... Enfin, les " il faut tenir le coup,
ne pas s'écouter et avancer ", ça marche...
qd on ne va pas trop mal ! Dites-vous bien (et dites-le à
votre entourage) que la dépression est une maladie, un
déséquilibre d'ordre biologique au niveau du cerveau
"émotionnel" : si vous étiez malade du
cœur, on ne vous dirait pas de vous "secouer"
!
bon courage, Rozenn...
Bernard.
PS: pour avoir d'autres points de vue, je vous suggère
de poster votre message AUSSI dans l'ancien forum du site guerir.fr
, en http://www.guerir.fr/forum/topten.html , en bas de page
(en précisant bien la nature de vos troubles et leur origine),
car il se pourrait que les habitués de ce forum-ci soient
tous en vacances...
kathleen - Posted - 17 July 2004 : 23:05:23
bonjour Rozenn
en te lisant, j'ai senti toute la détresse qui t'habite.
et ça m'a permis de me souvenir de celle qui fut mienne
durant plusieurs années.
moi aussi, j'ai subi des agressions, de toutes sortes, allant
de mon père alors que j'étais une ado, jusqu'aux
agressions sexuelles une fois adultes. J'ai vécu dans
un monde de violence permanente, le monde des bikers criminalisés:
humiliations, agressions verbales et physiques, couillonnades,
ce qui inévitablement a engendrer chez moi le sentiment
de n'être qu'un tapis, que de la merde!
aussi, histoire de poursuivre ma vie dans ce milieu, j'ai commencé
à m'engourdir par une consommation d'alcool excessive.
et puis un jour, j'ai eu conscience que je ne pourrais vivre
longtemps au même régime. m'a fallu prendre une
décision, et comme j'avais encore assez de lucidité,
j'ai choisi de quitter ce milieu pour rester en vie.
à ce moment-là, je pensais que le pire était
derrière moi. erreur. c'est là que la souffrance
s'est installée en moi. probablement du fait que j'avais
considérablement diminué ma consommation d'alcool.
jour après jour, les sensations se sont réinstallées
en moi, et avec elle, l'angoisse.
6 mois plus tard, je craquais. une foutue dépression.
j'ai pensé ne pas tenir parce que la souffrance était
devenue plus forte que le plaisir que je ressentais parfois à
vivre encore.
j'ai consulté en thérapie cognitive, et j'ai gobé
des antidépresseurs. ça a fait la job, comme on
dit. ça a calmé temporairement mes angoisses le
temps nécessaire à évaluer ce que je ne
voulais plus et à chercher ce que je pouvais encore désirer
pour moi dans ma vie. m'a fallu aussi, et pour commencer un processus
de guérison, retrouver un peu d'estime pour moi, là
où j'avais des raisons d'être fière de moi.
de simples gestes, des petites actions qui ont agis en moi jour
après jour, et auxquels je me suis accrochée: faire
un beau grand ménage dans l'appart, soigner mes cheveux
et mes ongles, me cuisiner un petit plat cochon de temps à
autre, visionner un film que j'aimais bien. des trucs banals,
mais qui m'ont permis d'alimenter les plaisirs et d'écraser
momentanément la souffrance qui persistait toujours.
je suis revenue à la vie un temps, le temps de me reprendre
en main et de me trouver un nouveau travail. de m'y investir
à fond. j'ai tenu plusieurs années avant que la
rechute se fasse, et qu'avec elle, je retombe encore plus bas.
mais je reconnaissais cette souffrance, et malgré l'état
psychologique dans lequel je me trouvais, j'avais encore assez
d'énergie par moment pour lui dire en pleine face qu'elle
ne m'aurait pas. qu'elle pouvait m'investir à nouveau,
que je connaissais le chemin qu'elle me ferait prendre, et que
non, je résisterais à son acharnement. en fait,
je crois que j'avais peur. peur de perdre à nouveau le
contrôle. peur de me perdre. et c'est cette peur qui m'a
nourrit et permit de faire face à la musique.
j'ai consulté à nouveau en thérapie cognitive,
me suis aidée en absorbant à nouveau des antidépresseurs.
2 ans que cela m'a pris pour refouler d'abord cet état,
le temps de planifier de nouveaux paterns comportementaux. j'ai
tout changé dans ma vie. enfin presque tout. je me suis
remise au monde en réapprenant à vivre pour moi-même,
pour me redécouvrir.
et à chaque fois que je ressentais l'angoisse et/ou l'anxiété
m'habiter, je me demandais: qu'est-ce que je veux dans ma vie?
qu'est-ce que je peux m'apporter de mieux pour nourrir ma réussite?
et chaque fois, des éléments m'étaient suggérés:
des bouquins de croissance personnelle, des exercices physiques,
du yoga, des massages et des gens, dont certains sont devenus
des amis.
suite à de nouvelles agressions, j'ai consulté
en EMDR. et ça m'a fait un bien fou. ça m'a désensibilisée
à tout ce qui est potentiellement dangereux, et ça
me permet aujourd'hui de garder le contrôle en cas de nouvelles
agressions. j'arrive aujourd'hui à désamorcer toute
situation et à faire face.
et puis en ce moment, je suis en train d'apprivoiser ma respiration.
grâce à un bouquin: et si ça venait du ventre,
écrit par Pierre Pallardy.
aussi, je me permets une suggestion: ne t'isole pas dans ta souffrance.
recherche la présence de personnes qui sont passées
par là. leur écoute te sera d'un grand secours
parce que tu ne te sentiras plus seule devant le trouble que
tu as à vivre quotidiennement et à chaque moment
du jour et de la nuit.
rentre en toi aussi. explore le patern de ta souffrance, celui
de tes angoisses et anxiétés. évalue sa
présence. ainsi tu la connaîtras mieux et tu pourras
contrecarrer son processus destructeur, parce que tu sauras quand
et pourquoi elle agit.
ça sera long, bien sûr, mais à chaque fois
que tu réussira à maîtriser sa présence
en toi, ce sera une petite victoire qui te remettra sur les rail
et te nourrira d'estime.
bon courage Rozenn et de gros bisous
kathleen
Rozenn - Posted - 18 July 2004 : 20:29:47
merci pr votre sympathie katleen, ça fait du bien, surtt
en ce moment où plus gd monde ne m'écoute... votre
message est très encourageant, il m'a redonné de
l'espoir en me disant qu'on pouvait s'en sortir. cependant, je
me suis sentie un peu ridicule après l'avoir lu, un peu
enfant gatée... en effet, je n'ai rien vécu de
difficile à part mon agression, et prtant je vais si mal!
j'ai eu une enfance très heureuse, des parents gentils
(même s'ils ont des défauts mais bon, c bien normal),
j'ai tjs eu ce que je voulais, je travaille bien, je vis près
de la mer... qu'est ce que je peux vouloir de plus???? je me
sens si coupable d'aller mal alors que j'ai tt pr être
heureuse, comme dit tt le monde...
cette agression sexuelle m'a profondemment choquée en
fait. je n'avais que 18 ans, je ne connaissais pas gd chose de
ce genre de dangers. j'arrivais de la campagne, où j'étais
interne ds un lycée, bien encadrée. après
mon bac, je suis arrivée à rennes, une gde ville
à 3h de chez moi. et qq tps après la rentrée,
bam, ça m'est arrivé, à moi qui ne connaissais
rien de la ville, des dangers et tt ça... tt le monde
a tenté de me culpabiliser (et a réussi!): j'aurais
pas du sortir à cette heure là (21h), j'avais pas
de bombe lacrymo, je suis blonde et j'avais pas attaché
mes cheveux... sans compter que la nvelle a circulé à
tte vitesse et que tt le monde savait... je n'ai eu aucune aide
particulière: ni de la part de la police, ni de la part
du lycée où j'étais... je constate que qd
on va mal, il faut encore se battre et c pas juste. là,
j'attends que le procès ait lieu mais je ne sais rien,
je ne suis même pas mise au courant. tt le monde me laisse
de coté ds cette affaire; si je veux dire qqchose, si
je veux me faire aider, je dois me justifier... car on me dit
qu'au fond, cette agression n'était pas si grave, que
j'ai réussi à m'en sortir...
du coup, depuis presque 2 ans, je vis ds la peur perpétuelle,
elle ne me quitte pas, c presque devenu une autre personne en
moi, un parasite que je ne controle pas. les gens autour de moi
ont du mal à me croire, ça semble tellement ridicule
parfois!
j'en ai assez de me battre. j'essaie de garder un masque sur
mon visage pr montrer que je vais bien, que ça va. mais
j'ai tjr peur. en fait, je n'arrive pas à surmonter le
pbs, à me préparer à affronter d'autres
choses parce que je me dis que ça ne doit plus jms m'arriver,
plus jms: si ça m'arrive encore, pr moi, je n'arriverais
pas à m'en sortir et je vais y passer. pr moi, cette agression,
c t un avertissement. il faut que je fasse attention.
j'ai du mal à en parler à d'autres personnes: autour
de moi, les gens de mon age ont envie de s'amuser, de sortir,
de rencontrer des gens et non de s'inquiéter de moi, de
détails pratiques pr sortir; en effet, pr sortir, il me
faut presque une escorte, il ne faut pas que la voiture soit
trop loin, il faut des gars musclés au cas où,
ne jms me laisser seule, voire me rassurer ou me soutenir qd
on passe ds des endroits sombres et que je tremble comme un feuille
morte, que je ne peux plus respirer... donc du coup, c pas forcemment
agréable... je ne veux pas être un poids pr les
autres. et puis, rares sont ceux autour de moi à qui c'est
arrivé: les autres parlent de fêtes, d'alcool...
pas moi. en fait, j'ai 20 ans, mais je ne connais rien de la
vie étudiante, c un peu triste. je fais des efforts mais
c dur. en fait, je sais que c'est arrivé à d'autres
filles la même année que moi ds mon lycée,
mais je n'ai jms pu en parler avec elles car j'étais en
prépa littéraire ds un lycée assez réputé
où ttes les affaires de ce genre ainsi que les tentatives
de suicides, etc... étaient cachées, pas le droit
d'en parler ou on se faisait exclure du lycée. j'ai donc
du me taire comme ttes les autres.
en ce moment, je suis un peu plus stable que pdt l'année,
j'essaie du moins; mais c dur car j'ai l'impression que tt veut
m'enfoncer. il faut que je tienne encore, mais au fond, je veux
mourir. il faut que je me batte encore pr trouver un psychiatre
qui veuille bien me soigner: à l'attaque!
je vous remercie de votre gentillesse,
rozenn
kathleen - Posted - 22 July 2004 : 19:28:36
tu sais Rozenn, la vie qui t'a maintenue dans la ouate, qui t'a
choyée, ne t'a pas mise à l'abri de la violence.
Elle peut se manifester à chacun d'entre nous, et ce,
sans égard au rang social, à notre niveau de scolarité,
à notre beauté, à l'amour que l'on reçoit
ou donne. elle frappe, un point c'est tout. et pourquoi? la réponse
est en nous et est directement liée, ou intimement liée
à ce que l'on choisit de faire de cet acte une fois derrière
nous.
la culpabilité, la colère, l'impuissance, l'accablement,
et bien d'autres états encore, sont issus de sentiments
humains légitimes. il est donc normal de passer par là,
d'être en crise avec soi-même. cependant, l'énergie
de ces états peuvent être utilisée pour surmonter
l'épreuve, puisqu'elle en est issue, ou alors pour s'abattre
davantage, ce qui devient destructeur.
aussi, je pense que l'EMDR serait tout approprié pour
toi, histoire de te désensibiliser et pouvoir enfin faire
face froidement aux suites de l'agression. je parle entre autres
de ton prochain témoignage.
autre chose aussi, chez nous au Québec, nous avons de
multiples Centres-Femmes qui viennent en aide aux femmes qui
font face à de multiples problématiques, dont les
agressions de toutes sortes. ces centres offrent une panoplie
de ressources pour supporter et appuyer les femmes dans leur
recherche de solutions. vous avez sûrement ces mêmes
organismes chez vous en France. psychologues, avocates, médecins,
travailleuses sociales et aidants naturels s'associent pour réorganiser
la vie des femmes. je pense donc que tu dois consulter auprès
d'eux.
une chose pour moi est sûre, pour voir plus clair en toi
tu "dois" t'entourer un temps de femmes qui vivent
une situation semblable ou pire à la tienne. ça
deviendra une thérapie pour toi que de vivre un temps
dans l'énergie d'entraide qui se déploie auprès
d'elles.
et n'oublies pas l'EMDR et peut-être aussi les oméga3
à un rapport de 20/1, qui agiront sur tes humeurs, entre
autres.
laisses-toi brailler aussi, beaucoup même, ça libère!
te souhaite bon courage dans ta conquète de sérénité.
je sais que tu en sortiras plus forte, et surtout plus la même.
gros bisous
kathleen
Rosenn - Posted - 22 July 2004 : 21:22:24
merci bcp pr vos conseils, ça fait du bien de savoir qu'il
y a des solutions pr s'en sortir, vu que depuis deux ans, on
me dit que ce n'est rien, que ça va passer avec le tps.
c vrai que le confort ds lequel je vis n'aide pas forcemment,
je veux dire, ne m'a pas préparée à ce genre
de pb. c même le décalage entre la campagne en bord
de mer d'où je viens et la ville avec sa violence qui
m'a le plus choquée. c en partie cela que je dois régler
car je crois que le décalage m'a enormement choquée,
et m'a donné l'impression que la ville est un lieu de
mort et de violence sans qu'il soit possible de s'en sortir.
Pr moi, la ville, c l'Enfer, réellement. alors que je
sais bien que ça peut aussi arriver chez moi!
je vais très vite me renseigner sur l'EMDR, ça
a l'air très efficace. car pr l'instant, l'énergie
positive que je pourrais trouver ds ce qui m'est arrivé,
je ne l'ai pas trouvé; au contraire, ça me bloque
totalement, je me dis qu'il n'y a rien à faire.
mais je sais maintenant qu'il y a des solutions, que je ne vais
pas être comme ça tte ma vie. j'ai de l'espoir.
merci pr votre gentillesse.
Rozenn
kathleen - Posted - 23 July 2004 : 20:25:08
si tu as besoin de "parler" de ton cheminement, de
tes échecs, de tes réussites, tu pourras toujours
me contacter par courriel. mon adresse hotmail est inscrite dans
mon profil.
à plus tard peut-être
kathleen
------------------
Chaman - Posted - 21 July 2004 : 03:56:41
Bonjour, ou bonsoir (il est 3h du matin),
Je m'appelles Anthony, j'ai 22 ans, et j'habite à genève.
J'ai été diagnostiqué schyzophrène
paranoïde il y'a 3 ans par un psychiatre de la clinique
psychiatrique cantonale, suite à diverses expériences
traumatisante avec des psychotropes, ainsi qu'un refus de la
société et de la vie telle que je la vois. J'ai
décidé depuis 4 mois de voir un autre psychiatre,
pour commencer un sévrage des neuroleptiques, (zyprexa
1 an, et solian 400 mg/jour 1 an), car le psy que je voyais avait
une approche médicale "trop médicale"
à mon goût.
J'ai donc débuter le sevrage il y'a environ 3 mois, et
j'ai progressivement diminuer les doses, pour arriver actuellement
à prendre 1 demi comprimé (100 mg de solian) tous
les 2 jours environs. J'ai aussi arrêter les antidepresseurs.
J'ai voulu commencer ce sévrage, car meme bien avant
d'avoir lu votre livre, j'ai toujours pensé que les neuroleptiques
m'avait et pouvait m'aider à me stabiliser, mais ne me
faisaient pas avancer et faussaient mes émotions et réactivités
émotionnelles.
Helas je me rend compte que l'arret, ou au moins la diminution
dans l'optique d'une automédication, sont vraiment difficiles.
Car non seulement je retrouve la plupart des hallucinations et
crises de paniques que les neuro m'évitaient a peu pres,
mais en plus fort.
Car comme je me suis renseigné, l'arret des neuro rouvre
les trous des cellules nerveuses bouchés, plus les petits
trous qu'y s'etaient ouverts suite a la prise de ses medicaments.
(j'essaie de parler avec mes mots de néophite, ne m'en
voulez pas).
Et c'est dans cette période de recherche, ou je voulais
commencer à avancer sans truquer la donne par des médocs,
et en voulant vraiment aller mieux, (chose que je commence à
imaginer mais qui m'était étrangère avant),
que j'ai lu votre livre.
J'y ai trouvé des informations fortes intéressantes,
et je voulais entre autre vous remercier pour la clarté
de cet ouvrage, pouvant faire comprendre à un pauvre humain
non diplomé tel que moi, des méthode somme toute
peu répandue, mais relativement simple à mettre
en pratique et à comprendre.
Par exemple la cohérence cardiaque, me sert énormement
lors des crises de panique, plus fréquente du a la diminutions
des neuro. La méthode est relativement simple, et marche
très bien sur moi.
L'emdr est une méthode qui à l'air vraiment
très salvatrice, en tout cas pour moi qui ai des gros
traumatismes, mais je n'ai pas encore essayé, ayant commencé
une psychothérapie, je ne veux pas tout mélanger
en mème temps.
Pour le sport, j'avais deja essayer de m'y remettre, en achetant
un rameur, mais j'avais de la peine. Depuis la lecture de votre
bouquin, j'essaie de m'y mettre plus sérieusement, meme
si je continue à fumer 3 paquets par jours et à
prendre alcool et cocaine à différentes occasions.
Quand aux omegas 3, sujet fort intéressant, mais après
renseignement, assez lourd à assumer, car les doses qui
feraient remarquer des changements, demande une prise journalière
de pilules s'apparentant à une trithérapie par
le nombres..
Mais pour moi le sujet le plus passionnant, a vraiment été
la CNV, qui même si j'en appliquais deja la majorité
des principes, mérite vraiment d'etre soulignée.
Car je n'imagine même pas un monde ou tout le monde ferait
l'effort d'appliquer ces méthodes de communications, que
de changements..
Voila, c'était pour vous faire un petit feedback suite
a ma lecture, qui vous intéressera ou ne vous intéressera
pas, c'est à vous de voir.
Je vous souhaite une bonne continuation, et continuez à
apporter des lumières aux néophites comme moi,
ca ne peut que me/nous aider et accessoirement vous faire bien
gagner votre vie.
Vous m'excuserez pour ce mail peut-être imprécis
et bourré de fautes d'orthographe, j'ai pris 5 mn pour
vous l'écrire, dans une de mes insomnies fréquentes..
Ciao/bye, cordialement,
Anthony
Ashuap:Angoisse
mardi 27 Juillet 2004 à 10h28
Bonjour à tous, Je vous lis depuis le mois d'octobre dernier,
mais je n'ai pas beaucoup participé. On dirait que c'est
un peu pour la même raison que celle pourquoi je ne fais
pas tout pour me sortir de mon mal-être : on a parfois
l'impression que ça ne donnera rien mais que ça
nous prendra le peu d'énergie qu'il nous reste. Peut-être
que d'autres personnes vous lisent ici mais qu'elle n'écrivent
pas, comme moi, en se demandant : qu'est-ce que ça me
donnera ? Mais peut-être que ça fera du bien de
juste le faire... J'ai pris des anti-anxiolytiques pendant un
an et j'ai été très bien pendant cette année
(c'était super puisque l'année précédente,
j'avais été on ne peut plus anxieux et j'étais
malade en permanence [rhumes, etc.] Pendant le traitement, la
pleine santé !). Mais bon, avec la psychiatre on s'est
dit que j'allais essayer de ne pas en prendre toute ma vie et
on a arrêté progressivement. En même temps,
elle m'a conseillé le livre de DDS. J'ai donc arrêté
le traitement en octobre dernier et depuis, je vais assez mal.
Mon problème est surtout caractérisé par
l'angoisse (avec des débordements de déprimes sur
le sens de ma vie). L'angoisse vient par vagues qui durent de
deux semaines à un mois. Je ne sais pas si ces vagues
sont conjoncturelles ou si elles viennent de moi-même.
La dernière, celle qui dure encore aujourd'hui a deux
mois. C'est la plus longue que j'ai eu. Elle correspond avec
un changement de travail. (En même temps, quand elle se
calme un peu, je prends mon travail de façon zen...) Je
me réveille maintenant avec le ventre tordu tous les matins.
C'est vraiment des journées épuisantes. Je prends
de l'Oméga 3 depuis novembre (je ne sens pas les bénéfices,
mais il y en a sûrement - je serai peut-être pire).
J'ai aussi essayé l'acuponcture (7 séances hebdomadaires),
mais sur moi, je n'ai pas vu de résultat. J'ai commencé
le yoga depuis deux mois et ça c'est super. Ça
me fait vraiment du bien même si ça n'a pas encore
réglé mon problème : j'arrive au moins à
obtenir des moments de calme. Je fais aussi de la natation, ce
qui est pas mal. Maintenant, il faudrait probablement que je
consulte un psychothérapeute pour m'aider à lutter
contre l'angoisse. Je pensais à l'EMDR, mais je n'ai pas
à l'esprit de traumatisme dont je me rappelle. Il y en
a probablement si je suis si angoissé. Je ne sais pas
si beaucoup d'entre vous ont ce problème d'angoisse. Ce
poids sur les poumons à longueur de journée et
l'estomac tordu... Avez-vous une idée de la meilleure
thérapie pour ce genre de problème ? Surtout pour
une angoisse diffuse (en gros, n'importe quel problème
qui me passe par la tête). Entre les psychologues, les
psychanalystes, les psychiatres, les psychothérapeutes
(hypnose, comportementale, etc.) c'est difficile de choisir !
Enfin, quelque chose qui me pose beaucoup de questions c'est
: est-ce que mon travail m'angoisse anormalement et que je devrais
faire autre chose parce que j'ai une tolérance à
l'angoisse plus faible ? ou est-ce que c'est mon esprit qui est
malade et que quoi que je fasse, je serai mal ? Merci de m'avoir
lu et bonne chance à tous. Ashuap.
Karine:Ashuap
mercredi 28 Juillet 2004 à 8h06
Je ne suis pas touchée directement par la même maladie
que vous, mais mon mari l'est depuis deux ans. Et comme vous,
il a tout essayé : hospitalisations avec des thérapies
différentes, médicaments les plus variés,
séance d'affirmation de soi, de relaxation, de dialogues,
en ce moment il a commencé l'acuponcture et il attend
la livraison d'oméga 3 pour essayer. Je suis consternée
de voir que ce sont les patients qui doivent se débrouiller
seul face à cette maladie et je suis en colère
contre le corps médical. A travers le vécu de mon
mari et ses différents rendez-vous chez n'importe lequel
de ces spécialistes, je suis surprise de constater qu'il
y a un réel détachement et qu'il est un patient.
POINT. Car la situation est grave, il menace d'attenter à
sa vie et ne controle plus les crises d'angoisse même avec
beaucoup de médicaments. Notre vie est devenu un enfer
quotidien que ce soit pour lui, pour moi et nos deux filles.
Plus de joie, plus de bonheur, plus que cette maladie qui nous
bouffe un peu plus chaque jour, et jusqu'à quand ? Quand
il sera trop tard, il sera certainement facile de dire, si j'avais
su, j'aurai pu faire quelque chose....
marguerite:Ashuap: POUR MA PART JE CONSULTE UN ENERGETICIEN
mercredi 28 Juillet 2004 à 10h56
Bonjour, Je souffre comme toi d'angoisses, j'ai essayé
l'homéopathie,l'acupuncture mais sans effets vraiment
durable. J'ai vu un article sur un energéticien dans un
magazine, ses propos sur la santé et la maladie m'ont
interpellé. Je le vois depuis 2 mois, mon état
s'est amélioré,je sais que j'ai encore du chemin
mais cela fait 10 ans que je souffres alors il faut être
patiente. Si besoin, je te le conseille si tu es à Paris.
Je te laisse mon mail:
maladie infectieuse
steph - Posted - 21 August 2004 : 17:09:03
J'ai lu le livre et je suis surpris de retrouver certains symptomes
de la maladie de Lyme chronique. Voir le site de l'association
www.lesnympheas.org (très instructif). Est ce que comme
la maladie de Lyme est une maladie infectieuse, elle peut induire
dépression, crise de panique etc... ou bien y a t il un
autre lien ??? (certains médecins réfutent le fait
que la maladie de Lyme puisse être chronique) J'aimerai
avoir des avis médicaux entre autres.
Merci
chantou - Posted - 31 August 2004 : 21:44:44
Bonjour à tout le monde !!!
J'ai 30 ans et je suis Québécoise et j'ai déjà
fait une dépression majeur il y a 8 ans de ça.
J'ai été pendant 2 ans malade parce que aucun médecin
ne trouvait ce que j'avais par la suite j'ai rencontré
une femme médecin qui venait d'être diplômé
et c'est elle qui m'a dit que je faisais une dépression
majeure et immédiatement elle m'a prescrit le Paxil qui
a été très bénéfique pour
moi. Alors je l'ai pris pendant 2 ans et tout allait pour le
mieux. Ça fait 4 ans que je ne prend plus anti-dépresseur
et tout allait bien. Et depuis 2 mois je suis retombé
dans un cercle vicieux qui fait que j'ai de la misère
a m'en sortir. J'ai des étourdissements, je n'ose pas
trop sortir puisque j'ai peur de faire des crises d'angoisse
et de ne pas être capable de me contrôler, on dirait
que de rester dans la maison ça n'aide pas non plus. Je
sors quand même mais je ne vais pas toujours très
bien. C'est sûr que depuis 6 mois j'ai eu une vie un peu
folle puisque je me suis inscrite à un concours de chant
et j'ai fait un souper-spectacle, ce qui a occasionné
beaucoup de pratique dans les bars Karaoké et pas beaucoup
de sommeil. Mon médecin m'a conseillé de prendre
des pillules pour l'anxiété (Rivotril 0,5 mg) et
des somnifères mais malheureusement ils ne me font pas
effet. Cette fois-ci je voulais éviter les anti-dépresseurs,
c'est pourquoi que j'ai acheté le livre du Dr David Servan-Schreiber
mais je ne comprend pas toute les trucs qu'il donne comme L'EMDR.
Je le sais que ce n'est pas compliqué mais j'aurais donc
aimé voir toute ces trucs-là sur vidéo cassette,
je suis plus une personne visuelle. J'ai un démo musicale
à faire en studio et je ne suis même pas capable
d'aller jusqu'au studio tellement je me sens faible. J'ai tellement
hâte de retrouver la santé. Je fais des crises d'anxiété
24 heures sur 24 ça n'arrête pas j'en suis découragé
car je ne reconnais plus la personne énergique que j'étais
il y a 2 mois. C'est lourd à supporter alors je voudrais
des conseil pour m'en sortir au plus vite parce que je suis prête
à tout essayer.
Pourtant d'habitude c'est moi qui conseille les gens pour qu'il
s'en sorte et qu'il reste positif toujours dans leur démarche
et là on dirait que je n'ai plus la force et le courage
dans faire autant.
Merçi à tout ceux qui prendront le temps de
m'encourager et de me conseiller !!!
Bernard - Posted - 02 September 2004 > sortir du
cercle vicieux + sevrage
Bonjour à vous, Chantou !
Personnellement, j'aurais envie de vous conseiller de reprendre
les antidépresseurs qui vous avaient aidée il y
a quatre ans (en arrêtant les pilules contre l'anxiété
?) ou bien le Deroxat qui est généralement indiqué
dans la prévention des attaques de panique (crises d'angoisse),...
mais en même temps --quand vous irez un peu mieux, que
vous aurez retrouvé un peu de votre tonus, l'élan
vital et la bonne humeur qui semble vous caractériser--
je vous suggèrerais de renforcer le traitement par au
moins une des méthodes naturelles telles que celles préconisées
par David :
Oméga-3 et nutrition équilibrée (voir carences
en calcium/ magnésium, potassium, etc ?), exercices physiques
(pratiqués avec plaisir et sans forcer !), sommeil (eh
oui !), méditation/relaxation/respiration/cohérence
cardiaque (ex.: yoga, Qi-gong, sophrologie), acupuncture (ou
acupressure), etc,... et bien sûr le chant !...
L'important, c'est effectivement de d'abord vous sortir de ce
cercle vicieux, de pouvoir sortir et reprendre le contact avec
le monde et avec les autres... mais en douceur ! Il faut -je
crois- que vous acceptiez de vous ménager et de vous "dorloter"...
surtout l'hygiène de vie (se dorloter mais surtout ne
pas rester sans rien faire !...) et le contrôle respiratoire,
très important chez les "paniqueurs".
Ensuite, ces méthodes naturelles vous aideront pour un
sevrage des antidépresseurs, progressif mais plus rapide
et sûrement plus solide...
Voilà ce qui me vient sur le moment, Chantou, mais j'espère
que d'autres ici vous apporteront suggestions et témoignages
complémentaires.
Bien amicalement,
--- Bernard.
PS: Des vidéos sur l'EMDR, il en existe mais je ne crois
pas qu'elles soient en vente au grand public.
PPS: j'ai copié votre message sur l'ancien forum en http://www.guerir.fr/forum/topten.html
: il est encore davantage fréquenté que celui-ci,
où plusieurs personnes n'ont pas réussi à
s'inscrire. =>
allez-y voir, vous avez déjà trois réponses,
de Youh, de Ashuap et de petite plume …
Ashuap:Chantou
Salut Chantou, Je suis aussi Québécois, mais je
vis à Paris.
Je pense qu'on a plusieurs points commun (comme avec presque
tout le monde qui vient ici). J'ai passé un an avec de
l'Effexor et ça a été une très belle
année. Mais je ne voulais pas prendre des médicaments
toute ma vie, alors je m'aide autant que je peux avec, entre
autres, les conseils du livre de DDS. Je n'ai pas trop réussi
la cohérence cardiaque, mais je me suis mis au Yoga pour
apprendre à respirer. Le yoga, ça fait vraiment
du bien, surtout le temps du "cours" de yoga. Je fais
aussi plus de sport. Tout ça, c'est très bien,
mais malheureusement je n'ai pas encore atteint l'efficacité
de l'Effexor. Je songe à y retourner. Depuis quelques
mois, je me sens sur le fil du couteau, près de tomber
dans une crise d'angoisse à tout moment. Presque chaque
jour, pendant 5 minutes, je me calme et tout le poids que j'ai
sur la poitrine s'envole. Ces minutes sont super et je vois alors
la vie positivement. Mais ça ne dure que 5 minutes. Bizarre
hein. Et comme je me sens un peu mal à peu près
tout le temps, j'essayais comme toi de réduire au maximum
mes sorties. Je ne voulais jamais rien prévoir parce que
ça m'angoissais de savoir que je ne pourrais être
à la maison en train d'essayer de me contrôler.
Dans des stages de pensée positive, ils nous recommendent
de faire le contraire. De s'occuper le plus possible pour empêcher
notre tête de penser. Et il faut bien choisir ses activités
pour qu'elles nous occupent vraiment. Si tu as trop le temps
de penser pendant que tu les fais, ça ne donne rien. Il
faut que ça nous occupe (le cinéma par exemple
n'est pas toujours la meilleure activité parce qu'on ne
fait rien et notre esprit peut vagabonder). Donc, depuis deux
semaines j'essaie de m'occuper pour ne pas trop penser et ça
marche pas mal. (Même si j'ai vraiment beaucoup de mal
à accepter ces activités). Enfin, concernant ta
question sur l'EMDR, je crois qu'il n'est pas possible ou pas
recommender d'utiliser cette technique tout seul. Tu dois donc
trouver un thérapeute EMDR qui le fera avec toi. Donc,
tu n'as pas à comprendre comment le faire... Bonne chance
pour toi, et pour nous tous. Ashuap
petite plume:à Ashuap et Chantou : activités
qui occupent bien
Bonjour Ashuap et Chantou,
Je ne sais pas si celà vous aidera , mais je peux vous
faire part de ma petite expérience concernant des activités
qui occupent vraiment. Pour ma part ce qui m'a beaucoup occupé
pendant mon adolescence , c'est le dessin.Pendant que j'essayais
de reproduire au mieux le sujet qui m'intéressais , je
ne pensais à rien d'autre . Il y a quelques années
, et malgré mon âge (41 ans à l'époque)
j'ai eu envie d'apprendre à jouer du piano : pendant un
quart d'heure , occupée à déchiffrer la
partition et à faire jouer mes mains , chacune selon ses
notes , je ne pensais à rien d'autre.Celà me déstressait
complètement de mes gamberges. Et puis , mais là
il faut un coéquipier , mieux un second de cordée
: il y a l'escalade. On peut la faire en salle , selon la technique
de la "moulinette" où il n'y a à priori
aucun risque : on est toujours tenu par la corde... et le coéquipier
qui nous assure . Alors là , c'est radical : on ne peut
pas penser à autre chose ... sinon on se casse très
rapidement la figure ! Le corps tout entier , la tête et
le sens de l'équilibre sont impliqués. Ces 3 activités
me plaisent : je me fais plaisir en les pratiquant : et ça
aussi c'est très important ! Voilà , j'espère
que vous trouverez l'inspiration pour ce qui vous correspond,
soit parmi ces exemples soit pour d'autres . Bonne inspiration
à vous ! Petite Plume
petite-plume - Posted - 02 September 2004 : 08:29:52
> maladie de Lyme
Bonjour Steph,
je ne suis pas médecin , et je veux juste aporter un témoignage
concernant le diagnostic de la maladie de Lyme.
Celà est arivé il y a environ 10 ans au père
d'une de mes baby-sitter.
Il était mal ,neurologiquement parlant.Les médecins
français qu'il avait consulté ne pouvaient rien
pour lui.Or il habitait près de Strasbourg et a consulté
un naturopathe allemand , pratiquant l'iridologie.La maladie
de Lyme était mieux connue en Allemagne.A l'époque
l' alsace n'était pas encore une zone endémique
de la maladie.Cet iridologue , grâce à son examen
iridologique a trouvé qu'il avait une atteinte au cervelet
due à la maladie de Lyme.
Je n'ai pas de nouvelles récentes de cet homme (mes enfants
ayant grandi et la baby-sitter ayant trouvé un vrai boulot
depuis ...), mais à l'époque il s'en sortait assez
bien ... et était resté en vie ! ce que les médecins
français ne lui promettaient pas !! Ils étaient
tellement surpris de sa rémission qu'ils voulaient l'examiner
(un peu cobaye quoi....) : il les a envoyé balader...
Il existe en Allemagne un vaccin contre cette maladie .Ce vaccin
n'est pas prescrit en France , sous le pretexte qu'il existe
plusieurs maladies et que le vaccin n'agit que sur l'une d'elle....
A l'heure de l'Europe il serait peut-être intéressant
de profiter des avancées médicales des différents
pays la constituant !
Il est fort possible que dans certains cas l'iridologie permette
de faire un diagnostic ....: en tous les cas ça vaut la
peine d'essayer .
Voilà , peut-être que ces petites infos européennes
vous aideront.
Bonne chance et bon courage à vous. Petite Plume
Jenny - Posted - 02 September 2004 : 17:11:07
La dépression se trouve dans les nombreux symptômes
de la maladie de Lyme ( ou dans ses conséquences par épuisement
nerveux ? ) . C'est bizarre que la généralité
des médecins ne fassent pas attention aux terribles maladies
transmises par les tiques mais facilement soignées au
début de l'infection .
Il faut mettre sérieusement en garde contre la transmission
de maladies nerveuses par les tiques ( bien surveiller l'apparition
parfois fugace d 'auréoles ou de taches rouges ) .
Bien cordialement à tous . Jenny
Jean C.:Douleur psycho
lundi 20 Septembre 2004 à 0h56
A la suite d'un ancien cauchemar, qui incluaient 3 sujets, moi
avec sabre et deux avec couteaux dont l'un s'est planté
dans mon dos. Cette douleur est toujours présente et afflige
tout dans ma vie. Habitant les US, j'ai consulté 4 psychologistes
diplômés, pratiqué l'hypnose, et le tout
sans résultats notoires. Pendant longtemps, même
en self-hypnose, j'ai essayé de trouver une solution à
ce dilemne, et je reste encore sans solution et très déprimé.
Peut-être que l'un ou l'une de vous saurait me diriger
vers une sensible direction encore pas traversée. Meilleures
salutations.
Petite Plume:Pour Jean C.
lundi 20 Septembre 2004 à 11h58
Bonjour Jean C., J'aurais 2 pistes à vous proposer. La
première piste passe par l'esprit : avec cette question
: avez-vous l'impression que quelqu'un vous a trahi , comme s'il
vous avait donné un coup de poignard dans le dos ? En
effet l'inconscient utilise des images pour nous faire prendre
conscience de nos problèmes refoulés.
La deuxième piste passe par le corps : avez-vous une douleur
ou une raideur physique à cet endroit du dos ? si oui
un ostéopathe peut vous le débloquer .... et ça
peut aussi "remuer" des idées liées à
ce rêve. Bonne chance à vous. Petite Plume.
Jean C.:Douleur Psycho
mardi 21 Septembre 2004 à 7h48
A Petite Plume. Merci de votre réponse. En fait il a pris
des années pour retracer certains évènements
de jeunesse àu travers de psychologues. Oui, la "trahison"
maternelle semble être une des raison de ce rêve
qui a laissé une douleur sévère en mon corps,
sinon paralysante psychiquement aussi. L'abandon pendant des
années et le vécu en "pension". Le couteau
fut lancé en mon dos par mon ex-femme dans ce rêve.
Je n'ai pas connu de trahison d'elle sinon le quasi arrêt
de relations ou désirs sexuels de sa part pendant des
années qui m'a conduit dans les bras d'une autre femme
et au divorce. J'ai aussi consulté aussi 3 ostéopathes
ainsi que des masseurs qui ont bien manipulé l'endroit
du dos raidi et douloureux. L'effet immédiat apporta soulagement
mais aussitôt revint à grands pas après une
heure ou deux. Au plaisir de vous lire. Jean Claude
Petite Plume:à Jean C.
mardi 21 Septembre 2004 à 9h38
bonjour Jean-Claude, l'abandon par votre mère est un grand
traumatisme. Avez-vous essayé l'EMDR ? je pense que cette
thérapeutique peut être d'un grand secours pour
vous, puisqu'elle s'applique aux problèmes de traumatismes.
Par ailleurs l'analyse transactionnelle peut vous aider à
sortir d'un scénrio de vie , qui s'est noué dans
votre enfance , et duquel il faut sortir pour trouver la liberté
d'être soi et d'être heureux. Pour l'EMDR , vous
trouverez des témoignages et explications sur ce forum
, sur le "nouveau forum" et sur le site guérir.
Pour l'analyse transactionnelle , si vous ne connaissez pas ,
je vous conseille 2 ouvrages : "Naître gagnant : l'analyse
transactionnelle dans la vie quotidienne" de Muriel James
et Dorothy Jongeward . Il est de lecture facile.
"Des scénarios et des hommes : analyse transactionnelle
des scénarios de vie" de Claude Steiner . Le premier
ouvrage vient des états-unis , donc il doit exister en
anglais. Je pense que le deuxième aussi car Claude Steiner
a travaillé avec Eric Berne aux Etats-unis. Je pense vraiment
que ces thérapeutiques peuvent vous aider et vous encourage
à vous renseigner sur les thérapeutes près
de chez vous. Je vous souhaite d'aller bientot déjà
mieux et de trouver la voie de la guérison. Petite Plume
Jean C.:A Petite Plume
mercredi 22 Septembre 2004 à 6h46
Bonjour, Je vous remercie de nouveau de votre intervention concernant
mon cas. Les psychologues consultés ici aux US étaient
plutôt freudiens et pratiquant la thérapie cognitive.
Je vais me renseigner plus sur ces thérapies indiquées
et acheter les livres que vous proposez. Il serait bon aussi
de noter que les évènements retracés durant
sessions dans une langue autre que la maternelle n'apportent
pas les mêmes ingrédients émotionels fussent-ils
traumatiques ou pas, pour trouver soulagement ou guérison.
Donc, en mon cas, un mot en Anglais reçu ou transmis au
travers de psychologues américains, reste un mot sans
substance, sans émotion déjà vécue
et appropriée. Je dois ajouter que celà est vrai
même dans les relations personnelles, où en Français
les émotions s'attachent plus naturellement. Je préfèrerai
donc acquérir ces livres en Français, et lors d'un
prochain voyage en France, je consulterai aussi un(e) psychologue
spécialisé(e) en ces domaines. Seriez vous assez
aimable de m'indiquer quelques noms de docteurs que vous recommendez,
vers Paris ou ailleurs en France. Mon adresse email est: JeanClaude223@yahoo.com
Bonne journée Petite Plume, et encore merci de votre aide!
Jean Claude
Petite Plume:pour Jean C.
mercredi 22 Septembre 2004 à 20h24
Bonsoir ( en France !) Jean-Claude, Je vous réponds déjà
ici pour l'EMDR , car ne l'ayant pas (encore) pratiqué
moi-même je ne connais pas personnellement de thérapeute
spécialisé. Par contre vous pouvez vous référez
à la liste des thérapeutes en EMDR via le site
de guerir sous "ressources / thérapeutes EMDR. D'autres
internautes du forum pourraient aussi vous renseigner (avis aux
amateurs ...). Pour l'analyse Transactionnelle , je consulte
personnellement chez ma thérapeute à Strasbourg
, où j'habite. Je lui ai envoyé un mail pour lui
faire part de votre requète : dès que j'ai du nouveau
je vous enverrai un mail , à votre adresse perso je pense.
A très bientot donc , et d'ici là portez-vous le
mieux possible ! Petite Plume.
MAN:Angoisse ou autre ? Y a t-il quelqu'un qui a le
même malaise que je d&
samedi 25 Septembre 2004 à 2h54
En 96 je fut hospitaliser pour un malaise qui me causait une
douleur.10 sur une échèle de 1 à 10. Rien
trouver. Depuis, 8 ans de cela, je m'éveille 4 matins
sur 7 avec ce malaise a échèle 2. En Juillet j'ai
refais une même crise et depuis maintenent 3 mois je suis
malade. J'alterne entre des jours malades et des jours de répis.
J'ai fait le test sur le site et il me classe en alerte. Y a
t-il une personne qui a déjà vécu ce malaise
? Dès le début de l'éveil et surtout dans
une position coucher , je ressent une douleur qui se manifeste
toutes les 5 ou 10 min, comme les contractions d'un accouchement.
La douleur se répend comme une vague. Elle progresse dans
le toraxe, les bras(même la peau me chauffe) le coup et
la tête(comme engourdi) avec une pression sur les tempes.
Ces manifestations déclanchent 3 selles de plus en plus
moles jusqu'a la diaré accompagné d'urine. Je me
sens épuiser et faible. Parfois ça me clou au lit.
Je me sens sur les nerfs et je suis incapable de me concentrer.Les
gens qui me parlent m'énervent. Je n'ai pas le désir
d'entreprendre aucun projet. Je me fait la bouf et la vaiselle
c'est tout, puis je végette. Je lis et tape sur l'ordi.
Quelque fois je ne suis pas capable de sortir de chez moi. C'est
un trop grand effort. Si quelqu'un a déjà éprouvé
le syptôme surtout du malaise pourriez-vous m'em parler
pour que je puisse avoir une piste. Les médecins ne comprenne
pas ce que se passe ni quelle est la cause. Ils me conseil de
vivre avec, mais moi je n'en peu plus. Ps je suis hypoglicémique.
Merci Man.
Ortense:réponse à Man
samedi 25 Septembre 2004 à 5h01
Moi j'ai vécu ce genre de malaise il y a quelques années.
Comme aucun médecin ne trouvait d'où cela peut
bien venir, je me suis mise à m'observer d'une manière
très stricte: ce que je mange, quand et de quelle manière;
quel type d'aliments, etc; ensuite comment je dors, quel type
de vie j'avais: trop active, toujours à la limite, etc.
Aussi je me suis observée à différents moments
de la journée: énergie, stress, contact social,etc.
je prenais tout en note. Pour finalement découvrir que
j'avais l'habitude de sauter le repas du soir parce que je finissais
de travailler si tard que je me disais qu'un verre de lait suffit
pour me rendre au lendemain matin. Le lendemain: douleurs abdominales,
crampes affreuses et des diarrhées de plus en plus souffrantes.
J'avais développé une intolérance au lactose.
J'ai réappris à manger sans produits laitiers lentement
et occasionnelement ce qui a éliminé les douleurs
aussitôt. Si je triche, par exemple avec un cornet de crème
glacée, je sais que le lendemain je vais le payer. De
plus, je tente de mener une vie plus régulière
en divisant travail, repos et activité physique. Bonne
chance
Bernard:à etnikaya ( &-nikaya ? etnik-aya
? :-))
mercredi 29 Septembre 2004 à 10h02
David Servan-Schreiber n'intervient pas sur le forum mais je
vous ai lu attentivement et je vous assure que vous ne m'avez
pas du tout ennuyé !
" L'indécision est source d'angoisse, mais l'anxiété
et les émotions non maîtrisées perturbent
les capacités de décision. ". Par conséquent
pour sortir de ce cercle vicieux, vous avez eu bien raison de
rechercher le pourquoi et de l'écrire :
c'est un 1er pas et c'est déjà AGIR donc contribuer
à chasser les idées noires ; et à présent
vous avez absolument raison de rechercher comment aller de l'avant.
Pour vous y aider, personnellement je suggèrerais : 1)
TCC (thérapie cognitive et comportementale) - 2) en même
temps, sports, yoga, arts martiaux, danse, méditation,
etc : rien de tel d'agir sur son corps pour chasser les "prises
de tête" ! - 3) et parce que l'angoisse se dilue dans
l'action : le plus tôt possible, des petits boulots...
en attendant LE job de grand reporter ;-) . Bonne chance à
vous, et bonne journée à tous. --- Bernard.
etnikaya:réponse à Bernard
mercredi 29 Septembre 2004 à 11h36
Tout d'abord merci d'avoir lu tout ça jusqu'au bout, même
si ces écrits n'étaient à la base pas du
tout destinés à être lu par un tiers ! J'ai
beaucoup réfléchi après les avoir publié,
quel est réellement le sens de ma démarche ? Peut-être
juste le fait de dire tout ça à quelqu'un qui que
ce soit, avant le passage chez le psy. Mais j'ai entendu tellement
de témoignages négatifs sur les psy... je veux
essayer, me faire ma propre idée, mais est ce réellement
un pas vers la guérison ? Il y a t-il réellement
une guérison, c'est à dire une maladie ou un syndrôme
sous jascent ou tout cela n'est il finalement que mon tempéremment,
ma personnalité ? Il y a t-il vraiment mon état
actuel, perverti par l'anxiété, le stress, la dépression
(?) et un autre état plus naturel, ou faut-il seulement
que j'apprene à vivre avec ? Si tel est le cas, je ne
m'en sens pas vraiment la force sur du long terme... En tout
cas merci pour vos conseils, que je vais essayer de mettre en
pratique (je fais un match de squash cet après midi ;-)
), mais le problème c'est que tout cela réclame
de l'argent (cours de yoga + sport + psy = beaucoup d'argent
!). Mais bon ça passera par quelques sacrifices voilà
tout... Et petite question : qu'appelez vous exactement une TCC,
à qui faut-il s'adresser ? Merci d'avance yan
Bernard:à etnikaya > TCC
jeudi 30 Septembre 2004 à 10h31
Bonjour Yan, Je suggérais les TCC parce que je pensais
aux thérapies brèves (moins coûteuses) et
parce que vous sembliez déjà assez lucide et bien
avancé dans votre auto-analyse.
Avec les TCC, pour une meilleure dynamique de changement, on
travaille davantage sur les "comment" que sur les "pourquoi"
, et on approfondit davantage sur le présent que sur le
passé.
Vous dites : " tellement centré, occupé, obnubilé
par mon problème de personnalité, par mon moi que
je ne m'intéresse plus guère aux autres."
:
il ne faut pas culpabiliser (tant qu'on va mal et qu'on ne s'est
pas trouvé, on s'intéresse plus difficilement aux
autres) ; il est normal de se poser des questions à votre
âge et au moment de rentrer dans le monde du travail. Dans
ce cas la parole soulage et aide à voir clair en soi,
mais le risque dans cet excès d'introspection, vous l'avez
bien compris, c'est de se complaire dans le nombrilisme sans
pour autant avancer...
Donc rien de tel que d'agir sur son corps pour chasser les "prises
de tête", ça aussi vous l'avez bien compris
:-).
En même temps les TCC (thérapies comportementales
et cognitives) donnent un objectif précis et visent donc
à re-entrer dans l'action et s'inscrire dans une dynamique
de changement (" nous sommes ce que nous faisons, ce que
nous accomplissons ").
Donc ces thérapies de soutien se focalisent essentiellement
sur les symptômes, et sont fondées sur l'apprentissage
de nouveaux comportements à partir de l'élaboration
de nouvelles pensées, après constat que les anciennes
ne mènent à rien.
Méthode : Techn. de relaxation + travail sur les pensées,
opinions et croyances ("cognitions") souvent erronées
et négatives que l'on a de soi (et sur son entourage)
et que l'on remplace progressivement par des croyances positives
(relativiser).
TCC = apprendre à positiver, réapprendre l'optimisme
= "apprendre à ne plus capturer de l'environnement
que les éléments négatifs" : les pensées
négatives génèrent un comportement d'échec,
tandis que les réussites -même minimes- renforcent
une appréciation plus positive de soi, appréciation
qui encourage de nouvelles initiatives. Contrairement aux th.
analytiques, les TCC ne recherchent pas les causes du trouble,
ne s'intéressent pas à l'histoire du sujet ni à
son enfance ("changer d'abord, comprendre si nécessaire
!"). Elles donnent un objectif précis : par ex. revoir
des comportements avec autrui, avec les femmes en particulier...
ou encore rechercher un emploi, téléphoner et se
préparer aux entretiens, s'exposer progressivement à
des situations redoutées, etc. (durée 3 à
6 mois, 1 à 2 séance/semaine, 50 € /séance
45 mn, infos sur http://www.psychologies.com/cfml/dicopsy/index.cfm?id=t)
Ps: ... et ne pas oublier que même avec aide extérieure
(ex.: TCC ),
tout effort volontariste est vain (risquant de rester au stade
des bonnes résolutions, d'où culpabilité)
...
s'il ne "capitalise" pas sur le fait qu'il existe des
mécanismes naturels de rééquilibrage, d'autoguérison
au sein de notre cerveau émotionnel (ex. de rééquilibrage
: méditation/cohérence cardio-respiratoire ; ex.
d'autoguérison : par Oméga-3, EMDR ...).[ …
]
Lucie:SOS 10ANS QUE CA DURE
mardi 5 Octobre 2004 à 21h48
David, Je vais avoir 29 ans en Decembre venant de France a l'age
de 23 ans pour l'Ontario ou je vis toujours. Depuis l'age de
16 voir 18 ans, les premiers symptomes de depression, changements
d'humeur sont apparus dus a differents evenements. J'ai comme
les autres une forte scoliose avec inegalite des membres. Y aurait-il
un lien ? J'ai fait face tant que j'ai pu avec un terrible manque
d'informations par hasard en rencontrant des psychiatres, psychologues
travaillant sur l'estime de soi. Le probleme est qu'en meme temps,
j'ai ete prise dans un tourbillon de changements pour les etudes,
stages a l'etranger. Depuis Octobre 2003, j'ai decide de prendre
le temps pour regler tous ses difficultes qui controllent et
nuisent a ma vie consultant medecin generaliste, psychologue.
On m'a souvent appele le malade imaginaire et je n'en avais jamais
vraiment parle etant occupee. Je retrouve les meme patterns recurrents
a differentes phases de ma vie me faisant sombrer. J'ai vraiment
besoin reponses et qu'on mette un nom, un traitement approprie
sur ce que j'ai ou pas. J'ai entreprise de passer du medecin
generaliste au psychiatre en liaison avec la psychologue que
j'ai tenu a ce qu'elle me suive durant 1 annee durant. Je vais
aussi passer un IRM a Oakville pour verifier si tout va bien
au niveau cerveau - ce qui m'inquiete davantage. J'ai enormement
de mal a mener une actitive professionnelle normale, une vie
sociale, affective epanouie.Il est urgent pour moi de trouver
des experts a qui parler, qu'on explique ce que c'est. J'ai commence
a parcourir votre livre et les methodes dont vous parlez, plusieurs
j'ai deja experimente par moi meme. Il y a 10 ans, on n'entendait
rien a ce sujet en France. C'est en vivant au Canada que j'ai
decouvert d'autres approches n'etant pas trop axee sur les medicaments.
J'ai vraiment besoin d'un diagnostique pour savoir, pour guerir
et pour vivre enfin apres 10 ans.
J'oubliais. j'ai commence avec du prozac bien car en pleine recession
economique contre la depression. j'ai perdu mon travail de facon
brutale - choc - de retour a un nouvel emploi, attaques de paniques,
douleurs musculaires dans le dos, le sentiment de deperir - shootee
au Paxil et peu informee, j'arrete de le prendre subitement par
idiotie - je fais une sorte de crise demente ou je dois aller
a l'hopital car des voix me disent que je vais mourir jeune.
moi, qui etait logique, les pieds sur terre, ca delire sec. le
medecin augmente la dose de 20 a 30 mg et la pouh, les mains
ne sont plus degoulinantes, moins terrifiee mais j'observe un
gros changement de personalite. mon boulot decline - je ne veux
plus y aller - que connaissez vous sur les medicaments ? des
que je rencontre une personne malade physiquement d'un cancer
ou d'une tumeur au cerveau, depuis 6 mois, je m'associe comme
si soudainement je l'avais aussi - a la fois stupide que personne
dans mon entourage n'a compris mais si terrifiant. merci de votre
aide.
paula: à Dominique/à tous /à Zoheir
mercredi 6 Octobre 2004 à 15h49
Il est vrai qu'il est difficile qd on lit un message poignant
comme celui de Zoheir d'Algérie (il faut avoir voyagé
au tréfonds du monde, et même savoir qu'il existe
dans nos banlieues..eh oui, en France, des gens qui vivent si
misérablement, à deux pas de Paris et des grands
magasins, si misérablement disais-je qu'il ne peuvent
pas poser leur enfant par terre tant c'est sale (rats, saturnisme).
Il faut savoir ça. Ce n'est pas du misérabilisme.
C'est la réalité. Il y a au moins deux mondes,
voire un tas de mondes parallèles en ce monde. Donc avec
tout votre bon coeur vous essayez bien sûr d'aider mais
il suffit d'un résumé, même en deux mots,
du livre de Pallardy, pour dire que oui respirer avec le ventre,
jusqu'à ce qu'il devienne comme un ballon, le remplir
bien, se remplir les flancs (comme les animaux savent le faire)
et remonter et ainsi jusqu'aux poumons (sans hausser les épaules)
permet déjà une oxygénation du sang... mais
bien sûr qd on n'est complètement sens dessus-dessous
ça ne suffit pas. Comment faire concrètement pour
vous Zoheir car je pense qu'il vous faut un anti-dépresseur
assez fort (type anafranil peut-être, mais difficile de
savoir). Avez-vous déjà eu ce médicament.
Il est assez fort, mais sans contre indication majeure. J'ai
déjà aidé des gens dénués
de tout secours, lors de voyages en Afrique notamment, mais comment
faire là concrètement dans votre cas. Y a t'il
des pharmacies achalandées en Algérie ? Il doit
cela dit avoir des psychiatres. Ne peut-on vous donner un tri-cyclique
(c'est la molécule de l'antidépresseur car selon
ce que j'entends de vous, je pense qu'il vous faut ce type de
médicament, mais je peux me tromper). Pour les oméga
3, il faudrait du temps. Et à faire selon moi dans un
deuxième temps. Et évidemment, il faut bien comprendre
que dans les pays en voie de développement, l'accès
à internet n'a pas la "magie" de ce qu'on a
ici.
Suite d'un "topic" sur la spasmophilie :
Bernard - Posted - 15 October 2004 : 03:10:06
Bonjour à tou(te)s,
Merci Jacqueline pour ce témoignage saisissant et la richesse
de vos infos.
À propos de la spasmophilie, du "tout n'est pas
psy" et du "stress post-traumatique", il me vient
qques 1ères remarques qui vont dans votre sens, je crois
:
1) Spasmophilie : je vous conseillerais la lecture de "la
Spasmophilie - comment la reconnaître et la traîter"
du Dr J-L Dervaux (éd. Dangles, 2000) ou encore "la
dépression masquée" du Dr Henri Rubinstein
(coll. Marabout, 1999), et surtout "Comment traiter la Spasmophilie
sans se droguer" du Dr Paul Belaiche (coll. Marabout, 1997)
:
j'en ai fait une petite synthèse sur notre site d'archives
classées par thèmes dans la rubrique spasmophilie
-> "Bernard :Magnésium et omega-3 ; Spasmophilie,
mauvaise adaptation au stress ?" que je vous conseille vraiment
de consulter si vous ne trouvez pas le livre du Dr Belaiche.
En résumé, selon lui il y aurait actuellement quatre
explications (complémentaires) sur l'origine de la spasmophilie.
Ces quatre théories complémentaires seraient :
- la théorie métabolique ou calcique (carences
en calcium),
- la théorie enzymatique qui prend en compte l'action
des oligoéléments, dont le magnésium (défaillance
d'origine génétique, héréditaire
et constitutionnelle),
- la théorie magnésienne (le stress nous fait davantage
"consommer" de magnésium, plus ou moins suivant
les individus),
- la théorie nerveuse (mauvaise adaptation au stress =
excitabilité anormale du système nerveux végétatif
= sensibilité exagérée du système
sympatique) ; ce qui rejoindrait -il me semble- la baisse de
cohérence cardiaque liée au stress et éventuellement
aux carences en oméga-3, expliquée par DSS ).
2) Spasmophilie et carences en potassium : J'ai également
souvent parlé sur le forum guerir.fr je crois, de la piste
potassium dans certains cas (savoir qu'une carence en potassium
empêche l'assimilation du magnésium... et que par
ailleurs, un excès de phosphore -ex: produits laitiers
industriels- empêche l'assimilation du calcium !... =>
vulnérabilités au stress => "consommation"
+ grande de magnésium et + grands besoins en calcium =>
cercle vicieux...).
3) tout n'est pas "dans la tête" : je viens
de lire un dossier "Santé - y-a-t-il une méthode
Servan-Schreiber ?" dans le nouvel Observateur de cette
semaine. Ce dossier --que j'essayerai de publier en entier sur
le forum-- est lisible sur internet en http://www.nouvelobs.com/articles/p2084/hebdo.html
-> David y dit notamment :
- "Une maladie psychosomatique n'est pas "dans la tête",
comme on le croit parfois. Dans l'asthme, la constriction des
bronchioles est réelle, due à une disposition héréditaire
ou à une fragilité acquise face à des allergènes.
On ne peut pas affirmer que les problèmes psychologiques
sont à l'origine de cette maladie, mais on sait que le
stress joue un rôle fondamental dans le déclenchement
des crises: apprendre à contrôler ses émotions
peut stimuler formidablement le processus de guérison."
- "Résumons: on ne peut pas dire que le rhume, ou
le sida, "c'est dans la tête", il existe bien
un agent pathogène. Mais sa manière d'agir sur
vous est directement liée à votre façon
de gérer le stress dans votre existence." ("Toutes
les méthodes antistress sont utiles, à commencer
par les plus traditionnelles comme le yoga et la méditation.").
- ""Votre esprit (mind) est dans chaque cellule de
votre corps." Croire que l'activité psychique se
résume au fonctionnement cérébral est aujourd'hui
une idée totalement obsolète.".
- Ainsi "l'hostilité bouche physiquement les artères.
Ce n'est pas une métaphore, mais le résultat d'une
cascade de réactions." ... et d'interactions en boucles...
- "Les problèmes de santé les plus courants
en Occident auxquels correspondent les médicaments les
plus prescrits [ ... ] On les soignera mieux si on conjugue la
chimie aux méthodes corps-esprit.".
4) traumas psy = traumas corporels : Autre piste (pour votre
cas particulier Jacqueline, votre agression) : Il faut savoir
qu'après des épisodes dépressifs, d'anxiété
chronique, d'une succession de crises d'angoisse (attaques de
panique) ou de longues périodes de stress ou bien d'un
trauma grave (PTSD) *, le cerveau émotionnel a subi un choc
(quasiment physique) ou bien s'est petit à petit fragilisé
(physiologiquement) dans le cas d'une dépression chronique
par exemple. Le cerveau étant plus vulnérable,
les crises peuvent survenir de + en + souvent et pour des causes
de + en + anodines. Or les antidépresseurs ne soignent
que les symptômes (ce qui explique le taux élevé
de rechutes), alors que par exemple les oméga-3 (DHA)
contribuent sur le long terme à la guérison, en
régénérant les membranes neuronales jusqu'à
leur stabilisation. De même toutes autres activités
ou méthodes permettant de stimuler les 'mécanismes'
naturels d'autoguérison de ce cerveau émotionnel
à travers lequel l'organisme entier 'dialogue' avec l'esprit
: yoga, respiration, méditation, acupuncture, etc.
5) à propos des phénomènes NDE : l'agression
que vous avez vécue aurait pu être mortelle, vous
avez subi un choc très violent au niveau du cerveau émotionnel
(celui qui "relie" corps et esprit). Bien que dans
votre cas il y ait eu privation d'oxygène (comme ces enfants
qui ont inventé le "jeu du foulard" et qui "jouent"
à s'étrangler), je ne peux qd même m'empêcher
d'y voir un lien avec le phénomène de "Dissociation".
La dissociation est un mécanisme naturel d'autoprotection
qui protège l'intégrité psychique d'un individu
en les coupant d'expériences qui dépassaient leur
capacité du moment à les intégrer (le cerveau
peut se mettre de lui-même en état d'observateur
de lui-même, comme un rêve éveillé,
comme si l'esprit se déconnectait du corps : cela permet
sur le moment à la personne de se détacher de la
réalité de la situation ),
mais au pire, lorsque qu'un choc trop fort ne peut être
"digéré", il se produit un blocage au
niveau psychique : ce phénomène peut les couper
--durablement-- de leurs émotions, de leurs ressentis,
et cela peut aller jusqu'à l'amnésie totale, la
démence. Par exemple, certaines personnes qui souffrent
de "mélancolie" peuvent souffrir de dissociation
grave suite à un trauma psy : ils se réfugient
dans une espèce de "repli autistique" en essayant
-inconsciemment- de faire le vide en eux. (voir "EMDR, une
révolution thérapeutique", de Jacques Roques)
...
Bon je vous laisse... il se fait vraiment tard ! À
bientôt et bonne journée,
Bernard.
* PTSD (stress post-traumatique) => EMDR !
Jacqueline Bxl - Posted - 15 October 2004 : 13:14:05
Bonjour Bernard,
Je viens à l'instant de vous lire. Je suis très
contente, c'est la première fois sur tout ces 10 ans que
je reçois une réponse cohérente, complète
qui donne plusieurs aspects. Vraiment on dirait un miracle pour
moi. Et je crois que pour d'autres personnes ce site devient
très, très intéressant.
Vous parlez de dissociation. Cela m'est arrivé. Je
n'en ai pas encore parlé mais bien à DSS. Je ne
comprenais pas ce phénomène et ai pris connaissance
de ce mot en regardant un film. C'était une histoire dans
un tribunal où il a été dit qu'en Amérique
on ne punissait pas la victime qui s'était défendue
lorsqu'elle était en état de dissociation (car
dans cet état, c'est le cerveau émotionnel qui
commande à vitesse si supérieure que la victime
ne pourrait s'empêcher de rien. C'est l'état de
survie qui prime quel que soit l'acte).
Cet état est proche de la folie comme vous dites et
ensuite on est tout à fait coupé de ses sens. Plus
rien, c'est mort pendant des semaines.
J'ai eu par malheur ou par bonheur, quelqu'un qui m'a pris à
part après un cours de dessin pour me dire avant que je
ne parle de quoi que ce soit : "- ton agression, je ne veux
pas en entendre parler. Cela ne m'intéresse pas et je
ne veux pas vivre ta peur....etc..." Sur le moment, j'était
encore très choquée de tout, je n'ai pas su répondre
quoi que ce soit tellement j'ai trouvé cela immonde. Et
ensuite la nuit, j'ai complètement bloquée dans
la tête, des heures, des heures... et après ce passage
je vais dire un pied dans le monde normal et un pied dans presque
quelques chose de fou, tout d'un coup j'ai éprouvé
de la haine, de la haine pour cette fille et ses parole. Et touts
les sens revenais à la surface. Ils était douloureux.
Comme c'est drôle à dire de dire qu'en sens est
douloureux. Jamais de ma vie je n'ai éprouvé de
la haine sauf là. Et ensuite cela s'est calmé (mais
il m'a fallu 2 jours). Donc peut-être que grâce à
ce choc et ses paroles méchantes, mon esprit s'est sorti
de ce blocage dont vous parlé.
Merci de tout ce que vous dites. J'ai pas fini mon texte et je
le conçois dorénavant comme un travail avec vous
où j'espère que tout le monde pourrai y trouvez
une aide si précieuse.
Merci,
Jacqueline Bruxelles
Maarten - Posted - 15 October 2004 : 15:22:46
Bonjour Bernard, Jacqueline et tous.
Peut-être c'est utile d'ajouter un peu plus à propos
de la dissociation ? Allez- j'y vais.
Jacqueline, tu écrivais :
" tout d'un coup j'ai éprouvé de la haine,
de la haine pour cette fille et ses parole. Et touts les sens
revenais à la surface. Ils était douloureux. Comme
c'est drôle à dire de dire qu'en sens est douloureux.
Jamais de ma vie je n'ai éprouvé de la haine sauf
là. Et ensuite cela s'est calmé (mais il m'a fallu
2 jours). Donc peut-être que grâce à ce choc
et ses paroles méchantes, mon esprit s'est sorti de ce
blocage dont vous parlé "
Oui, je crois que c'est largement ça (ou plutôt
que c'est votre haine provoqué par cette fille, qui vous
a permis de sortir de cet état de dissociation).
Apparemment on dissocie quand on ne peut plus fuir où
se battre. C'est la dernière ligne de défense :
fuir dans l'imagination, voire dans le vide. Les mots qui sont
souvent dits en silence, pendant cette dissociation, s'il s'agit
d'une abus violent : " Mon corps tu peux avoir, mais mon
âme tu n'aura jamais ".
Quand cet état devient chronique, on risque de se sentir
un mort vivant, un robot ou zombie.
Fuir où se battre sont des réponses du système
sympathique (adrénaline, etc.). Quand on se sent impuissant,
et ne peut pas se battre ou fuir, c'est une partie du système
parasympathique (" le vagus primitif ", selon le Prof.
Stephen Porges) qui paralyse tout. Et au même temps le
corps secrète une grande dose " d'endorphines "
qui nous protègent contre la douleur. Ce qui peut donner
lieu à un sentiment de paix absolu, mais également
étrange…
Si cette état de choc ne dure pas trop longtemps, c'est
peut-être la meilleure chose qui nous peut arriver, à
ce moment-là.
Quand ça dure, cela devient très, très pénible.
Pour sortir de cette paralysie, il faut que le système
sympathique soit re-activé ( comme par exemple via la
colère, voire la haine), et que l'on trouve ensuite une
réponse plus équilibré. C'est seulement
à ce moment-là que la cohérence cardiaque
peut s'installer.
Pendant la dissociation, on peut se sentir perdu, ou un étranger
totalement seul dans le monde qui ne nous " touche "
plus. Voilà probablement aussi une des raisons pourquoi
les personnes qui dissocient beaucoup, tendent vers l'automutilation,
ou des sports à risques, comme moyen désespéré
pour sortir de cette dissociation et pour de sentir quelque chose.
Sentir la douleur (la colère, la peur) est mieux que ne
plus rien sentir… Et ensuite on peut devenir accro à
l'auto-mutilation ou ces activités à risques…
La relaxation ou méditation standard ne sera probablement
pas la meilleure solution ici, au moins pas au début ;
elle risque de renforcer cette dissociation. Pour s'en sortir
il nous faut des activités physiques plus dynamiques,
souvent aussi une acceptation de l'agressivité et/ou la
peur sous-jacentes (qui risquent de monter quand on sort de la
dissociation) et/ou des choses très " pied à
terre ".
Bien à tous,
Maarten
Bernard - Posted - 16 October 2004 : 00:41:56
À Jacqueline, à Maarten et à tous
Jacqueline, je suis vraiment heureux d'avoir pu vous indiquer
une bonne piste, et que celle-ci puisse vous aider dans votre
travail.
Maarten, ta mise au point était plus qu'utile :
Ces infos très claires sur les causes et conséquences
de la dissociation, sur le rôle de la haine (dont parlait
Boris Cyrulnick à propos de la résilience) et sur
les remèdes possibles, m'ont particulièrement intéressé.
Je pense qu'effectivement cela devrait encore aider Jacqueline
et sûrement bcp d'autres ici...
À moi cette fois de te remercier Maarten ! Bonne nuit
à tous, bon week-end et à bientôt,
Bernard.
Maarten - posted - 05 November 2004 : 21:25:54
Désolé Jaqueline de ne pas avoir pu répondre
plus tôt.
Tu écrivais: "Permettez que je reparle de la "
fuite de l'esprit " lors de la dissociation. Je ne fais
pas une critique car les choses sont très difficiles à
exprimer et il y a peu de mot parfois. Donc, je n'aime pas le
mot " fuite " car il implique une action morale que
l'on n'aurait pas pu remplir : le courage de l'affrontement"
Crois-moi, pour moi il n'y avait aucune idée morale
ou moralisateur quand je parlais de fuite. Au contraire: je crois
que c'est une erreur de croire à priori que "se battre"
ou "affronter" serait mieux que "fuir" ou
"se retirer" (ou l'inverse, d'ailleurs). Votre exemple
l'illustre très bien.
Bien à vous et à tous,
Maarten
Jacqueline Bxl - Posted - 08 November 2004 : 08:59:06
Merci Maarten,
il est bien agréable que vous puissiez donner un autre
sens au mot que celui adopté par le public en général
et qui est souvent accusateur ou pour faire porter la responsabilité
de la chose sur la personne. Je crois que tous les psy. ou neuropsy.devrait
réhabilité leur profession auprès de monsieur
tout le monde qui ne possède souvent aucune subtilité.
Et je pense que le public n'a retenu qu'une chose, c'est la psychologie
de Freud qui ma foi est aujourd'hui tout à fait dépassée.
Je vais faire la semaine prochaine un autre topic car a la lecture
de votre forum d'autre choses viennent en tête. Je le prépare
donc. Merci à vous,
Jacqueline Bruxelles
---------------
Jean-Claude.:à Chris/ Fleurs de Bach > The
MINDBODY PRESRIPTION (Dr.John E. Sarno, M.D.)
lundi 25 Octobre 2004 à 17h00
[ ... ] Depuis quelques temps, et après des années
de survie contre états dépressifs, malaises, névralgies,
même maladies, j'arrive à la conclusion qu'il y
a en nous-mêmes, un combat entre l'inconscient et le conscient.
Je vous conseille à tous de lire ce livre écrit
en Anglais: The MINDBODY PRESRIPTION dont l'auteur est: Dr.John
E. Sarno, M.D.
Pour ceux qui ne comprennent pas l'Anglais, faites vous traduire
ce bouquin, page à page ou bien même de phrase en
phrase. Ce docteur américain a guéri plus de 10,000
patients atteints d'états maladifs décrits en ce
forum, sans aucun médicament.
La plupart du temps la lecture de ce bouquin apporte soulagement
immédiat et cure. Il donne une nouvelle et consciente
perspective des archétypes de l'inconscient qui nous rendent
malades. Il explique comment combattre et neutraliser ce psyche
primitif qui existe encore en nous à l'état sauvage
et qui nous détruit à petit feu.
Mon cas sérieux fut divulgué en ce forum il y a
quelques semaines. Par chance je reçu réponse détaillée
de "Petite Plume". Elle éveilla en moi des idées
que mes psychologues et psychiatres "diplômés"
d'Etat n'ont jamais reconnu ni touché de leur doigt "éduqué",
et celà pendant plus de 15 ans.
Son intuition et attention de mon cas dirigèrent mes recherches
vers Docteur Sarno.
Je lui en serai toujours reconnaissant.
En un mois, mes grâves allergies ont presque disparu. Je
peux respirer normalement sans avoir attaques aux poumons et
sinus.
Mes névralgies aigues du dos, maux de genoux qui me paralysaient
sont estompés.
Mon esprit est plus clair, car il commande de plus en plus les
ordres destructifs de l'inconscient.
Au plaisir de vous lire et bonne chance.
---------------
valérie:à Bernard et autres bonnes âmes
samedi 6 Novembre 2004 à 20h26
c'est quoi les effets secondaires du xanax à long terme?
(suite du 16 ou 13/10). Pour ma part, je suis dans un état
de nerfs incontrolable, je ne sais plus quoi faire, je suis tellement
angoissée que par moment tout se met à tourner
autour de moi, c'est très violent. C'est dû uniquement
à l'angoisse que je ne maitrise plus. j'ai pêur
de tout, j'ai maintenant des crispations du visage quand je dois
communiquer( par exemple si quelqu'un frappe et que je réponds),
je fais un tel effort de concentration! j'aimais tant la langue
française et voila que fais des fautes dans l'écriture
mais plus génant quand je parle aussi.je ne sors plus,
peur de tomber, je n'arrive plus à maitriser mes larmes
même quand je suis devant des inconnus.C'est terrible,je
suis tout à fait consciente de l'image que je renvois,
pour les gens qui ne connaisse pas l'angoisse, je passe pour
une femme complètement malade.Il n'ont pas tt à
fait tors, mais le mot "malade" a là une connotation
très péjorative dans ce cas là.Et quoi que
l'on dise, on est bien obligé de supporter le regard de
l'autre.j'ai lassé les gens autour de moi, j'ai tout perdu
à cause de tte cette angoisse.Je sais d'où cela
vient, mais je n'arrive pas à remonter malgré mon
désir de m'en sortir.j'ai peur parce que personne ne sait
comment m'aider,même les médecins.je veux plus vivre
comme cela.j'espère qu'un jour, je pourrai à nouveau
être utile aux autrs et ne plus être dans cet enfer.
Annabelle:A Valérie
samedi 6 Novembre 2004 à 23h56
Chère Valérie, tu as bien fait d'écrire
sur ce forum, nous savons de quelles souffrances tu parles. Les
personnes de ton entourage qui ne connaissent pas l'angoisse
ne peuvent pas vraiment comprendre et j'espère que tu
as quelqu'un de proche en qui tu as confiance et à qui
tu peux te confier, sinon nous sommes là, rien que d'écrire
déjà cela fait du bien, as-tu lu le livre guérir
pour essayer ses méthodes ? Je comprends ce que tu ressens
et t'envoie mes pensées chaleureuses en te disant de garder
courage, on sent dans ton message que tu veux vraiment t'en sortir
et ta volonté d'aller mieux t'y aidera, c'est ce que je
te souhaite de tout coeur. Garde courage.
jenny :à Valérie , et angoisses
dimanche 7 Novembre 2004 à 11h15
Chère Valérie : Il faut avoir vécu les angoisses
pour comprendre l'enfer qu'elles font vivre . Garde courage :
j'ai réussi à sortir de l'hôpital psychiatrique
avec un minimum de produit chimique ( 6 mois de Déroxat)
mais avec de nombreuses aides naturelles pour calmer les douleurs
de mon cerveau ( pulpe d'Aloe , compléments alimentaires
, acupuncture chinoise , détoxication ,régime alimentaire
sans gluten et produits laitiers, cures thermales avec massages
, musique , EMDR ...... ) et je suis sereine maintenant . Il
faut chercher touts les aides possibles qui te conviennent sauf
celles qui pourraient agraver les causes en cachant les symptômes
( genre Lexomil) . C'est très progressif , avec des hauts
et des bas , mais c'est merveilleux quand on revoit sereinement
le soleil . Je t'embrasse . Jenny
valérie:à Annabelle et Jenny
dimanche 7 Novembre 2004 à 15h03
merci bcp pour votre message chaleureux,ça m'a touché,
en plus je suis super émotive!bonne chance à vous
.j'ai essayé l'acupunture et à la 3ème séance
le médecin m'a dit que ça n'était pas la
peine de poursuivre car je ne suis pas recèptive! ça
ne me faisait rien du tout mais j'espèrais...Les omégas3
j'en ai pris 4 semaines et aucun changement même minimes
et pourtant j'y croyais.Je vais essayer l'hypnose avec une psychologue
qualifiée , j'y crois bcp, j'espère trouver un
peu d'aide.Quelqu'un a t-il essayé l'ypnose?
Rudolf :à Valérie
lundi 8 Novembre 2004 à 12h01
Chère Valérie, Je connais malheureusement aussi
la paralysie qu'entraîne l'anxiété. Je t'invite
à t'entrainer à la méditation, qui à
l'évidence apporte une véritable décompression:
assieds-toi de façon à rester assez droite-sans
être raide- et concentre toute ton attention sur ta respiration.
Visualise son passage par le nez jusqu'à l'abdomen qui
doit gonfler à l'inspiration et dégonfler à
l'expiration. Ne pense qu'à celà pendant quelques
minutes. A faire sans modération et n'oublie pas: chasse
toute idée pour te concentrer UNIQUEMENT sur le ressenti
de ta respiration (visualise-la, écoute-la,compte-la...)et
n'hésite pas à me contacter. Bon courage, nous
sommes la.
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