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Archives du Forum " Guérir " ( Guerir.fr )

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TEMOIGNAGES, AIDES, RECHERCHES DE SOLUTIONS DIVERSES… ( page 2 )


claudine:
mauvais moral
jeudi 8 Juillet 2004 à 12h24
Au secours....Je n'ai pas le moral en ce moment...La moindre critique me met dans un état pas possible....Merci de votre aide... Claudine

jenny :Claudine ;mauvais moral > s'en sortir + facilement par le corps
jeudi 8 Juillet 2004 à 18h13
Vous sentez -vous en danger de mort si vous n'êtes pas parfaite , comme un jeune enfant rejeté par le groupe ? Il ya des moyens de sortir même qq minutes de ce danger imaginaire , plus facilement par le corps que par la réflexion : faire un calin , caresser qq chose de doux , faire une activité physique ( si l'on a assez d'énergie) , regarder ou lire des choses drôles ou très belles , se faire plaisir ( surtout pas le sucre ou la nourriture) ,respirer à fond , aider qq 'un , se valoriser par une activité etc ; on peut aussi convenir d'un code( geste ou parole ) pour désamorcer l'angoisse et signaler à son entourage combien on est mal etc, etc . Nous tiendrez-vous au courant de ce que vous allez trouver ? , car vous allez trouver et la recherche vous permettra déjà d'être plus maître de la situation . Amicalement . Une ancienne angoissée

petite plume:la vie commence à 50 ans ...
jeudi 8 Juillet 2004 à 20h30
Bonjour Claudine, Je me souviens que ma mère avait ,en son temps, acheté un livre intitulé "la vie commence à 50 ans". Elle en a aujourd'hui 71. Elle a failli plusieurs fois perdre la vie (elle est cardiaque) ... et en profite d'autant mieux maintenant. Pour ma part j'ai 46 ans , et je commence ma deuxième vie ! Donc , Non ,50 ans ce n'est pas la fin de la vie ! ça peut même être le début d'une deuxième vie. Si déjà vous changez ce point de vue , ça ira mieux. Pour le coté irritable , peut-être manquez-vous de magnésium ? ou de vitamines B ? Un bilan sanguin pourrait peut-être être profitable... C'est sur que le passage de la cinquantaine est angoissant ... comme celui de la quarantaine , où on fait un peu le bilan de cette première moitié de vie. Mais c'est justement l'occasion de se poser les bonnes questions : qu'est-ce que je voudrais encore faire dans ma vie, quelles envies sont les miennes ? comment puis-je les réaliser ? Avoir des projets (réalistes) voilà un bon moyen de sortir de l'angoisse ! Bon courage , bon moral ...et bonne chance à vous.

alexandra:Pour Jenny
jeudi 8 Juillet 2004 à 20h52
Bonsoir Jenny! J'ai eu, suite à chute de cheval, un traumatisme cranien. Ce qui m'interpelle et m'inquiète aussi, c'est que je n'ai eu aucune radio !! (Par contre pour le dos oui.. )Et je souffre depuis de douleurs dans la tête ressemblant à celle que j'avais après ce gros choc mais en moins intense. Avez vous eu des examens et si oui lesquels? Et que feriez vous à ma place?? Et une autre question : je fais des crises de panique depuis 4 ans ; pourquoi le sucre est-il déconseillé? Merci à vous et pleins de pensées positives à ceux qui en ont besoin.

petite plume:à Alexandra
vendredi 9 Juillet 2004 à 3h41
Bonjour (matinal...) Alexandra, Je suis surprise de ton état cotonneux. Tu as changé de traitement ,peut-être est-ce une explication .Mais si celà persiste ,il faudrait vérifier les doses , ou voir si ces médicaments te conviennent. Au retour de ta séance d'acupuncture tu étais en forme .... il me semble. Continues-tu l'acupuncture ? Voilà ce que m'inspire ton message de jeudi 8 juillet 19h33. Quand au trauma cranien celà pose aussi question .Il faudrait peut-être vérifier. Mais sur ce point-là Jenny est beaucoup mieux qualifiée que moi. Bon courage à toi. J'espère que tu vas bientot aller mieux ... et déjà sortir de cet état cotonneux. Bisou. Petite Plume

jenny :Alexandra et trauma crânien
vendredi 9 Juillet 2004 à 15h57
Les traumatisés crâniens sont les laisser-pour -compte : je l'ai lu à plusieurs endroits et je l'ai expérimenté pendant 30 ans malgré des EEG perturbés, des malaises cérébraux et pour finir un Accident Vasculaire Cérébral avec détection de lésion ancienne par scanner et IRM ( cela ne leur suffisait pas encore) . Il faut vraiment s'accrocher Alexandra ; le seul neurologue ( sans être spécialiste des traumas) qui m'ait enfin écoutée et soignée pour une inflammation cérébrale cicatricielle se trouve à l'hôpital René Dubos à Pontoise : le dr Servan . Les traumas , en plus des maux de tête et des séquelles propres à la lésion , déclenchent souvent des dépressions ; c'est l'ouvrage du dr Seignalet ( l'alimentation ou la 3° médecine ) qui m'a permis de comprendre le mécanisme chez moi ( il y en a peut-être d'autres) : le choc ( ou autre stress) provoque une série de réactions biochimiques qui aboutit à rendre l'intestin perméable ; si on a la malchance de digérer incomplètement ( souvent les porteurs du groupe sanguin O ) le gluten de certaines céréales ou les produits laitiers , des grosses molécules pénètrent dans le corps et provoquent des inflammations ( aux articulations , sur la peau , dans le cerveau etc suivant les fragilités de chacun) . Dans le cerveau une inflammation peut apparaître sous forme de dépression . Je viens de lire aussi que ces molécules de dégradation incomplète du gluten ou des produits laitiers ont une formule proche des endorphines dont elles prennent la place ( comme des fausses clés qui bloquent les serrures ) = les circuits du plaisir sont fermés , on se sent très mal et beaucoup moins indépendants des stress extérieurs .Tout ce qui peut nous donner du plaisir "regonfle un peu nos stocks " Surtout ne vous sentez pas responsable de vos coups de déprime ou de" lymphatisme " : c'est physiologique . Emmeline m'a donné un site internet qui me semble très intéressant http://www.nutranews.org/fra/index.php "sciences, nutrition, prévention et santé". Je suis enfin sortie d'une longue et grave dépression , difficilement , avec seulement 6 mois de petites doses de déroxat , mais je fais très attention à ne pas me mettre dans des situations déclenchantes . amicalement

claudine:trauma cranien
vendredi 9 Juillet 2004 à 16h33
c'est vrai que ma dépression s'est déclenchée après mon trauma cranien et l'eeg montrait à plusieurs reprises "un tracé irritatif"...je n'ai jamais passé de scanner ni d'irm du cerveau mais cela servirait -il à quelque chose ? Jenny votre neurologue a fait quoi exactement par rapport à ça ?

jenny :claudine et trauma
vendredi 9 Juillet 2004 à 19h15
Le scanner et l'IRM avaient été faits en urgence après l'AVC , ainsi qu'une série d'EEG . Le neurologue a fait refaire des EEG avec toujours des tracés qui faisaient suspecter une épilepsie cicatricielle complexe : en soignant cette inflammation , les crises se sont espacées , les maux de tête qui m'enflammaient le cerveau gauche ont disparu , la dépression résiduelle a disparu . (Les angoisses ont été facilement volatilisées par l'EMDR .) Cela m'a fait un bien fou d'être enfin écoutée ( et soignée ! ) Je pourrais écrire un livre décapant sur le manque d'humanité et de compétences des divers neurologues et psychiatres qui se renvoyaient la balle (=moi). Si vous avez constaté que la dépression est apparue après un trauma , ne lachez pas prise jusqu'à ce qu'enfin un médecin vous soigne Je vous souhaite une très rapide guérison . Jenny

jenny :claudine et trauma
samedi 10 Juillet 2004 à 6h08
le neurologue me donne un anti-épileptique (trileptal) dont le dosage a été affiné car en excès j'avais des troubles de l'équilibre . Dans mon cas c'est à prendre à vie . Lorsque je sens (fatigue anormale , maux de tête ) qu'une crise va arriver , je prends du dafalgan codéiné (morphinique) mais avec beaucoup de parcimonie pour éviter l'accoutumance . Ce dont je suis certaine c'est que la dépression a été déclenchée par le trauma crânien . Bonne chance Jenny

Dany:AVC et Traumatisme cranien
mercredi 14 Juillet 2004 à 18h37
Bonsoir, Ceci est mon premier message. Voici les faits. En février 2003 mon mari a fait une chute d'échelle. IL était seul. Je n'ai jamais su si c'était la chute qui a conduit au TC ou s'il a fait un malaise cérébrale qui l'a fait chuté. Toujours est-il qu'après un mois de coma et un mois hospitalisé en neurologie, il est revenu au domicile. Il est parfaitement valide mais est devenue aphasique. Il ne sait plus lire et écrire. J'espère que cela reviendra. Le problème est qu'il est en très très grande dépression. J'ai l'impression que le traitement ne fait rien du tout. NORSET et EQUANIL 4OO. J'ai acheté également de l'oméga. Il avait déjà un tempérament dépressif avant mais maintenant c'est encore pire. IL considère que tout est "foutu" et par conséquent ne se bat pas et je ne peux pas l'aider s'il ne s'aide pas lui même. IL se sent exclu de par ce manque de communication. Il n'a pas fait le deuil de ce qu'il était avant et n'accepte pas ce qu'il est devenu. Je suis donc seule à gérer tout cela. IL n'y a rien pour m'aider. Je garde cependant le moral mais cela est très difficile à vivre. Pourtant s'il le voulait il pourrait s'en sortir. L'orthophonie n'est pas possible actuellement à cause de cette grande détresse qui amène à cette dépression. Si quelqu'un parmi vous peut me faire un retour sur un vécu similaire ou me donner des conseils je l'en remercie d'avance. Je continue mon activité professionnelle t mon mari est seul toute la journée, sans doute cela n'est pas fait pour aider. Merci de vos conseils, dany

jenny :Dany et traumatisés crâniens
jeudi 15 Juillet 2004 à 8h50
Association de Familles de Traumatisés Crâniens AFTC Poitou Charentes Entraide et soutien mutuel entre les familles éprouvées par le traumatisme crânien. Réunions conviviales périodiques. Actions auprès des autorités pour faire connaître les besoins des familles et promouvoir des structures d'accueil pour les personnes cérébrolésées. Permanence tous les mercredis de 09h à 11h au Pavillon GUILLON de l'Hôpital Pasteur à Poitiers.8, Rue des Acacias 86280 Saint-Benoît Adhésion Castets Monique 05 49 44 40 51.......... Vous trouverez peut-être d'autres associations sur internet ou par les Hôpitaux .

jenny:Dany: espoir
jeudi 15 Juillet 2004 à 9h16
Chère Dany : J'ai été moi-même victime d'un trauma crânien puis d'un accident vasculaire cérébral sur la lésion ( perte de tous les mouvements volontaires , de la compréhension des images et des sons , de la conscience , de la protection contre émotions et angoisses etc ; et le déclenchement d'une dépression violente par une série de phénomènes complexes ) . Je suis sortie des affres de la dépression ; entre les crises , je vais de mieux en mieux : la preuve= je suis capable de vous écrire . Le plus horrible c'est la dépression qui elle peut être soignée( c'est une vraie maladie qui rend impuissant ) ; sans elle on peut tout accepter et s'adapter , et le cerveau trouve des ressources pour s'améliorer . C'est aussi une occasion de révéler d'autres capacités mises en veilleuse jusque là . Votre mari a la la chance d'être soutenu par vous qui êtes courageuse et lucide. Je dirais : la certitude d'un avenir meilleur ,une bonne hygiène de vie , le soin de la dépression , la recherche de tout ce qui peut aider . Bien amicalement Jenny

dany:pour jenny
jeudi 15 Juillet 2004 à 18h33
Dany à Jenny merci de votre réponse. Cependant, j'aimerai savoir si après votre lésion cérébrale, vous étiez aphasique, avec problème de lecture et d'écriture. J'ai bien du souci avec cette situation. De plus mon mari pense que je ne fais pas grand chose pour lui alors que c'est tout le contraire mais je considère qu'il est malade et n'y prête pas trop attention. J'ai créé dans ma ville une association qui regroupe les aphasiques en général victimes d'avc et tc. Cela démarre seulement mais j'espère bien arriver à quelque chose amicalement dany

Gaëlle:pour Dany/ à propos d'aphasie et de dépression
vendredi 16 Juillet 2004 à 15h36
Je passe pour la première fois sur ce forum, terminant tout juste la lecture du livre qui "résonne" beaucoup dans ma petite vie... Je me permets de vous répondre, Dany, peut-être pas par rapport aux méthodes du livre qui pourraient soulager votre mari, mais en tant qu'orthophoniste. Ce que vous dites me fait penser très fort à un patient avec qui j'ai fait un bon bout de chemin entre 2000 et 2003 (J'ai par la suite déménagé). Lorsque je l'ai vu pour la première fois, après un AVC, il présentait une aphasie sévère, avec des moments où il était presque réduit au silence, et d'autres où son langage, alors plus "fluide", restait très entravé par des mots manquants, ou des productions "fantaisistes" se glissant malgré lui à la place de ce qu'il souhaitait dire. Comme la plupart des aphasiques, cet homme "concevait" très bien ce qu'il souhaitait dire, mais ne pouvait l'énoncer. Il était d'un très bon niveau socio-culturel, parlait 5 langues. Ingénieur en retraite, il avait, pour son métier, voyagé partout dans le monde, et résidé dans bon nombre des pays visités. Se voir ainsi "diminué" l'a mis dans les premiers mois dans une colère noire, et il s'est juré "d'effacer" les moindres difficultés phasiques qu'il avait. Puis, voyant que les symptômes résistaient à sa volonté (malgré des progrès certains), certains troubles depressifs ont remplacé la colère. Je ne crois pas qu'il y ait "d'impossibilité" orthophonique en cas de dépression (mais je parle dans l'absolu, et ça n'engage que moi. Chaque cas est unique, bien sûr). J'ai partagé avec cet homme des séances de larmes, simplement, parce qu'il avait mal, et qu'à ce moment là, lui proposer un travail de dénomination n'aurait eu aucun sens. Je ne lui ai jamais menti, malgré sa douleur, et n'ai jamais "promis" qu'il récupérerait tout, pour soulager un instant notre impuissance. Mais parce que nous les avons partagés, ces moments en ont permis d'autres, où la confiance mutuelle était immense. J'ai souvent eu l'impression qu'au delà des larmes et des moments difficiles, il y avait un moment où nous pouvions être simplement "en phase", lui et moi, sans mots (était-ce un genre de cohérence cardiaque partagée?), et qu'à ce moment là, tout redevenait possible dans notre travail. Et que "brusquer" les moments où cet équilibre n'était pas présent ne servait à rien. L'orthophonie n'est pas qu'un travail technique, c'est aussi, beaucoup un accompagnement. Et être déprimé n'est pas une contre-indication, très loin s'en faut, à être accompagné. J'ai souvent ressenti une grande sérénité à la suite des séances partagées avec ce patient (et je le lui ai dit). Il m'a confié la même chose en sens inverse. ça ne "soigne" pas la dépression, et les orthophonistes ne sont ni psychologues ni psychiatres, il faut être clair (ce monsieur était sous médicament pour cela). C'est en revanche un "relais" possible, qui connaît les spécificités du trouble aphasique, et qui peut donc les écouter, les expliquer, avec empathie. Lorsque j'ai déménagé, nous nous sommes pleuré dans les bras l'un de l'autre, et ça n'était pas feint. Le lien réel qui s'est tissé entre nous n'a pas dépassé le cadre professionnel,il est toujours resté clair et cadré, mais il était profondément humain. Sa femme m'a souvent confié combien, dans les périodes où les séances d'orthophonie n'avaient plus lieu (vacances ou autres), il dormait moins bien, avait moins de goût pour s'exprimer, pour faire des choses. Voilà, Dany, ma simple expérience. En vous souhaitant plein de courage et des jours meilleurs gaëlle

Dany:Pour Gaelle
vendredi 16 Juillet 2004 à 22h28
Bonsoir. votre témoignage est encourageant et merci de m'en avoir fait part. J'ai cependant beaucoup de mal à convaincre mon mari que sa situation peut évoluer. D'ailleurs je pense qu'il me supporte de moins en moins parce que je suis "normale" si on peut dire et continue mon activité professionnelle, suis absente toute la journée tout cela n'est sans doute pas fait pour arranger les choses mais d'un autre côyé, il est heureus que j'ai une activité professionelle car sinon je crois que les plombs sauteraient. Je n'ai pas encore lu le livre de dss mais vais l'acheter prochainement merci envotre de votre message

Paola:entre déprime et dépression
dimanche 11 Juillet 2004 à 11h39
Bonjour, Depuis début juin, je suis dans une merde noire. Ma mère, qui souffre déjà de la maladie de PArkinson, est tombée et s'est fait un énorme hématome à la jambe droite qui n'est apparu que 8 jours après sa chute. Elle devait subir une opération de la prothèse du genou gauche le 30 juin. Mais avec le coup à la jambe droite, l'opération a été reportée. Elle est hospitalisée depuis 1 mois et ne peut plus marcher, ni même se tenir debout. Ses genoux sont complètement bloqués et ne se déplient plus. Elle ne remarchera peut-être plus. les kiné sont pessimistes. Elle part demain pour un centre de rééducation pour au moins 2 mois, voir +. Ensuite, rebelote. Si elle est en état d'être opérer, elle va subir son opération de la prothèse du genou gauche, donc 15 jours d'hospitalisation et encore 2 mois de rééducation. ET l'année prochaine, même chose avec le genou droit. En plus, je me retrouve avec ma grand-mère de 91 ans, qui était gardée par ma mère, et ne peut plus rester seule. Je refuse de la mettre en maison de retraite car elle se laisserait mourir. Je n'ai qu'un frère célibataire comme moi, mon père est mort d'un cancer, et pas d'autre famille. Mon frère et moi sommes en train de déprimer. Le bout du tunnel est encore loin. le mauvais sort s'acharne sur notre famille. Que faire sinon subir ou apprendre à survivre en pensant au pire ? Les oméga3 sont loin d'etre suffisant. le Lexomil m'aide à supprimer mes crises d'angoisse. Mais il y a des effets secondaires à long terme. Qu'on ne me dise pas qu'il y a un Bon Dieu !

Bernard:à Paola
lundi 12 Juillet 2004 à 1h10
Paola, il faudrait absolument que vous vous fassiez aider par des aides professionnel(le)s :
1) Vous êtes-vous renseignée auprès de votre mairie : peut-être avez-vous droit à une aide à domicile ? -> aides ménagères sous condition de ressources + auxiliaires de vie pour la journée et éventuellement la nuit.
2) pour l'aide des personnes âgées, il existe des associations qui peuvent vous mettre en contact avec des personnes employées à domicile. --- Bernard.

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à l'aide!!!
Rosenn - Posted - 11 July 2004 : 20:40:43
je suis toute nvelle ici, je sais pas bien comment ça marche, mais je ne sais plus trop vers qui m'adresser pr qu'on m'aide...
en fait, les OM3 m'interessent, mais je ne sais pas vers qui m'adresser: un généraliste, un psychiatre??? j'ai été voir un généraliste mais il m'a tt simplement envoyé balader, me disant que mes pbs, c t du cinéma... bref. je ne sais pas koi faire, ça va mal. j'ai besoin de me faire aider mais j'ai peur qu'en allant voir un psychiatre, je ne tombe ds un cycle infernal d'antidepresseurs et d'anxiolithique... et puis même si je veux aller voir un psychiatre, lequel aller voir? il y en a tellement... je ne sais pas si vs pouvez m'aider mais je tente le coup! j'ai été suivi toute l'année par un psychologue, deux fois par semaine, ds le centre médico-psychologique de mon université, mais maintenant que c les vacances, je me retrouve sans rien, sans aide, et ça devient très dur de tenir...

Bernard - Posted - 12 July 2004 : 02:49:59
Rozenn, les OM3 ( + antioxydants) ne sont pas prescriptibles, ce ne peut être que de l'automédication. Mais à eux seuls ils ne suffiront probablement pas, et ne pas attendre d'effets positifs avant 2 ou 3 semaines. Mais vous ne précisez pas la nature de vos problèmes. Peut-être pourriez-vous consulter un homéopathe, par exemple ? Personnellement, je ne crois pas trop en l'homéopathie, mais ces médecins sont souvent "ouverts" et ils pratiquent une médecine "globale", c'est l'essentiel je crois. Et si vous souffrez de "crises d'angoisse", l'acupuncture pourrait vous soulager (voir un médecin-acupuncteur, pour la prise en charge sécu). La sophrologie (relaxation-respiration) peut aussi soulager les angoisses ; le yoga ou le Qi-gong peuvent aider à "se retrouver", à reprendre "contrôle sur soi " et équilibre émotionnel. S'il s'agit de troubles "nerveux" avec troubles du sommeil par ex., il faudrait que vous privilégiez l'exercice physique régulier (jogging, marche vive, danse, etc) + une bonne cure de magnésium (ex. Magné-B6 = avec vitamine B6). Si vous souffrez surtout de déprime, peut-être pourriez-vous vous faire prescrire un médicament à base de millepertuis (phytothérapie) ? Enfin, je vous suggère de poster votre message AUSSI dans l'ancien forum du site guerir.fr , en http://www.guerir.fr/forum/topten.html (peut-être en nous précisant la nature de vos troubles), car malheureusement, les habitués de ce forum sont tous en vacances, je crois. Alors à bientôt ? --- Bernard.

Rozenn - Posted - 12 July 2004 : 11:02:01
en fait, j'ai déjà essayé l'homéopathie. ça fait lgt d'ailleurs. ça a fait ses preuves pr divers pbs mais pas pr celui dont je souffre. selon mon psy, je souffre de névrose d'angoisse. je vis ainsi depuis un an et demi maintenant, à la suite d'une agression. personne n'a su m'aider, étant donné que j'ai étouffé le pbs pdt un bout de tps. ça se manifeste par des crises d'angoisse fréquentes, une impossibilité de sortir de chez moi seule, même pr des actes banals, une coupure du monde social, une somatisation impte. bref, je vis ds la peur constante. actuellement, je suis tjs sous traitement homéopathique assez léger car mon généraliste m'a laissé le choix entre l'homéopathie ou les antidepresseurs... je cherche une solution mais c pas évident ds ma région (le finistère): vers ki s'adresser???

Bernard - Posted - 12 July 2004 : 12:39:01
[ ... ] Rozenn, ce ne sont ni l' homéopathie ni la psychanalyse qui pourront sérieusement vous aider, pour ce dont vous souffrez.
Vous semblez souffrir de phobie sociale et d'agoraphobie, sûrement consécutifs à un "stress post-traumatique" (ESPT ou PTSD) consécutif à cette agression.
La thérapie classique prescrite par les psychiatres, ce sont effectivement les antidépresseurs + TCC (thérapie cognitive & comportementale avec exercices d'exposition progressive).
Peut-être pourriez-vous échapper aux antidépresseurs (sauf peut-être les six 1ers mois, si vous avez du mal à vous prendre en charge) en vous engageant simultanément dans plusieurs méthodes préconisées par David (DSS) :
1) les capsules d'Oméga-3 (liser en http://www.guerir.fr/09Keith.html le cas de Keith : électrochocs ou huile de poisson ?) : OM3 de isodisNatura ou équivalent (fortement dosés en EPA) : commencer avec 3 caps/jour et augmentez rapidement jusqu'à 6 caps./jour (ne pas oublier le complexe anti-oxydant, ex.: 1 caps./jour de Bétasélen) : premiers effets après 3 semaines env.
2) pratique régulière d'un exercice physique (même chez vous : stepper ou vélo d'appartement, etc)
3) exercices respiratoires (respiration profonde et ventrale) et méditation (voir en archives forum, rubriques respiration et meditation)
4) enfin (et avant tout, peut-être !), l'EMDR ! ayant subi une agression, et cette agression semblant être à l'origine de vos problèmes, il me semble que l'EMDR serait vraiment indiquée dans votre cas. Pour trouver l'adresse d'un praticien EMDR dans votre région, vous avez l'annuaire des praticiens sur le site de l'EMDR-France : http://www.emdr-France.org -> dans le Finistère (29), vous avez 2 psychothérapeutes : un à Plouhinec et une à Brest.
Bon courage et bonne journée Rozenn --- Bernard.

PS: aide extérieure, parole (ex.: accompagnement, psychothérapies genre TCC ) :
toujours nécessaires, mais jamais suffisantes, dans la dépression ;
en fait, il faudrait " que toute aide extérieure utilise, capitalise sur le fait qu'il existe des mécanismes naturels de rééquilibrage, d'autoguérison au sein de notre cerveau émotionnel ", et qu'il existe des méthodes "passant par le corps" qui stimulent ces mécanismes d'autoguérison, en particulier l'EMDR, spécialement dans votre cas, il me semble.

Rozenn - Posted - 14 July 2004 : 20:59:17
bonjour!
je pense que je vais prendre rdv chez un psychiatre pr l'instant. en fait, j'aimerais essayer l'EMDR mais il se toruve que j'étais étudiante à rennes cette année mais que l'année prochaine, je continue en licence à Lille... donc je ne suis chez moi que pr les deux mois de vacances... ça ne servirait pas à gd chose de commencer qqchose ici, mais plutot à lille; ça m'angoisse d'ailleurs, rien que le côté pratique car je ne peux me rendre nulle part (ou presque) tte seule, il faut que je sois tjs escortée par mon copain qui doit faire concilier son emploi du tps avec mes besoins... ou alors, il faut que j'aie pu faire le trajet plus de 10 fois et jms à pieds ni en bus mais à vélo... bref, tt ça rend les choses très compliquées. j'ai du mal à me décider pr de la relaxation ou de la sophrologie, je ne sais pas trop prkoi, j'ai l'impression que je serais obligée d'"avouer" mon pb, ou de raconter. c pas facile par rapport au regard des autres qd on va pas bien. je mets un masque et je fais comme si tt allait bien, il n'y a pas gd monde qui est au courant de mon pb, ou de ce qui m'est arrivé.
je sais bien que cette agression n'a pas été digérée, depuis maintenant un an et demi. mais le pb aussi c que ça a fait remonter des peurs très anciennes, enfouies, que je me cachais. mais c sur que l'agression n'a ps été digérée, au point que je ne peux même pas entendre parler de ce genre de faits autour de moi ou aux infos (je suis obligée de couper la télé), et il y a des mots que je ne peux pas prononcer ni entendre. je somatise bcp, et encore, c t pire pdt l'année (j'avais mal partout tt le tps, et j'avais tjs très froid).
le psychologue m'a bcp aidé, surtt que j'avais une séance d'une heure ou plus deux fois par semaine. tte cette année, je n'ai eu que cela et l'homéopathie. je ne voulais pas aller voir un psychiatre qui allait me donner des médicaments car la période très dure de cette année était nécessaire, il fallait que je comprenne certaines choses par moi même même s'il y a encore bcp de travail à faire. maintenant, je suis bcp plus stable (parce que sinon, je fonctionne par çycle enthousiasme/desespoir: est-ce normal?), et je veux le rester même si c dur, et c justement pr ça que j'ai besoin d'aide. j'ai l'impression que je le veux mais que c les autres qui essayent de m'enfoncer et que c comme ça de ttes façons: je dois souffrir et je dois mourir finalement à 21 ans (pourquoi?). je me rends bien compte que c ridicule mais ça a tjs été là: là, il me reste un an à vivre et je suis sur le déclin, maintenant que j'ai 20 ans! mais c le genre de trucs qui est pas facile à expliquer à l'extérieur, ou alors je passerais pr une folle... et ma famille me dit tjs qu'il faut tenir le coup,ne pas s'écouter et avancer...
je vous laisse, à plus tard

Bernard - Posted - 16 July 2004 : 12:35:17
Bonjour Rozenn,
Pour l'EMDR : je suis sûr que ce serait bien que vous preniez qd même contact avec un de ces praticiens de Bretagne dès cet été (Plouhinec ou Brest ), car
1) c'est parfois très long avant d'obtenir un 1er rendez-vous,
2) étudiante à Lille, peut-être rentrerez-vous ts les week-end en Bretagne ? (car effectivement, je n'ai pas vu de praticien EMDR à Lille , sur http://www.emdr-France.org).
Si le traumatisme est clairement identifié (ce qui semble être votre cas), le pb pourrait être réglé en 2 ou 3 séances !
Mais à défaut d'un thérapeute EMDR, je crois que vous auriez raison d'aller voir un psychiatre. Le psychologue, c'est bien, mais dans votre cas insuffisant semble-t-il. Ainsi, vos cycles enthousiasme/ désespoir, peut-être n'est-ce que de la simple "cyclothymie", mais il ne faudrait pas écarter un éventuel trouble bipolaire... Et puis, à défaut de suivi psychologique, vous auriez certainement besoin de vous libérer de ce souvenir d'agression, peut-être à qqun de proche, qu'au moins vos difficultés soient reconnues... Enfin, les " il faut tenir le coup, ne pas s'écouter et avancer ", ça marche... qd on ne va pas trop mal ! Dites-vous bien (et dites-le à votre entourage) que la dépression est une maladie, un déséquilibre d'ordre biologique au niveau du cerveau "émotionnel" : si vous étiez malade du cœur, on ne vous dirait pas de vous "secouer" !
bon courage, Rozenn...
Bernard.
PS: pour avoir d'autres points de vue, je vous suggère de poster votre message AUSSI dans l'ancien forum du site guerir.fr , en http://www.guerir.fr/forum/topten.html , en bas de page (en précisant bien la nature de vos troubles et leur origine), car il se pourrait que les habitués de ce forum-ci soient tous en vacances...

kathleen - Posted - 17 July 2004 : 23:05:23
bonjour Rozenn
en te lisant, j'ai senti toute la détresse qui t'habite. et ça m'a permis de me souvenir de celle qui fut mienne durant plusieurs années.
moi aussi, j'ai subi des agressions, de toutes sortes, allant de mon père alors que j'étais une ado, jusqu'aux agressions sexuelles une fois adultes. J'ai vécu dans un monde de violence permanente, le monde des bikers criminalisés: humiliations, agressions verbales et physiques, couillonnades, ce qui inévitablement a engendrer chez moi le sentiment de n'être qu'un tapis, que de la merde!
aussi, histoire de poursuivre ma vie dans ce milieu, j'ai commencé à m'engourdir par une consommation d'alcool excessive. et puis un jour, j'ai eu conscience que je ne pourrais vivre longtemps au même régime. m'a fallu prendre une décision, et comme j'avais encore assez de lucidité, j'ai choisi de quitter ce milieu pour rester en vie.
à ce moment-là, je pensais que le pire était derrière moi. erreur. c'est là que la souffrance s'est installée en moi. probablement du fait que j'avais considérablement diminué ma consommation d'alcool.
jour après jour, les sensations se sont réinstallées en moi, et avec elle, l'angoisse.
6 mois plus tard, je craquais. une foutue dépression. j'ai pensé ne pas tenir parce que la souffrance était devenue plus forte que le plaisir que je ressentais parfois à vivre encore.
j'ai consulté en thérapie cognitive, et j'ai gobé des antidépresseurs. ça a fait la job, comme on dit. ça a calmé temporairement mes angoisses le temps nécessaire à évaluer ce que je ne voulais plus et à chercher ce que je pouvais encore désirer pour moi dans ma vie. m'a fallu aussi, et pour commencer un processus de guérison, retrouver un peu d'estime pour moi, là où j'avais des raisons d'être fière de moi. de simples gestes, des petites actions qui ont agis en moi jour après jour, et auxquels je me suis accrochée: faire un beau grand ménage dans l'appart, soigner mes cheveux et mes ongles, me cuisiner un petit plat cochon de temps à autre, visionner un film que j'aimais bien. des trucs banals, mais qui m'ont permis d'alimenter les plaisirs et d'écraser momentanément la souffrance qui persistait toujours.
je suis revenue à la vie un temps, le temps de me reprendre en main et de me trouver un nouveau travail. de m'y investir à fond. j'ai tenu plusieurs années avant que la rechute se fasse, et qu'avec elle, je retombe encore plus bas. mais je reconnaissais cette souffrance, et malgré l'état psychologique dans lequel je me trouvais, j'avais encore assez d'énergie par moment pour lui dire en pleine face qu'elle ne m'aurait pas. qu'elle pouvait m'investir à nouveau, que je connaissais le chemin qu'elle me ferait prendre, et que non, je résisterais à son acharnement. en fait, je crois que j'avais peur. peur de perdre à nouveau le contrôle. peur de me perdre. et c'est cette peur qui m'a nourrit et permit de faire face à la musique.
j'ai consulté à nouveau en thérapie cognitive, me suis aidée en absorbant à nouveau des antidépresseurs. 2 ans que cela m'a pris pour refouler d'abord cet état, le temps de planifier de nouveaux paterns comportementaux. j'ai tout changé dans ma vie. enfin presque tout. je me suis remise au monde en réapprenant à vivre pour moi-même, pour me redécouvrir.
et à chaque fois que je ressentais l'angoisse et/ou l'anxiété m'habiter, je me demandais: qu'est-ce que je veux dans ma vie? qu'est-ce que je peux m'apporter de mieux pour nourrir ma réussite? et chaque fois, des éléments m'étaient suggérés: des bouquins de croissance personnelle, des exercices physiques, du yoga, des massages et des gens, dont certains sont devenus des amis.
suite à de nouvelles agressions, j'ai consulté en EMDR. et ça m'a fait un bien fou. ça m'a désensibilisée à tout ce qui est potentiellement dangereux, et ça me permet aujourd'hui de garder le contrôle en cas de nouvelles agressions. j'arrive aujourd'hui à désamorcer toute situation et à faire face.
et puis en ce moment, je suis en train d'apprivoiser ma respiration. grâce à un bouquin: et si ça venait du ventre, écrit par Pierre Pallardy.
aussi, je me permets une suggestion: ne t'isole pas dans ta souffrance. recherche la présence de personnes qui sont passées par là. leur écoute te sera d'un grand secours parce que tu ne te sentiras plus seule devant le trouble que tu as à vivre quotidiennement et à chaque moment du jour et de la nuit.
rentre en toi aussi. explore le patern de ta souffrance, celui de tes angoisses et anxiétés. évalue sa présence. ainsi tu la connaîtras mieux et tu pourras contrecarrer son processus destructeur, parce que tu sauras quand et pourquoi elle agit.
ça sera long, bien sûr, mais à chaque fois que tu réussira à maîtriser sa présence en toi, ce sera une petite victoire qui te remettra sur les rail et te nourrira d'estime.
bon courage Rozenn et de gros bisous
kathleen

Rozenn - Posted - 18 July 2004 : 20:29:47
merci pr votre sympathie katleen, ça fait du bien, surtt en ce moment où plus gd monde ne m'écoute... votre message est très encourageant, il m'a redonné de l'espoir en me disant qu'on pouvait s'en sortir. cependant, je me suis sentie un peu ridicule après l'avoir lu, un peu enfant gatée... en effet, je n'ai rien vécu de difficile à part mon agression, et prtant je vais si mal! j'ai eu une enfance très heureuse, des parents gentils (même s'ils ont des défauts mais bon, c bien normal), j'ai tjs eu ce que je voulais, je travaille bien, je vis près de la mer... qu'est ce que je peux vouloir de plus???? je me sens si coupable d'aller mal alors que j'ai tt pr être heureuse, comme dit tt le monde...
cette agression sexuelle m'a profondemment choquée en fait. je n'avais que 18 ans, je ne connaissais pas gd chose de ce genre de dangers. j'arrivais de la campagne, où j'étais interne ds un lycée, bien encadrée. après mon bac, je suis arrivée à rennes, une gde ville à 3h de chez moi. et qq tps après la rentrée, bam, ça m'est arrivé, à moi qui ne connaissais rien de la ville, des dangers et tt ça... tt le monde a tenté de me culpabiliser (et a réussi!): j'aurais pas du sortir à cette heure là (21h), j'avais pas de bombe lacrymo, je suis blonde et j'avais pas attaché mes cheveux... sans compter que la nvelle a circulé à tte vitesse et que tt le monde savait... je n'ai eu aucune aide particulière: ni de la part de la police, ni de la part du lycée où j'étais... je constate que qd on va mal, il faut encore se battre et c pas juste. là, j'attends que le procès ait lieu mais je ne sais rien, je ne suis même pas mise au courant. tt le monde me laisse de coté ds cette affaire; si je veux dire qqchose, si je veux me faire aider, je dois me justifier... car on me dit qu'au fond, cette agression n'était pas si grave, que j'ai réussi à m'en sortir...
du coup, depuis presque 2 ans, je vis ds la peur perpétuelle, elle ne me quitte pas, c presque devenu une autre personne en moi, un parasite que je ne controle pas. les gens autour de moi ont du mal à me croire, ça semble tellement ridicule parfois!
j'en ai assez de me battre. j'essaie de garder un masque sur mon visage pr montrer que je vais bien, que ça va. mais j'ai tjr peur. en fait, je n'arrive pas à surmonter le pbs, à me préparer à affronter d'autres choses parce que je me dis que ça ne doit plus jms m'arriver, plus jms: si ça m'arrive encore, pr moi, je n'arriverais pas à m'en sortir et je vais y passer. pr moi, cette agression, c t un avertissement. il faut que je fasse attention.
j'ai du mal à en parler à d'autres personnes: autour de moi, les gens de mon age ont envie de s'amuser, de sortir, de rencontrer des gens et non de s'inquiéter de moi, de détails pratiques pr sortir; en effet, pr sortir, il me faut presque une escorte, il ne faut pas que la voiture soit trop loin, il faut des gars musclés au cas où, ne jms me laisser seule, voire me rassurer ou me soutenir qd on passe ds des endroits sombres et que je tremble comme un feuille morte, que je ne peux plus respirer... donc du coup, c pas forcemment agréable... je ne veux pas être un poids pr les autres. et puis, rares sont ceux autour de moi à qui c'est arrivé: les autres parlent de fêtes, d'alcool... pas moi. en fait, j'ai 20 ans, mais je ne connais rien de la vie étudiante, c un peu triste. je fais des efforts mais c dur. en fait, je sais que c'est arrivé à d'autres filles la même année que moi ds mon lycée, mais je n'ai jms pu en parler avec elles car j'étais en prépa littéraire ds un lycée assez réputé où ttes les affaires de ce genre ainsi que les tentatives de suicides, etc... étaient cachées, pas le droit d'en parler ou on se faisait exclure du lycée. j'ai donc du me taire comme ttes les autres.
en ce moment, je suis un peu plus stable que pdt l'année, j'essaie du moins; mais c dur car j'ai l'impression que tt veut m'enfoncer. il faut que je tienne encore, mais au fond, je veux mourir. il faut que je me batte encore pr trouver un psychiatre qui veuille bien me soigner: à l'attaque!
je vous remercie de votre gentillesse,
rozenn

kathleen - Posted - 22 July 2004 : 19:28:36
tu sais Rozenn, la vie qui t'a maintenue dans la ouate, qui t'a choyée, ne t'a pas mise à l'abri de la violence. Elle peut se manifester à chacun d'entre nous, et ce, sans égard au rang social, à notre niveau de scolarité, à notre beauté, à l'amour que l'on reçoit ou donne. elle frappe, un point c'est tout. et pourquoi? la réponse est en nous et est directement liée, ou intimement liée à ce que l'on choisit de faire de cet acte une fois derrière nous.
la culpabilité, la colère, l'impuissance, l'accablement, et bien d'autres états encore, sont issus de sentiments humains légitimes. il est donc normal de passer par là, d'être en crise avec soi-même. cependant, l'énergie de ces états peuvent être utilisée pour surmonter l'épreuve, puisqu'elle en est issue, ou alors pour s'abattre davantage, ce qui devient destructeur.
aussi, je pense que l'EMDR serait tout approprié pour toi, histoire de te désensibiliser et pouvoir enfin faire face froidement aux suites de l'agression. je parle entre autres de ton prochain témoignage.
autre chose aussi, chez nous au Québec, nous avons de multiples Centres-Femmes qui viennent en aide aux femmes qui font face à de multiples problématiques, dont les agressions de toutes sortes. ces centres offrent une panoplie de ressources pour supporter et appuyer les femmes dans leur recherche de solutions. vous avez sûrement ces mêmes organismes chez vous en France. psychologues, avocates, médecins, travailleuses sociales et aidants naturels s'associent pour réorganiser la vie des femmes. je pense donc que tu dois consulter auprès d'eux.
une chose pour moi est sûre, pour voir plus clair en toi tu "dois" t'entourer un temps de femmes qui vivent une situation semblable ou pire à la tienne. ça deviendra une thérapie pour toi que de vivre un temps dans l'énergie d'entraide qui se déploie auprès d'elles.
et n'oublies pas l'EMDR et peut-être aussi les oméga3 à un rapport de 20/1, qui agiront sur tes humeurs, entre autres.
laisses-toi brailler aussi, beaucoup même, ça libère!
te souhaite bon courage dans ta conquète de sérénité. je sais que tu en sortiras plus forte, et surtout plus la même.
gros bisous
kathleen

Rosenn - Posted - 22 July 2004 : 21:22:24
merci bcp pr vos conseils, ça fait du bien de savoir qu'il y a des solutions pr s'en sortir, vu que depuis deux ans, on me dit que ce n'est rien, que ça va passer avec le tps.
c vrai que le confort ds lequel je vis n'aide pas forcemment, je veux dire, ne m'a pas préparée à ce genre de pb. c même le décalage entre la campagne en bord de mer d'où je viens et la ville avec sa violence qui m'a le plus choquée. c en partie cela que je dois régler car je crois que le décalage m'a enormement choquée, et m'a donné l'impression que la ville est un lieu de mort et de violence sans qu'il soit possible de s'en sortir. Pr moi, la ville, c l'Enfer, réellement. alors que je sais bien que ça peut aussi arriver chez moi!
je vais très vite me renseigner sur l'EMDR, ça a l'air très efficace. car pr l'instant, l'énergie positive que je pourrais trouver ds ce qui m'est arrivé, je ne l'ai pas trouvé; au contraire, ça me bloque totalement, je me dis qu'il n'y a rien à faire.
mais je sais maintenant qu'il y a des solutions, que je ne vais pas être comme ça tte ma vie. j'ai de l'espoir.
merci pr votre gentillesse.
Rozenn

kathleen - Posted - 23 July 2004 : 20:25:08
si tu as besoin de "parler" de ton cheminement, de tes échecs, de tes réussites, tu pourras toujours me contacter par courriel. mon adresse hotmail est inscrite dans mon profil.
à plus tard peut-être
kathleen

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Chaman - Posted - 21 July 2004 : 03:56:41
Bonjour, ou bonsoir (il est 3h du matin),
Je m'appelles Anthony, j'ai 22 ans, et j'habite à genève.
J'ai été diagnostiqué schyzophrène paranoïde il y'a 3 ans par un psychiatre de la clinique psychiatrique cantonale, suite à diverses expériences traumatisante avec des psychotropes, ainsi qu'un refus de la société et de la vie telle que je la vois. J'ai décidé depuis 4 mois de voir un autre psychiatre, pour commencer un sévrage des neuroleptiques, (zyprexa 1 an, et solian 400 mg/jour 1 an), car le psy que je voyais avait une approche médicale "trop médicale" à mon goût.
J'ai donc débuter le sevrage il y'a environ 3 mois, et j'ai progressivement diminuer les doses, pour arriver actuellement à prendre 1 demi comprimé (100 mg de solian) tous les 2 jours environs. J'ai aussi arrêter les antidepresseurs.

J'ai voulu commencer ce sévrage, car meme bien avant d'avoir lu votre livre, j'ai toujours pensé que les neuroleptiques m'avait et pouvait m'aider à me stabiliser, mais ne me faisaient pas avancer et faussaient mes émotions et réactivités émotionnelles.

Helas je me rend compte que l'arret, ou au moins la diminution dans l'optique d'une automédication, sont vraiment difficiles. Car non seulement je retrouve la plupart des hallucinations et crises de paniques que les neuro m'évitaient a peu pres, mais en plus fort.
Car comme je me suis renseigné, l'arret des neuro rouvre les trous des cellules nerveuses bouchés, plus les petits trous qu'y s'etaient ouverts suite a la prise de ses medicaments. (j'essaie de parler avec mes mots de néophite, ne m'en voulez pas).

Et c'est dans cette période de recherche, ou je voulais commencer à avancer sans truquer la donne par des médocs, et en voulant vraiment aller mieux, (chose que je commence à imaginer mais qui m'était étrangère avant), que j'ai lu votre livre.
J'y ai trouvé des informations fortes intéressantes, et je voulais entre autre vous remercier pour la clarté de cet ouvrage, pouvant faire comprendre à un pauvre humain non diplomé tel que moi, des méthode somme toute peu répandue, mais relativement simple à mettre en pratique et à comprendre.

Par exemple la cohérence cardiaque, me sert énormement lors des crises de panique, plus fréquente du a la diminutions des neuro. La méthode est relativement simple, et marche très bien sur moi.

L'emdr est une méthode qui à l'air vraiment très salvatrice, en tout cas pour moi qui ai des gros traumatismes, mais je n'ai pas encore essayé, ayant commencé une psychothérapie, je ne veux pas tout mélanger en mème temps.

Pour le sport, j'avais deja essayer de m'y remettre, en achetant un rameur, mais j'avais de la peine. Depuis la lecture de votre bouquin, j'essaie de m'y mettre plus sérieusement, meme si je continue à fumer 3 paquets par jours et à prendre alcool et cocaine à différentes occasions.

Quand aux omegas 3, sujet fort intéressant, mais après renseignement, assez lourd à assumer, car les doses qui feraient remarquer des changements, demande une prise journalière de pilules s'apparentant à une trithérapie par le nombres..

Mais pour moi le sujet le plus passionnant, a vraiment été la CNV, qui même si j'en appliquais deja la majorité des principes, mérite vraiment d'etre soulignée. Car je n'imagine même pas un monde ou tout le monde ferait l'effort d'appliquer ces méthodes de communications, que de changements..

Voila, c'était pour vous faire un petit feedback suite a ma lecture, qui vous intéressera ou ne vous intéressera pas, c'est à vous de voir.
Je vous souhaite une bonne continuation, et continuez à apporter des lumières aux néophites comme moi, ca ne peut que me/nous aider et accessoirement vous faire bien gagner votre vie.
Vous m'excuserez pour ce mail peut-être imprécis et bourré de fautes d'orthographe, j'ai pris 5 mn pour vous l'écrire, dans une de mes insomnies fréquentes..
Ciao/bye, cordialement,
Anthony

Ashuap:Angoisse
mardi 27 Juillet 2004 à 10h28
Bonjour à tous, Je vous lis depuis le mois d'octobre dernier, mais je n'ai pas beaucoup participé. On dirait que c'est un peu pour la même raison que celle pourquoi je ne fais pas tout pour me sortir de mon mal-être : on a parfois l'impression que ça ne donnera rien mais que ça nous prendra le peu d'énergie qu'il nous reste. Peut-être que d'autres personnes vous lisent ici mais qu'elle n'écrivent pas, comme moi, en se demandant : qu'est-ce que ça me donnera ? Mais peut-être que ça fera du bien de juste le faire... J'ai pris des anti-anxiolytiques pendant un an et j'ai été très bien pendant cette année (c'était super puisque l'année précédente, j'avais été on ne peut plus anxieux et j'étais malade en permanence [rhumes, etc.] Pendant le traitement, la pleine santé !). Mais bon, avec la psychiatre on s'est dit que j'allais essayer de ne pas en prendre toute ma vie et on a arrêté progressivement. En même temps, elle m'a conseillé le livre de DDS. J'ai donc arrêté le traitement en octobre dernier et depuis, je vais assez mal. Mon problème est surtout caractérisé par l'angoisse (avec des débordements de déprimes sur le sens de ma vie). L'angoisse vient par vagues qui durent de deux semaines à un mois. Je ne sais pas si ces vagues sont conjoncturelles ou si elles viennent de moi-même. La dernière, celle qui dure encore aujourd'hui a deux mois. C'est la plus longue que j'ai eu. Elle correspond avec un changement de travail. (En même temps, quand elle se calme un peu, je prends mon travail de façon zen...) Je me réveille maintenant avec le ventre tordu tous les matins. C'est vraiment des journées épuisantes. Je prends de l'Oméga 3 depuis novembre (je ne sens pas les bénéfices, mais il y en a sûrement - je serai peut-être pire). J'ai aussi essayé l'acuponcture (7 séances hebdomadaires), mais sur moi, je n'ai pas vu de résultat. J'ai commencé le yoga depuis deux mois et ça c'est super. Ça me fait vraiment du bien même si ça n'a pas encore réglé mon problème : j'arrive au moins à obtenir des moments de calme. Je fais aussi de la natation, ce qui est pas mal. Maintenant, il faudrait probablement que je consulte un psychothérapeute pour m'aider à lutter contre l'angoisse. Je pensais à l'EMDR, mais je n'ai pas à l'esprit de traumatisme dont je me rappelle. Il y en a probablement si je suis si angoissé. Je ne sais pas si beaucoup d'entre vous ont ce problème d'angoisse. Ce poids sur les poumons à longueur de journée et l'estomac tordu... Avez-vous une idée de la meilleure thérapie pour ce genre de problème ? Surtout pour une angoisse diffuse (en gros, n'importe quel problème qui me passe par la tête). Entre les psychologues, les psychanalystes, les psychiatres, les psychothérapeutes (hypnose, comportementale, etc.) c'est difficile de choisir ! Enfin, quelque chose qui me pose beaucoup de questions c'est : est-ce que mon travail m'angoisse anormalement et que je devrais faire autre chose parce que j'ai une tolérance à l'angoisse plus faible ? ou est-ce que c'est mon esprit qui est malade et que quoi que je fasse, je serai mal ? Merci de m'avoir lu et bonne chance à tous. Ashuap.

Karine:Ashuap
mercredi 28 Juillet 2004 à 8h06
Je ne suis pas touchée directement par la même maladie que vous, mais mon mari l'est depuis deux ans. Et comme vous, il a tout essayé : hospitalisations avec des thérapies différentes, médicaments les plus variés, séance d'affirmation de soi, de relaxation, de dialogues, en ce moment il a commencé l'acuponcture et il attend la livraison d'oméga 3 pour essayer. Je suis consternée de voir que ce sont les patients qui doivent se débrouiller seul face à cette maladie et je suis en colère contre le corps médical. A travers le vécu de mon mari et ses différents rendez-vous chez n'importe lequel de ces spécialistes, je suis surprise de constater qu'il y a un réel détachement et qu'il est un patient. POINT. Car la situation est grave, il menace d'attenter à sa vie et ne controle plus les crises d'angoisse même avec beaucoup de médicaments. Notre vie est devenu un enfer quotidien que ce soit pour lui, pour moi et nos deux filles. Plus de joie, plus de bonheur, plus que cette maladie qui nous bouffe un peu plus chaque jour, et jusqu'à quand ? Quand il sera trop tard, il sera certainement facile de dire, si j'avais su, j'aurai pu faire quelque chose....

marguerite:Ashuap: POUR MA PART JE CONSULTE UN ENERGETICIEN
mercredi 28 Juillet 2004 à 10h56
Bonjour, Je souffre comme toi d'angoisses, j'ai essayé l'homéopathie,l'acupuncture mais sans effets vraiment durable. J'ai vu un article sur un energéticien dans un magazine, ses propos sur la santé et la maladie m'ont interpellé. Je le vois depuis 2 mois, mon état s'est amélioré,je sais que j'ai encore du chemin mais cela fait 10 ans que je souffres alors il faut être patiente. Si besoin, je te le conseille si tu es à Paris. Je te laisse mon mail:

maladie infectieuse
steph - Posted - 21 August 2004 : 17:09:03
J'ai lu le livre et je suis surpris de retrouver certains symptomes de la maladie de Lyme chronique. Voir le site de l'association www.lesnympheas.org (très instructif). Est ce que comme la maladie de Lyme est une maladie infectieuse, elle peut induire dépression, crise de panique etc... ou bien y a t il un autre lien ??? (certains médecins réfutent le fait que la maladie de Lyme puisse être chronique) J'aimerai avoir des avis médicaux entre autres.
Merci

chantou - Posted - 31 August 2004 : 21:44:44
Bonjour à tout le monde !!!
J'ai 30 ans et je suis Québécoise et j'ai déjà fait une dépression majeur il y a 8 ans de ça. J'ai été pendant 2 ans malade parce que aucun médecin ne trouvait ce que j'avais par la suite j'ai rencontré une femme médecin qui venait d'être diplômé et c'est elle qui m'a dit que je faisais une dépression majeure et immédiatement elle m'a prescrit le Paxil qui a été très bénéfique pour moi. Alors je l'ai pris pendant 2 ans et tout allait pour le mieux. Ça fait 4 ans que je ne prend plus anti-dépresseur et tout allait bien. Et depuis 2 mois je suis retombé dans un cercle vicieux qui fait que j'ai de la misère a m'en sortir. J'ai des étourdissements, je n'ose pas trop sortir puisque j'ai peur de faire des crises d'angoisse et de ne pas être capable de me contrôler, on dirait que de rester dans la maison ça n'aide pas non plus. Je sors quand même mais je ne vais pas toujours très bien. C'est sûr que depuis 6 mois j'ai eu une vie un peu folle puisque je me suis inscrite à un concours de chant et j'ai fait un souper-spectacle, ce qui a occasionné beaucoup de pratique dans les bars Karaoké et pas beaucoup de sommeil. Mon médecin m'a conseillé de prendre des pillules pour l'anxiété (Rivotril 0,5 mg) et des somnifères mais malheureusement ils ne me font pas effet. Cette fois-ci je voulais éviter les anti-dépresseurs, c'est pourquoi que j'ai acheté le livre du Dr David Servan-Schreiber mais je ne comprend pas toute les trucs qu'il donne comme L'EMDR. Je le sais que ce n'est pas compliqué mais j'aurais donc aimé voir toute ces trucs-là sur vidéo cassette, je suis plus une personne visuelle. J'ai un démo musicale à faire en studio et je ne suis même pas capable d'aller jusqu'au studio tellement je me sens faible. J'ai tellement hâte de retrouver la santé. Je fais des crises d'anxiété 24 heures sur 24 ça n'arrête pas j'en suis découragé car je ne reconnais plus la personne énergique que j'étais il y a 2 mois. C'est lourd à supporter alors je voudrais des conseil pour m'en sortir au plus vite parce que je suis prête à tout essayer.
Pourtant d'habitude c'est moi qui conseille les gens pour qu'il s'en sorte et qu'il reste positif toujours dans leur démarche et là on dirait que je n'ai plus la force et le courage dans faire autant.

Merçi à tout ceux qui prendront le temps de m'encourager et de me conseiller !!!

Bernard - Posted - 02 September 2004 > sortir du cercle vicieux + sevrage
Bonjour à vous, Chantou !
Personnellement, j'aurais envie de vous conseiller de reprendre les antidépresseurs qui vous avaient aidée il y a quatre ans (en arrêtant les pilules contre l'anxiété ?) ou bien le Deroxat qui est généralement indiqué dans la prévention des attaques de panique (crises d'angoisse),...
mais en même temps --quand vous irez un peu mieux, que vous aurez retrouvé un peu de votre tonus, l'élan vital et la bonne humeur qui semble vous caractériser-- je vous suggèrerais de renforcer le traitement par au moins une des méthodes naturelles telles que celles préconisées par David :
Oméga-3 et nutrition équilibrée (voir carences en calcium/ magnésium, potassium, etc ?), exercices physiques (pratiqués avec plaisir et sans forcer !), sommeil (eh oui !), méditation/relaxation/respiration/cohérence cardiaque (ex.: yoga, Qi-gong, sophrologie), acupuncture (ou acupressure), etc,... et bien sûr le chant !...
L'important, c'est effectivement de d'abord vous sortir de ce cercle vicieux, de pouvoir sortir et reprendre le contact avec le monde et avec les autres... mais en douceur ! Il faut -je crois- que vous acceptiez de vous ménager et de vous "dorloter"... surtout l'hygiène de vie (se dorloter mais surtout ne pas rester sans rien faire !...) et le contrôle respiratoire, très important chez les "paniqueurs".
Ensuite, ces méthodes naturelles vous aideront pour un sevrage des antidépresseurs, progressif mais plus rapide et sûrement plus solide...
Voilà ce qui me vient sur le moment, Chantou, mais j'espère que d'autres ici vous apporteront suggestions et témoignages complémentaires.
Bien amicalement,
--- Bernard.
PS: Des vidéos sur l'EMDR, il en existe mais je ne crois pas qu'elles soient en vente au grand public.
PPS: j'ai copié votre message sur l'ancien forum en http://www.guerir.fr/forum/topten.html : il est encore davantage fréquenté que celui-ci, où plusieurs personnes n'ont pas réussi à s'inscrire. =>
allez-y voir, vous avez déjà trois réponses, de Youh, de Ashuap et de petite plume …

Ashuap:Chantou
Salut Chantou, Je suis aussi Québécois, mais je vis à Paris.
Je pense qu'on a plusieurs points commun (comme avec presque tout le monde qui vient ici). J'ai passé un an avec de l'Effexor et ça a été une très belle année. Mais je ne voulais pas prendre des médicaments toute ma vie, alors je m'aide autant que je peux avec, entre autres, les conseils du livre de DDS. Je n'ai pas trop réussi la cohérence cardiaque, mais je me suis mis au Yoga pour apprendre à respirer. Le yoga, ça fait vraiment du bien, surtout le temps du "cours" de yoga. Je fais aussi plus de sport. Tout ça, c'est très bien, mais malheureusement je n'ai pas encore atteint l'efficacité de l'Effexor. Je songe à y retourner. Depuis quelques mois, je me sens sur le fil du couteau, près de tomber dans une crise d'angoisse à tout moment. Presque chaque jour, pendant 5 minutes, je me calme et tout le poids que j'ai sur la poitrine s'envole. Ces minutes sont super et je vois alors la vie positivement. Mais ça ne dure que 5 minutes. Bizarre hein. Et comme je me sens un peu mal à peu près tout le temps, j'essayais comme toi de réduire au maximum mes sorties. Je ne voulais jamais rien prévoir parce que ça m'angoissais de savoir que je ne pourrais être à la maison en train d'essayer de me contrôler. Dans des stages de pensée positive, ils nous recommendent de faire le contraire. De s'occuper le plus possible pour empêcher notre tête de penser. Et il faut bien choisir ses activités pour qu'elles nous occupent vraiment. Si tu as trop le temps de penser pendant que tu les fais, ça ne donne rien. Il faut que ça nous occupe (le cinéma par exemple n'est pas toujours la meilleure activité parce qu'on ne fait rien et notre esprit peut vagabonder). Donc, depuis deux semaines j'essaie de m'occuper pour ne pas trop penser et ça marche pas mal. (Même si j'ai vraiment beaucoup de mal à accepter ces activités). Enfin, concernant ta question sur l'EMDR, je crois qu'il n'est pas possible ou pas recommender d'utiliser cette technique tout seul. Tu dois donc trouver un thérapeute EMDR qui le fera avec toi. Donc, tu n'as pas à comprendre comment le faire... Bonne chance pour toi, et pour nous tous. Ashuap

petite plume:à Ashuap et Chantou : activités qui occupent bien
Bonjour Ashuap et Chantou,
Je ne sais pas si celà vous aidera , mais je peux vous faire part de ma petite expérience concernant des activités qui occupent vraiment. Pour ma part ce qui m'a beaucoup occupé pendant mon adolescence , c'est le dessin.Pendant que j'essayais de reproduire au mieux le sujet qui m'intéressais , je ne pensais à rien d'autre . Il y a quelques années , et malgré mon âge (41 ans à l'époque) j'ai eu envie d'apprendre à jouer du piano : pendant un quart d'heure , occupée à déchiffrer la partition et à faire jouer mes mains , chacune selon ses notes , je ne pensais à rien d'autre.Celà me déstressait complètement de mes gamberges. Et puis , mais là il faut un coéquipier , mieux un second de cordée : il y a l'escalade. On peut la faire en salle , selon la technique de la "moulinette" où il n'y a à priori aucun risque : on est toujours tenu par la corde... et le coéquipier qui nous assure . Alors là , c'est radical : on ne peut pas penser à autre chose ... sinon on se casse très rapidement la figure ! Le corps tout entier , la tête et le sens de l'équilibre sont impliqués. Ces 3 activités me plaisent : je me fais plaisir en les pratiquant : et ça aussi c'est très important ! Voilà , j'espère que vous trouverez l'inspiration pour ce qui vous correspond, soit parmi ces exemples soit pour d'autres . Bonne inspiration à vous ! Petite Plume

petite-plume - Posted - 02 September 2004 : 08:29:52 > maladie de Lyme
Bonjour Steph,
je ne suis pas médecin , et je veux juste aporter un témoignage concernant le diagnostic de la maladie de Lyme.
Celà est arivé il y a environ 10 ans au père d'une de mes baby-sitter.
Il était mal ,neurologiquement parlant.Les médecins français qu'il avait consulté ne pouvaient rien pour lui.Or il habitait près de Strasbourg et a consulté un naturopathe allemand , pratiquant l'iridologie.La maladie de Lyme était mieux connue en Allemagne.A l'époque l' alsace n'était pas encore une zone endémique de la maladie.Cet iridologue , grâce à son examen iridologique a trouvé qu'il avait une atteinte au cervelet due à la maladie de Lyme.
Je n'ai pas de nouvelles récentes de cet homme (mes enfants ayant grandi et la baby-sitter ayant trouvé un vrai boulot depuis ...), mais à l'époque il s'en sortait assez bien ... et était resté en vie ! ce que les médecins français ne lui promettaient pas !! Ils étaient tellement surpris de sa rémission qu'ils voulaient l'examiner (un peu cobaye quoi....) : il les a envoyé balader...
Il existe en Allemagne un vaccin contre cette maladie .Ce vaccin n'est pas prescrit en France , sous le pretexte qu'il existe plusieurs maladies et que le vaccin n'agit que sur l'une d'elle....
A l'heure de l'Europe il serait peut-être intéressant de profiter des avancées médicales des différents pays la constituant !
Il est fort possible que dans certains cas l'iridologie permette de faire un diagnostic ....: en tous les cas ça vaut la peine d'essayer .
Voilà , peut-être que ces petites infos européennes vous aideront.
Bonne chance et bon courage à vous. Petite Plume

Jenny - Posted - 02 September 2004 : 17:11:07
La dépression se trouve dans les nombreux symptômes de la maladie de Lyme ( ou dans ses conséquences par épuisement nerveux ? ) . C'est bizarre que la généralité des médecins ne fassent pas attention aux terribles maladies transmises par les tiques mais facilement soignées au début de l'infection .
Il faut mettre sérieusement en garde contre la transmission de maladies nerveuses par les tiques ( bien surveiller l'apparition parfois fugace d 'auréoles ou de taches rouges ) .
Bien cordialement à tous . Jenny

Jean C.:Douleur psycho
lundi 20 Septembre 2004 à 0h56
A la suite d'un ancien cauchemar, qui incluaient 3 sujets, moi avec sabre et deux avec couteaux dont l'un s'est planté dans mon dos. Cette douleur est toujours présente et afflige tout dans ma vie. Habitant les US, j'ai consulté 4 psychologistes diplômés, pratiqué l'hypnose, et le tout sans résultats notoires. Pendant longtemps, même en self-hypnose, j'ai essayé de trouver une solution à ce dilemne, et je reste encore sans solution et très déprimé. Peut-être que l'un ou l'une de vous saurait me diriger vers une sensible direction encore pas traversée. Meilleures salutations.

Petite Plume:Pour Jean C.
lundi 20 Septembre 2004 à 11h58
Bonjour Jean C., J'aurais 2 pistes à vous proposer. La première piste passe par l'esprit : avec cette question : avez-vous l'impression que quelqu'un vous a trahi , comme s'il vous avait donné un coup de poignard dans le dos ? En effet l'inconscient utilise des images pour nous faire prendre conscience de nos problèmes refoulés.
La deuxième piste passe par le corps : avez-vous une douleur ou une raideur physique à cet endroit du dos ? si oui un ostéopathe peut vous le débloquer .... et ça peut aussi "remuer" des idées liées à ce rêve. Bonne chance à vous. Petite Plume.

Jean C.:Douleur Psycho
mardi 21 Septembre 2004 à 7h48
A Petite Plume. Merci de votre réponse. En fait il a pris des années pour retracer certains évènements de jeunesse àu travers de psychologues. Oui, la "trahison" maternelle semble être une des raison de ce rêve qui a laissé une douleur sévère en mon corps, sinon paralysante psychiquement aussi. L'abandon pendant des années et le vécu en "pension". Le couteau fut lancé en mon dos par mon ex-femme dans ce rêve. Je n'ai pas connu de trahison d'elle sinon le quasi arrêt de relations ou désirs sexuels de sa part pendant des années qui m'a conduit dans les bras d'une autre femme et au divorce. J'ai aussi consulté aussi 3 ostéopathes ainsi que des masseurs qui ont bien manipulé l'endroit du dos raidi et douloureux. L'effet immédiat apporta soulagement mais aussitôt revint à grands pas après une heure ou deux. Au plaisir de vous lire. Jean Claude

Petite Plume:à Jean C.
mardi 21 Septembre 2004 à 9h38
bonjour Jean-Claude, l'abandon par votre mère est un grand traumatisme. Avez-vous essayé l'EMDR ? je pense que cette thérapeutique peut être d'un grand secours pour vous, puisqu'elle s'applique aux problèmes de traumatismes. Par ailleurs l'analyse transactionnelle peut vous aider à sortir d'un scénrio de vie , qui s'est noué dans votre enfance , et duquel il faut sortir pour trouver la liberté d'être soi et d'être heureux. Pour l'EMDR , vous trouverez des témoignages et explications sur ce forum , sur le "nouveau forum" et sur le site guérir. Pour l'analyse transactionnelle , si vous ne connaissez pas , je vous conseille 2 ouvrages : "Naître gagnant : l'analyse transactionnelle dans la vie quotidienne" de Muriel James et Dorothy Jongeward . Il est de lecture facile.
"Des scénarios et des hommes : analyse transactionnelle des scénarios de vie" de Claude Steiner . Le premier ouvrage vient des états-unis , donc il doit exister en anglais. Je pense que le deuxième aussi car Claude Steiner a travaillé avec Eric Berne aux Etats-unis. Je pense vraiment que ces thérapeutiques peuvent vous aider et vous encourage à vous renseigner sur les thérapeutes près de chez vous. Je vous souhaite d'aller bientot déjà mieux et de trouver la voie de la guérison. Petite Plume

Jean C.:A Petite Plume
mercredi 22 Septembre 2004 à 6h46
Bonjour, Je vous remercie de nouveau de votre intervention concernant mon cas. Les psychologues consultés ici aux US étaient plutôt freudiens et pratiquant la thérapie cognitive. Je vais me renseigner plus sur ces thérapies indiquées et acheter les livres que vous proposez. Il serait bon aussi de noter que les évènements retracés durant sessions dans une langue autre que la maternelle n'apportent pas les mêmes ingrédients émotionels fussent-ils traumatiques ou pas, pour trouver soulagement ou guérison. Donc, en mon cas, un mot en Anglais reçu ou transmis au travers de psychologues américains, reste un mot sans substance, sans émotion déjà vécue et appropriée. Je dois ajouter que celà est vrai même dans les relations personnelles, où en Français les émotions s'attachent plus naturellement. Je préfèrerai donc acquérir ces livres en Français, et lors d'un prochain voyage en France, je consulterai aussi un(e) psychologue spécialisé(e) en ces domaines. Seriez vous assez aimable de m'indiquer quelques noms de docteurs que vous recommendez, vers Paris ou ailleurs en France. Mon adresse email est: JeanClaude223@yahoo.com Bonne journée Petite Plume, et encore merci de votre aide! Jean Claude

Petite Plume:pour Jean C.
mercredi 22 Septembre 2004 à 20h24
Bonsoir ( en France !) Jean-Claude, Je vous réponds déjà ici pour l'EMDR , car ne l'ayant pas (encore) pratiqué moi-même je ne connais pas personnellement de thérapeute spécialisé. Par contre vous pouvez vous référez à la liste des thérapeutes en EMDR via le site de guerir sous "ressources / thérapeutes EMDR. D'autres internautes du forum pourraient aussi vous renseigner (avis aux amateurs ...). Pour l'analyse Transactionnelle , je consulte personnellement chez ma thérapeute à Strasbourg , où j'habite. Je lui ai envoyé un mail pour lui faire part de votre requète : dès que j'ai du nouveau je vous enverrai un mail , à votre adresse perso je pense. A très bientot donc , et d'ici là portez-vous le mieux possible ! Petite Plume.

MAN:Angoisse ou autre ? Y a t-il quelqu'un qui a le même malaise que je d&
samedi 25 Septembre 2004 à 2h54
En 96 je fut hospitaliser pour un malaise qui me causait une douleur.10 sur une échèle de 1 à 10. Rien trouver. Depuis, 8 ans de cela, je m'éveille 4 matins sur 7 avec ce malaise a échèle 2. En Juillet j'ai refais une même crise et depuis maintenent 3 mois je suis malade. J'alterne entre des jours malades et des jours de répis. J'ai fait le test sur le site et il me classe en alerte. Y a t-il une personne qui a déjà vécu ce malaise ? Dès le début de l'éveil et surtout dans une position coucher , je ressent une douleur qui se manifeste toutes les 5 ou 10 min, comme les contractions d'un accouchement. La douleur se répend comme une vague. Elle progresse dans le toraxe, les bras(même la peau me chauffe) le coup et la tête(comme engourdi) avec une pression sur les tempes. Ces manifestations déclanchent 3 selles de plus en plus moles jusqu'a la diaré accompagné d'urine. Je me sens épuiser et faible. Parfois ça me clou au lit. Je me sens sur les nerfs et je suis incapable de me concentrer.Les gens qui me parlent m'énervent. Je n'ai pas le désir d'entreprendre aucun projet. Je me fait la bouf et la vaiselle c'est tout, puis je végette. Je lis et tape sur l'ordi. Quelque fois je ne suis pas capable de sortir de chez moi. C'est un trop grand effort. Si quelqu'un a déjà éprouvé le syptôme surtout du malaise pourriez-vous m'em parler pour que je puisse avoir une piste. Les médecins ne comprenne pas ce que se passe ni quelle est la cause. Ils me conseil de vivre avec, mais moi je n'en peu plus. Ps je suis hypoglicémique. Merci Man.

Ortense:réponse à Man
samedi 25 Septembre 2004 à 5h01
Moi j'ai vécu ce genre de malaise il y a quelques années. Comme aucun médecin ne trouvait d'où cela peut bien venir, je me suis mise à m'observer d'une manière très stricte: ce que je mange, quand et de quelle manière; quel type d'aliments, etc; ensuite comment je dors, quel type de vie j'avais: trop active, toujours à la limite, etc. Aussi je me suis observée à différents moments de la journée: énergie, stress, contact social,etc. je prenais tout en note. Pour finalement découvrir que j'avais l'habitude de sauter le repas du soir parce que je finissais de travailler si tard que je me disais qu'un verre de lait suffit pour me rendre au lendemain matin. Le lendemain: douleurs abdominales, crampes affreuses et des diarrhées de plus en plus souffrantes. J'avais développé une intolérance au lactose. J'ai réappris à manger sans produits laitiers lentement et occasionnelement ce qui a éliminé les douleurs aussitôt. Si je triche, par exemple avec un cornet de crème glacée, je sais que le lendemain je vais le payer. De plus, je tente de mener une vie plus régulière en divisant travail, repos et activité physique. Bonne chance

Bernard:à etnikaya ( &-nikaya ? etnik-aya ? :-))
mercredi 29 Septembre 2004 à 10h02
David Servan-Schreiber n'intervient pas sur le forum mais je vous ai lu attentivement et je vous assure que vous ne m'avez pas du tout ennuyé !
" L'indécision est source d'angoisse, mais l'anxiété et les émotions non maîtrisées perturbent les capacités de décision. ". Par conséquent pour sortir de ce cercle vicieux, vous avez eu bien raison de rechercher le pourquoi et de l'écrire :
c'est un 1er pas et c'est déjà AGIR donc contribuer à chasser les idées noires ; et à présent vous avez absolument raison de rechercher comment aller de l'avant. Pour vous y aider, personnellement je suggèrerais : 1) TCC (thérapie cognitive et comportementale) - 2) en même temps, sports, yoga, arts martiaux, danse, méditation, etc : rien de tel d'agir sur son corps pour chasser les "prises de tête" ! - 3) et parce que l'angoisse se dilue dans l'action : le plus tôt possible, des petits boulots... en attendant LE job de grand reporter ;-) . Bonne chance à vous, et bonne journée à tous. --- Bernard.

etnikaya:réponse à Bernard
mercredi 29 Septembre 2004 à 11h36
Tout d'abord merci d'avoir lu tout ça jusqu'au bout, même si ces écrits n'étaient à la base pas du tout destinés à être lu par un tiers ! J'ai beaucoup réfléchi après les avoir publié, quel est réellement le sens de ma démarche ? Peut-être juste le fait de dire tout ça à quelqu'un qui que ce soit, avant le passage chez le psy. Mais j'ai entendu tellement de témoignages négatifs sur les psy... je veux essayer, me faire ma propre idée, mais est ce réellement un pas vers la guérison ? Il y a t-il réellement une guérison, c'est à dire une maladie ou un syndrôme sous jascent ou tout cela n'est il finalement que mon tempéremment, ma personnalité ? Il y a t-il vraiment mon état actuel, perverti par l'anxiété, le stress, la dépression (?) et un autre état plus naturel, ou faut-il seulement que j'apprene à vivre avec ? Si tel est le cas, je ne m'en sens pas vraiment la force sur du long terme... En tout cas merci pour vos conseils, que je vais essayer de mettre en pratique (je fais un match de squash cet après midi ;-) ), mais le problème c'est que tout cela réclame de l'argent (cours de yoga + sport + psy = beaucoup d'argent !). Mais bon ça passera par quelques sacrifices voilà tout... Et petite question : qu'appelez vous exactement une TCC, à qui faut-il s'adresser ? Merci d'avance yan

Bernard:à etnikaya > TCC
jeudi 30 Septembre 2004 à 10h31
Bonjour Yan, Je suggérais les TCC parce que je pensais aux thérapies brèves (moins coûteuses) et parce que vous sembliez déjà assez lucide et bien avancé dans votre auto-analyse.
Avec les TCC, pour une meilleure dynamique de changement, on travaille davantage sur les "comment" que sur les "pourquoi" , et on approfondit davantage sur le présent que sur le passé.
Vous dites : " tellement centré, occupé, obnubilé par mon problème de personnalité, par mon moi que je ne m'intéresse plus guère aux autres." :
il ne faut pas culpabiliser (tant qu'on va mal et qu'on ne s'est pas trouvé, on s'intéresse plus difficilement aux autres) ; il est normal de se poser des questions à votre âge et au moment de rentrer dans le monde du travail. Dans ce cas la parole soulage et aide à voir clair en soi, mais le risque dans cet excès d'introspection, vous l'avez bien compris, c'est de se complaire dans le nombrilisme sans pour autant avancer...
Donc rien de tel que d'agir sur son corps pour chasser les "prises de tête", ça aussi vous l'avez bien compris :-).
En même temps les TCC (thérapies comportementales et cognitives) donnent un objectif précis et visent donc à re-entrer dans l'action et s'inscrire dans une dynamique de changement (" nous sommes ce que nous faisons, ce que nous accomplissons ").
Donc ces thérapies de soutien se focalisent essentiellement sur les symptômes, et sont fondées sur l'apprentissage de nouveaux comportements à partir de l'élaboration de nouvelles pensées, après constat que les anciennes ne mènent à rien.
Méthode : Techn. de relaxation + travail sur les pensées, opinions et croyances ("cognitions") souvent erronées et négatives que l'on a de soi (et sur son entourage) et que l'on remplace progressivement par des croyances positives (relativiser).
TCC = apprendre à positiver, réapprendre l'optimisme = "apprendre à ne plus capturer de l'environnement que les éléments négatifs" : les pensées négatives génèrent un comportement d'échec, tandis que les réussites -même minimes- renforcent une appréciation plus positive de soi, appréciation qui encourage de nouvelles initiatives. Contrairement aux th. analytiques, les TCC ne recherchent pas les causes du trouble, ne s'intéressent pas à l'histoire du sujet ni à son enfance ("changer d'abord, comprendre si nécessaire !"). Elles donnent un objectif précis : par ex. revoir des comportements avec autrui, avec les femmes en particulier... ou encore rechercher un emploi, téléphoner et se préparer aux entretiens, s'exposer progressivement à des situations redoutées, etc. (durée 3 à 6 mois, 1 à 2 séance/semaine, 50 € /séance 45 mn, infos sur http://www.psychologies.com/cfml/dicopsy/index.cfm?id=t)
Ps: ... et ne pas oublier que même avec aide extérieure (ex.: TCC ),
tout effort volontariste est vain (risquant de rester au stade des bonnes résolutions, d'où culpabilité) ...
s'il ne "capitalise" pas sur le fait qu'il existe des mécanismes naturels de rééquilibrage, d'autoguérison au sein de notre cerveau émotionnel (ex. de rééquilibrage : méditation/cohérence cardio-respiratoire ; ex. d'autoguérison : par Oméga-3, EMDR ...).[ … ]

Lucie:SOS 10ANS QUE CA DURE
mardi 5 Octobre 2004 à 21h48
David, Je vais avoir 29 ans en Decembre venant de France a l'age de 23 ans pour l'Ontario ou je vis toujours. Depuis l'age de 16 voir 18 ans, les premiers symptomes de depression, changements d'humeur sont apparus dus a differents evenements. J'ai comme les autres une forte scoliose avec inegalite des membres. Y aurait-il un lien ? J'ai fait face tant que j'ai pu avec un terrible manque d'informations par hasard en rencontrant des psychiatres, psychologues travaillant sur l'estime de soi. Le probleme est qu'en meme temps, j'ai ete prise dans un tourbillon de changements pour les etudes, stages a l'etranger. Depuis Octobre 2003, j'ai decide de prendre le temps pour regler tous ses difficultes qui controllent et nuisent a ma vie consultant medecin generaliste, psychologue. On m'a souvent appele le malade imaginaire et je n'en avais jamais vraiment parle etant occupee. Je retrouve les meme patterns recurrents a differentes phases de ma vie me faisant sombrer. J'ai vraiment besoin reponses et qu'on mette un nom, un traitement approprie sur ce que j'ai ou pas. J'ai entreprise de passer du medecin generaliste au psychiatre en liaison avec la psychologue que j'ai tenu a ce qu'elle me suive durant 1 annee durant. Je vais aussi passer un IRM a Oakville pour verifier si tout va bien au niveau cerveau - ce qui m'inquiete davantage. J'ai enormement de mal a mener une actitive professionnelle normale, une vie sociale, affective epanouie.Il est urgent pour moi de trouver des experts a qui parler, qu'on explique ce que c'est. J'ai commence a parcourir votre livre et les methodes dont vous parlez, plusieurs j'ai deja experimente par moi meme. Il y a 10 ans, on n'entendait rien a ce sujet en France. C'est en vivant au Canada que j'ai decouvert d'autres approches n'etant pas trop axee sur les medicaments. J'ai vraiment besoin d'un diagnostique pour savoir, pour guerir et pour vivre enfin apres 10 ans.
J'oubliais. j'ai commence avec du prozac bien car en pleine recession economique contre la depression. j'ai perdu mon travail de facon brutale - choc - de retour a un nouvel emploi, attaques de paniques, douleurs musculaires dans le dos, le sentiment de deperir - shootee au Paxil et peu informee, j'arrete de le prendre subitement par idiotie - je fais une sorte de crise demente ou je dois aller a l'hopital car des voix me disent que je vais mourir jeune. moi, qui etait logique, les pieds sur terre, ca delire sec. le medecin augmente la dose de 20 a 30 mg et la pouh, les mains ne sont plus degoulinantes, moins terrifiee mais j'observe un gros changement de personalite. mon boulot decline - je ne veux plus y aller - que connaissez vous sur les medicaments ? des que je rencontre une personne malade physiquement d'un cancer ou d'une tumeur au cerveau, depuis 6 mois, je m'associe comme si soudainement je l'avais aussi - a la fois stupide que personne dans mon entourage n'a compris mais si terrifiant. merci de votre aide.

paula: à Dominique/à tous /à Zoheir
mercredi 6 Octobre 2004 à 15h49
Il est vrai qu'il est difficile qd on lit un message poignant comme celui de Zoheir d'Algérie (il faut avoir voyagé au tréfonds du monde, et même savoir qu'il existe dans nos banlieues..eh oui, en France, des gens qui vivent si misérablement, à deux pas de Paris et des grands magasins, si misérablement disais-je qu'il ne peuvent pas poser leur enfant par terre tant c'est sale (rats, saturnisme). Il faut savoir ça. Ce n'est pas du misérabilisme. C'est la réalité. Il y a au moins deux mondes, voire un tas de mondes parallèles en ce monde. Donc avec tout votre bon coeur vous essayez bien sûr d'aider mais il suffit d'un résumé, même en deux mots, du livre de Pallardy, pour dire que oui respirer avec le ventre, jusqu'à ce qu'il devienne comme un ballon, le remplir bien, se remplir les flancs (comme les animaux savent le faire) et remonter et ainsi jusqu'aux poumons (sans hausser les épaules) permet déjà une oxygénation du sang... mais bien sûr qd on n'est complètement sens dessus-dessous ça ne suffit pas. Comment faire concrètement pour vous Zoheir car je pense qu'il vous faut un anti-dépresseur assez fort (type anafranil peut-être, mais difficile de savoir). Avez-vous déjà eu ce médicament. Il est assez fort, mais sans contre indication majeure. J'ai déjà aidé des gens dénués de tout secours, lors de voyages en Afrique notamment, mais comment faire là concrètement dans votre cas. Y a t'il des pharmacies achalandées en Algérie ? Il doit cela dit avoir des psychiatres. Ne peut-on vous donner un tri-cyclique (c'est la molécule de l'antidépresseur car selon ce que j'entends de vous, je pense qu'il vous faut ce type de médicament, mais je peux me tromper). Pour les oméga 3, il faudrait du temps. Et à faire selon moi dans un deuxième temps. Et évidemment, il faut bien comprendre que dans les pays en voie de développement, l'accès à internet n'a pas la "magie" de ce qu'on a ici.

Suite d'un "topic" sur la spasmophilie :

Bernard - Posted - 15 October 2004 : 03:10:06
Bonjour à tou(te)s,
Merci Jacqueline pour ce témoignage saisissant et la richesse de vos infos.

À propos de la spasmophilie, du "tout n'est pas psy" et du "stress post-traumatique", il me vient qques 1ères remarques qui vont dans votre sens, je crois :

1) Spasmophilie : je vous conseillerais la lecture de "la Spasmophilie - comment la reconnaître et la traîter" du Dr J-L Dervaux (éd. Dangles, 2000) ou encore "la dépression masquée" du Dr Henri Rubinstein (coll. Marabout, 1999), et surtout "Comment traiter la Spasmophilie sans se droguer" du Dr Paul Belaiche (coll. Marabout, 1997) :
j'en ai fait une petite synthèse sur notre site d'archives classées par thèmes dans la rubrique spasmophilie -> "Bernard :Magnésium et omega-3 ; Spasmophilie, mauvaise adaptation au stress ?" que je vous conseille vraiment de consulter si vous ne trouvez pas le livre du Dr Belaiche.
En résumé, selon lui il y aurait actuellement quatre explications (complémentaires) sur l'origine de la spasmophilie. Ces quatre théories complémentaires seraient :
- la théorie métabolique ou calcique (carences en calcium),
- la théorie enzymatique qui prend en compte l'action des oligoéléments, dont le magnésium (défaillance d'origine génétique, héréditaire et constitutionnelle),
- la théorie magnésienne (le stress nous fait davantage "consommer" de magnésium, plus ou moins suivant les individus),
- la théorie nerveuse (mauvaise adaptation au stress = excitabilité anormale du système nerveux végétatif = sensibilité exagérée du système sympatique) ; ce qui rejoindrait -il me semble- la baisse de cohérence cardiaque liée au stress et éventuellement aux carences en oméga-3, expliquée par DSS ).

2) Spasmophilie et carences en potassium : J'ai également souvent parlé sur le forum guerir.fr je crois, de la piste potassium dans certains cas (savoir qu'une carence en potassium empêche l'assimilation du magnésium... et que par ailleurs, un excès de phosphore -ex: produits laitiers industriels- empêche l'assimilation du calcium !... => vulnérabilités au stress => "consommation" + grande de magnésium et + grands besoins en calcium => cercle vicieux...).

3) tout n'est pas "dans la tête" : je viens de lire un dossier "Santé - y-a-t-il une méthode Servan-Schreiber ?" dans le nouvel Observateur de cette semaine. Ce dossier --que j'essayerai de publier en entier sur le forum-- est lisible sur internet en http://www.nouvelobs.com/articles/p2084/hebdo.html -> David y dit notamment :
- "Une maladie psychosomatique n'est pas "dans la tête", comme on le croit parfois. Dans l'asthme, la constriction des bronchioles est réelle, due à une disposition héréditaire ou à une fragilité acquise face à des allergènes. On ne peut pas affirmer que les problèmes psychologiques sont à l'origine de cette maladie, mais on sait que le stress joue un rôle fondamental dans le déclenchement des crises: apprendre à contrôler ses émotions peut stimuler formidablement le processus de guérison."
- "Résumons: on ne peut pas dire que le rhume, ou le sida, "c'est dans la tête", il existe bien un agent pathogène. Mais sa manière d'agir sur vous est directement liée à votre façon de gérer le stress dans votre existence." ("Toutes les méthodes antistress sont utiles, à commencer par les plus traditionnelles comme le yoga et la méditation.").
- ""Votre esprit (mind) est dans chaque cellule de votre corps." Croire que l'activité psychique se résume au fonctionnement cérébral est aujourd'hui une idée totalement obsolète.".
- Ainsi "l'hostilité bouche physiquement les artères. Ce n'est pas une métaphore, mais le résultat d'une cascade de réactions." ... et d'interactions en boucles...
- "Les problèmes de santé les plus courants en Occident auxquels correspondent les médicaments les plus prescrits [ ... ] On les soignera mieux si on conjugue la chimie aux méthodes corps-esprit.".

4) traumas psy = traumas corporels : Autre piste (pour votre cas particulier Jacqueline, votre agression) : Il faut savoir qu'après des épisodes dépressifs, d'anxiété chronique, d'une succession de crises d'angoisse (attaques de panique) ou de longues périodes de stress ou bien d'un trauma grave (PTSD) *, le cerveau émotionnel a subi un choc (quasiment physique) ou bien s'est petit à petit fragilisé (physiologiquement) dans le cas d'une dépression chronique par exemple. Le cerveau étant plus vulnérable, les crises peuvent survenir de + en + souvent et pour des causes de + en + anodines. Or les antidépresseurs ne soignent que les symptômes (ce qui explique le taux élevé de rechutes), alors que par exemple les oméga-3 (DHA) contribuent sur le long terme à la guérison, en régénérant les membranes neuronales jusqu'à leur stabilisation. De même toutes autres activités ou méthodes permettant de stimuler les 'mécanismes' naturels d'autoguérison de ce cerveau émotionnel à travers lequel l'organisme entier 'dialogue' avec l'esprit : yoga, respiration, méditation, acupuncture, etc.

5) à propos des phénomènes NDE : l'agression que vous avez vécue aurait pu être mortelle, vous avez subi un choc très violent au niveau du cerveau émotionnel (celui qui "relie" corps et esprit). Bien que dans votre cas il y ait eu privation d'oxygène (comme ces enfants qui ont inventé le "jeu du foulard" et qui "jouent" à s'étrangler), je ne peux qd même m'empêcher d'y voir un lien avec le phénomène de "Dissociation". La dissociation est un mécanisme naturel d'autoprotection qui protège l'intégrité psychique d'un individu en les coupant d'expériences qui dépassaient leur capacité du moment à les intégrer (le cerveau peut se mettre de lui-même en état d'observateur de lui-même, comme un rêve éveillé, comme si l'esprit se déconnectait du corps : cela permet sur le moment à la personne de se détacher de la réalité de la situation ),
mais au pire, lorsque qu'un choc trop fort ne peut être "digéré", il se produit un blocage au niveau psychique : ce phénomène peut les couper --durablement-- de leurs émotions, de leurs ressentis, et cela peut aller jusqu'à l'amnésie totale, la démence. Par exemple, certaines personnes qui souffrent de "mélancolie" peuvent souffrir de dissociation grave suite à un trauma psy : ils se réfugient dans une espèce de "repli autistique" en essayant -inconsciemment- de faire le vide en eux. (voir "EMDR, une révolution thérapeutique", de Jacques Roques) ...

Bon je vous laisse... il se fait vraiment tard ! À bientôt et bonne journée,
Bernard.

* PTSD (stress post-traumatique) => EMDR ! 

Jacqueline Bxl - Posted - 15 October 2004 : 13:14:05
Bonjour Bernard,
Je viens à l'instant de vous lire. Je suis très contente, c'est la première fois sur tout ces 10 ans que je reçois une réponse cohérente, complète qui donne plusieurs aspects. Vraiment on dirait un miracle pour moi. Et je crois que pour d'autres personnes ce site devient très, très intéressant.

Vous parlez de dissociation. Cela m'est arrivé. Je n'en ai pas encore parlé mais bien à DSS. Je ne comprenais pas ce phénomène et ai pris connaissance de ce mot en regardant un film. C'était une histoire dans un tribunal où il a été dit qu'en Amérique on ne punissait pas la victime qui s'était défendue lorsqu'elle était en état de dissociation (car dans cet état, c'est le cerveau émotionnel qui commande à vitesse si supérieure que la victime ne pourrait s'empêcher de rien. C'est l'état de survie qui prime quel que soit l'acte).

Cet état est proche de la folie comme vous dites et ensuite on est tout à fait coupé de ses sens. Plus rien, c'est mort pendant des semaines.
J'ai eu par malheur ou par bonheur, quelqu'un qui m'a pris à part après un cours de dessin pour me dire avant que je ne parle de quoi que ce soit : "- ton agression, je ne veux pas en entendre parler. Cela ne m'intéresse pas et je ne veux pas vivre ta peur....etc..." Sur le moment, j'était encore très choquée de tout, je n'ai pas su répondre quoi que ce soit tellement j'ai trouvé cela immonde. Et ensuite la nuit, j'ai complètement bloquée dans la tête, des heures, des heures... et après ce passage je vais dire un pied dans le monde normal et un pied dans presque quelques chose de fou, tout d'un coup j'ai éprouvé de la haine, de la haine pour cette fille et ses parole. Et touts les sens revenais à la surface. Ils était douloureux. Comme c'est drôle à dire de dire qu'en sens est douloureux. Jamais de ma vie je n'ai éprouvé de la haine sauf là. Et ensuite cela s'est calmé (mais il m'a fallu 2 jours). Donc peut-être que grâce à ce choc et ses paroles méchantes, mon esprit s'est sorti de ce blocage dont vous parlé.
Merci de tout ce que vous dites. J'ai pas fini mon texte et je le conçois dorénavant comme un travail avec vous où j'espère que tout le monde pourrai y trouvez une aide si précieuse.
Merci,
Jacqueline Bruxelles

Maarten - Posted - 15 October 2004 : 15:22:46
Bonjour Bernard, Jacqueline et tous.
Peut-être c'est utile d'ajouter un peu plus à propos de la dissociation ? Allez- j'y vais.
Jacqueline, tu écrivais :

" tout d'un coup j'ai éprouvé de la haine, de la haine pour cette fille et ses parole. Et touts les sens revenais à la surface. Ils était douloureux. Comme c'est drôle à dire de dire qu'en sens est douloureux. Jamais de ma vie je n'ai éprouvé de la haine sauf là. Et ensuite cela s'est calmé (mais il m'a fallu 2 jours). Donc peut-être que grâce à ce choc et ses paroles méchantes, mon esprit s'est sorti de ce blocage dont vous parlé "

Oui, je crois que c'est largement ça (ou plutôt que c'est votre haine provoqué par cette fille, qui vous a permis de sortir de cet état de dissociation).
Apparemment on dissocie quand on ne peut plus fuir où se battre. C'est la dernière ligne de défense : fuir dans l'imagination, voire dans le vide. Les mots qui sont souvent dits en silence, pendant cette dissociation, s'il s'agit d'une abus violent : " Mon corps tu peux avoir, mais mon âme tu n'aura jamais ".
Quand cet état devient chronique, on risque de se sentir un mort vivant, un robot ou zombie.
Fuir où se battre sont des réponses du système sympathique (adrénaline, etc.). Quand on se sent impuissant, et ne peut pas se battre ou fuir, c'est une partie du système parasympathique (" le vagus primitif ", selon le Prof. Stephen Porges) qui paralyse tout. Et au même temps le corps secrète une grande dose " d'endorphines " qui nous protègent contre la douleur. Ce qui peut donner lieu à un sentiment de paix absolu, mais également étrange…

Si cette état de choc ne dure pas trop longtemps, c'est peut-être la meilleure chose qui nous peut arriver, à ce moment-là.
Quand ça dure, cela devient très, très pénible.

Pour sortir de cette paralysie, il faut que le système sympathique soit re-activé ( comme par exemple via la colère, voire la haine), et que l'on trouve ensuite une réponse plus équilibré. C'est seulement à ce moment-là que la cohérence cardiaque peut s'installer.
Pendant la dissociation, on peut se sentir perdu, ou un étranger totalement seul dans le monde qui ne nous " touche " plus. Voilà probablement aussi une des raisons pourquoi les personnes qui dissocient beaucoup, tendent vers l'automutilation, ou des sports à risques, comme moyen désespéré pour sortir de cette dissociation et pour de sentir quelque chose. Sentir la douleur (la colère, la peur) est mieux que ne plus rien sentir… Et ensuite on peut devenir accro à l'auto-mutilation ou ces activités à risques…

La relaxation ou méditation standard ne sera probablement pas la meilleure solution ici, au moins pas au début ; elle risque de renforcer cette dissociation. Pour s'en sortir il nous faut des activités physiques plus dynamiques, souvent aussi une acceptation de l'agressivité et/ou la peur sous-jacentes (qui risquent de monter quand on sort de la dissociation) et/ou des choses très " pied à terre ".

Bien à tous,
Maarten

Bernard - Posted - 16 October 2004 : 00:41:56
À Jacqueline, à Maarten et à tous
Jacqueline, je suis vraiment heureux d'avoir pu vous indiquer une bonne piste, et que celle-ci puisse vous aider dans votre travail.
Maarten, ta mise au point était plus qu'utile :
Ces infos très claires sur les causes et conséquences de la dissociation, sur le rôle de la haine (dont parlait Boris Cyrulnick à propos de la résilience) et sur les remèdes possibles, m'ont particulièrement intéressé.
Je pense qu'effectivement cela devrait encore aider Jacqueline et sûrement bcp d'autres ici...
À moi cette fois de te remercier Maarten ! Bonne nuit à tous, bon week-end et à bientôt,
Bernard.

Maarten - posted - 05 November 2004 : 21:25:54
Désolé Jaqueline de ne pas avoir pu répondre plus tôt.
Tu écrivais: "Permettez que je reparle de la " fuite de l'esprit " lors de la dissociation. Je ne fais pas une critique car les choses sont très difficiles à exprimer et il y a peu de mot parfois. Donc, je n'aime pas le mot " fuite " car il implique une action morale que l'on n'aurait pas pu remplir : le courage de l'affrontement"

Crois-moi, pour moi il n'y avait aucune idée morale ou moralisateur quand je parlais de fuite. Au contraire: je crois que c'est une erreur de croire à priori que "se battre" ou "affronter" serait mieux que "fuir" ou "se retirer" (ou l'inverse, d'ailleurs). Votre exemple l'illustre très bien.
Bien à vous et à tous,
Maarten

Jacqueline Bxl - Posted - 08 November 2004 : 08:59:06
Merci Maarten,
il est bien agréable que vous puissiez donner un autre sens au mot que celui adopté par le public en général et qui est souvent accusateur ou pour faire porter la responsabilité de la chose sur la personne. Je crois que tous les psy. ou neuropsy.devrait réhabilité leur profession auprès de monsieur tout le monde qui ne possède souvent aucune subtilité. Et je pense que le public n'a retenu qu'une chose, c'est la psychologie de Freud qui ma foi est aujourd'hui tout à fait dépassée.
Je vais faire la semaine prochaine un autre topic car a la lecture de votre forum d'autre choses viennent en tête. Je le prépare donc. Merci à vous,
Jacqueline Bruxelles

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Jean-Claude.:à Chris/ Fleurs de Bach > The MINDBODY PRESRIPTION (Dr.John E. Sarno, M.D.)
lundi 25 Octobre 2004 à 17h00
[ ... ] Depuis quelques temps, et après des années de survie contre états dépressifs, malaises, névralgies, même maladies, j'arrive à la conclusion qu'il y a en nous-mêmes, un combat entre l'inconscient et le conscient.
Je vous conseille à tous de lire ce livre écrit en Anglais: The MINDBODY PRESRIPTION dont l'auteur est: Dr.John E. Sarno, M.D.
Pour ceux qui ne comprennent pas l'Anglais, faites vous traduire ce bouquin, page à page ou bien même de phrase en phrase. Ce docteur américain a guéri plus de 10,000 patients atteints d'états maladifs décrits en ce forum, sans aucun médicament.
La plupart du temps la lecture de ce bouquin apporte soulagement immédiat et cure. Il donne une nouvelle et consciente perspective des archétypes de l'inconscient qui nous rendent malades. Il explique comment combattre et neutraliser ce psyche primitif qui existe encore en nous à l'état sauvage et qui nous détruit à petit feu.
Mon cas sérieux fut divulgué en ce forum il y a quelques semaines. Par chance je reçu réponse détaillée de "Petite Plume". Elle éveilla en moi des idées que mes psychologues et psychiatres "diplômés" d'Etat n'ont jamais reconnu ni touché de leur doigt "éduqué", et celà pendant plus de 15 ans.
Son intuition et attention de mon cas dirigèrent mes recherches vers Docteur Sarno.
Je lui en serai toujours reconnaissant.
En un mois, mes grâves allergies ont presque disparu. Je peux respirer normalement sans avoir attaques aux poumons et sinus.
Mes névralgies aigues du dos, maux de genoux qui me paralysaient sont estompés.
Mon esprit est plus clair, car il commande de plus en plus les ordres destructifs de l'inconscient.
Au plaisir de vous lire et bonne chance.

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valérie:à Bernard et autres bonnes âmes
samedi 6 Novembre 2004 à 20h26
c'est quoi les effets secondaires du xanax à long terme? (suite du 16 ou 13/10). Pour ma part, je suis dans un état de nerfs incontrolable, je ne sais plus quoi faire, je suis tellement angoissée que par moment tout se met à tourner autour de moi, c'est très violent. C'est dû uniquement à l'angoisse que je ne maitrise plus. j'ai pêur de tout, j'ai maintenant des crispations du visage quand je dois communiquer( par exemple si quelqu'un frappe et que je réponds), je fais un tel effort de concentration! j'aimais tant la langue française et voila que fais des fautes dans l'écriture mais plus génant quand je parle aussi.je ne sors plus, peur de tomber, je n'arrive plus à maitriser mes larmes même quand je suis devant des inconnus.C'est terrible,je suis tout à fait consciente de l'image que je renvois, pour les gens qui ne connaisse pas l'angoisse, je passe pour une femme complètement malade.Il n'ont pas tt à fait tors, mais le mot "malade" a là une connotation très péjorative dans ce cas là.Et quoi que l'on dise, on est bien obligé de supporter le regard de l'autre.j'ai lassé les gens autour de moi, j'ai tout perdu à cause de tte cette angoisse.Je sais d'où cela vient, mais je n'arrive pas à remonter malgré mon désir de m'en sortir.j'ai peur parce que personne ne sait comment m'aider,même les médecins.je veux plus vivre comme cela.j'espère qu'un jour, je pourrai à nouveau être utile aux autrs et ne plus être dans cet enfer.

Annabelle:A Valérie
samedi 6 Novembre 2004 à 23h56
Chère Valérie, tu as bien fait d'écrire sur ce forum, nous savons de quelles souffrances tu parles. Les personnes de ton entourage qui ne connaissent pas l'angoisse ne peuvent pas vraiment comprendre et j'espère que tu as quelqu'un de proche en qui tu as confiance et à qui tu peux te confier, sinon nous sommes là, rien que d'écrire déjà cela fait du bien, as-tu lu le livre guérir pour essayer ses méthodes ? Je comprends ce que tu ressens et t'envoie mes pensées chaleureuses en te disant de garder courage, on sent dans ton message que tu veux vraiment t'en sortir et ta volonté d'aller mieux t'y aidera, c'est ce que je te souhaite de tout coeur. Garde courage.

jenny :à Valérie , et angoisses
dimanche 7 Novembre 2004 à 11h15
Chère Valérie : Il faut avoir vécu les angoisses pour comprendre l'enfer qu'elles font vivre . Garde courage : j'ai réussi à sortir de l'hôpital psychiatrique avec un minimum de produit chimique ( 6 mois de Déroxat) mais avec de nombreuses aides naturelles pour calmer les douleurs de mon cerveau ( pulpe d'Aloe , compléments alimentaires , acupuncture chinoise , détoxication ,régime alimentaire sans gluten et produits laitiers, cures thermales avec massages , musique , EMDR ...... ) et je suis sereine maintenant . Il faut chercher touts les aides possibles qui te conviennent sauf celles qui pourraient agraver les causes en cachant les symptômes ( genre Lexomil) . C'est très progressif , avec des hauts et des bas , mais c'est merveilleux quand on revoit sereinement le soleil . Je t'embrasse . Jenny

valérie:à Annabelle et Jenny
dimanche 7 Novembre 2004 à 15h03
merci bcp pour votre message chaleureux,ça m'a touché, en plus je suis super émotive!bonne chance à vous .j'ai essayé l'acupunture et à la 3ème séance le médecin m'a dit que ça n'était pas la peine de poursuivre car je ne suis pas recèptive! ça ne me faisait rien du tout mais j'espèrais...Les omégas3 j'en ai pris 4 semaines et aucun changement même minimes et pourtant j'y croyais.Je vais essayer l'hypnose avec une psychologue qualifiée , j'y crois bcp, j'espère trouver un peu d'aide.Quelqu'un a t-il essayé l'ypnose?

Rudolf :à Valérie
lundi 8 Novembre 2004 à 12h01
Chère Valérie, Je connais malheureusement aussi la paralysie qu'entraîne l'anxiété. Je t'invite à t'entrainer à la méditation, qui à l'évidence apporte une véritable décompression: assieds-toi de façon à rester assez droite-sans être raide- et concentre toute ton attention sur ta respiration. Visualise son passage par le nez jusqu'à l'abdomen qui doit gonfler à l'inspiration et dégonfler à l'expiration. Ne pense qu'à celà pendant quelques minutes. A faire sans modération et n'oublie pas: chasse toute idée pour te concentrer UNIQUEMENT sur le ressenti de ta respiration (visualise-la, écoute-la,compte-la...)et n'hésite pas à me contacter. Bon courage, nous sommes la.

 


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